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dimanche 5 novembre 2023

Un Sénégalais réuni à Dakar Africains et Européens pour l’émergence de l’Afrique  

Le Forum des Opérateurs pour la Garantie de l’Émergence économique en Afrique  (FOGECA), dans sa 16ème édition, s'est tenu le 3 novembre 2023 à Dakar au Sénégal en présence de plusieurs délégations venues de l'Afrique et de l'Europe. La mission de son organisation est la promotion de l’économie africaine, dans tous les secteurs d’activités, le développement d’un partenariat solide entre les opérateurs économiques africains et ceux du reste du monde et, bien aussi, le développement des échanges sous-régionaux et intercontinentaux. 


Le président de FOGECA, Amadou Diagne, a déclaré que cet événement annuel offre l’opportunité au secteur privé africain, chefs d’entreprises, opérateurs économiques et financiers et dans divers domaines de se réunir et d’échanger sur les défis majeurs qui interpelle le continent africain dans sa quête inlassable d’émergence et d’intégration économique. Une fois de plus, le FOGECA s’honore de pouvoir apporter sa modeste contribution en appui aux efforts déployés par les dirigeants africains en vue de promouvoir le développement économique et social du continent. Le président du FOGECA est convaincu que l'intégration économique reste l'unique voie de salut pour les pays africains. 

A ce titre, elle requiert de tous les Africains un engagement résolu et une bonne politique plus ferme et plus affinée de la part des dirigeants politiques. Dans cette perspective, la jeunesse africaine a un rôle primordial à jouer eu égard à son impact démographique. Cette jeunesse représente un levier incontournable pour bâtir un développement sûr et durable. Pour leur part, les milieux d'affaires du secteur privé ont une urgence de partenariat dynamique avec les pouvoirs publics en vue de les aider à mieux affiner les orientations stratégiques et à définir des projets et des programmes mieux adaptés face aux défis pressants qui les interpellent tous les jours. 

« C'est dire à tous les participants que toute l'importance de rencontre comme celle que vous offre aujourd'hui le FOGECA à travers ce 16eme forum. En effet, à travers ce forum annuel, le FOGECA cherche une accélération du processus d'intégration économique africaine », a souligné Amadou Diagne. Les deux thèmes qui ont été retenus cette année répondent parfaitement à ces défis en suscitant la réflexion autour de l'impact de la digitalisation dans le processus d'intégration africaine et le potentiel énorme que représente la femme et la jeunesse africaine dans le développement économique social du continent africain. Il apparaît clairement selon les statistiques disponibles que le continent africain est le lieu où la jeunesse représente le potentiel le plus important du monde. 

« En conséquence, nous devons faire le plaidoyer pour que nos États investissent dans la formation de la jeunesse pour la mettre, dans ce cas particulier, de tirer avantage du numérique, cette révolution industrielle qui va avec son temps. Cela aura pour effet de créer de la richesse et de contribuer par voie de conséquence au développement des nos pays ». De même pour la femme, actrice de premier plan du développement des sociétés traditionnelles africaines. Elles savent apporter toute la force de production qu'elles représentent pour être des véritables agents de développement. Les jeunes et les femmes constituent aujourd'hui des éléments incontournables des politiques publiques. 

D'ailleurs, l'implication de ces deux catégories des deux populations africaines passe pour être des exigences internationales auxquelles il devient difficile de transiger. « Je garde l'espoir que les conclusions pertinentes sorties de vos débats nous permettront sans nul doute de dégager opportunément des voies innovantes propres à donner à nos dirigeants africains plus de visibilité dans leurs stratégies et politiques visant assurer un mieux-être à nos populations respectives.  Je le saurais terminer ce discours sans remercier les nombreux partenaires et sponsors qui nous ont soutenus et accompagnés dans l'organisation de ce forum. 

A cet égard, j'accorde une mention spéciale au Président de la République, Macky Sall, au premier ministre et aux membres du gouvernement pour leur assistance et leur précieux appui qui nous ont permis de mener à bien cette organisation ». Le FOGECA, en tant qu’organisation du secteur privé africain, dont l’ambition est de fédérer les opérateurs économiques et les États africains autour des idéaux d’intégration, de compétitivité et d’émergence de notre continent, a développé ce travail depuis plus de 13 ans. 

Les deux panels institués ont tourné autour du renforcement des chaînes de valeurs africaines par la digitalisation, l’intégration régionale et les infrastructures et du développement de l’Afrique, comment faire émerger le potentiel de la jeunesse et l’approche genre. Ils ont été animés par six intervenants tirés de divers secteurs privés et la modération a été assurée par le Premier ministre du Mali, Moussa Mara.

Pour développer l’Afrique, nous devons bannir les ensembles régionaux (Un investisseur algérien)

« Nous devons bannir de la tête toutes les régions qui sont créées pour des marchés régionaux. Maintenant, il faut développer l’Afrique qui part de l’Alger jusqu’à Johannesburg en traversant tous les pays africains de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud. Nous avons de la technologie à offrir de part et d’autre ». C'est en ces termes que s’est exprimé le président de la délégation algérienne qui a pris part du 3 au 4 novembre 2023 à Dakar au Sénégal au forum des opérateurs pour la garantie de l’émergence économique en Afrique (FOGECA) initié par le président Amadou Dagne.

Ziani Abdel Wahab

Cette rencontre de Dakar avait mission de l’organisation La promotion de l’économie africaine, dans tous les secteurs d’activités, le développement d’un partenariat solide entre les opérateurs économiques africains et ceux du reste du monde et, bien aussi, le développement des échanges sous-régionaux et intercontinentaux. Le FOGECA, en tant qu’organisation du secteur privé africain, dont l’ambition est de fédérer les opérateurs économiques et les États africains autour des idéaux d’intégration, de compétitivité et d’émergence de l’Afrique.

En sa qualité de vice-président chargé des relations internationales du FOGECA, Haouche Belkacem, qui conduit la délégation algérienne, il a déclaré comme chaque année que le niveau de la qualité des invités qui ont répondu présents au au 16ème Forum de l’intégration africaine montre l’importance de cet événement continental notamment en matière de développement de l’économie africaine et le développement des échanges et de partenariat entre opérateurs économiques des différents pays d’Afrique.

« Nous sommes tous conscients des défis auxquels font face les opérateurs économiques dans différents pays. C’est pour cette raison que le FOGECA milite depuis sa création à la mise en œuvre d’une plate-forme d’échange équitable permettant l’épanouissement des économies nationales par expansion de développement dans tout le continent africain ».

Ziani Abdel Wahab qui a représenté la délégation algérienne a dévoilé le programme que l’Algérie a déployé sur l’Afrique, particulièrement à Dakar au Sénégal. Le président de la République d’Algérie a essayé de tisser son esprit dans toutes les entreprises algériennes pour introduire l'Afrique pour libérer l'initiative des entreprises dans une circulation des marchandises et bien sûr rompre avec les frontières et les visas que l’ancien colon nous a légués dans nos têtes. Donc, il faut de la libre circulation des femmes et des hommes dans tout le continent africain.


L’Algérie déploie un milliards de dollars américains sur le continent africain pour tout ce qui est développement tant sur le plan social, productif ou constructif pour les populations africaines. « Cette année, nous avons inauguré Algérie Banque Sénégal (ABS) avec un capital de 100 millions de dollars américains à Dakar. Mais aussi nous avons ouvert une entreprise d’exportation dédiée au marché du Sénégal et de la sous région. Les échanges entre l’Algérie et le Sénégal sont très peu. Nous estimons que maintenant nous avons mis des lignes aériennes 7 sur 7 jours entre Alger et Dakar. Nous avons aussi mis un bateau régulier qui mettra chaque mois ici à Dakar qui transportera des marchandises algériennes et sénégalaises entre les deux pays ».

A partir de 2024, l’Algérie compte réaliser un chiffre d’affaires de plus de 300 millions de dollars américains avec ses algériennes. « La terre africaine est très riche. Nous avons des dates, des olives, des mangues, des avocats... Il y a maintenant l’esprit africain qui doit se mélanger. Donc, je pense qu’aujourd’hui les entreprises africaines doivent travailler entre elles. Nous avons le pouvoir de rehausser grâce à nos enfants qui sont là. Nous avons le pouvoir de transférer les technologies entre les pays africains. Je pense que la dernière, c’est l’Afrique. Nous importons 3 milliards 400 millions de dollars américains sur le continent africain. Nous devons mettre la main dans la terre, retourner et inspirer nos enfants à rester en Afrique ».

Ziani Abdel Wahab est conscient qu’il est très important de savoir que le rôle de son  pays est de faire connaître les entreprises algériennes dans toute l'Afrique et faire des investissements de part et d’autre. « Aujourd'hui notre rôle c'est de trouver là où il faut transférer des technologies mais le savoir-faire aussi, exporter et importer des matières premières de l'Afrique dans les pays qui en ont besoin. Comme l'Algérie, nous avons besoin de beaucoup de produits. Nous transformons, nous achetons et nous nous installons ».

Concernant l’intégration et l’émergence de l’Afrique, il y croit en disant que « je suis Africain. Je suis né et m’assois sur Afrique. J'espère mourir en Afrique. Je crois à ce continent. Je crois à mon pays qui m'a donné la fibre d'aimer l'Afrique. Je suis un peu choqué par la "sauvagerie’’ des accords avec l'Union européenne, l’OMC... qui ont négligé l’Afrique. Ils ont juste vendu l’Afrique. Ils ne nous ont pas informé et formé. Ils n’ont pas fait de l’exportation à partir de l’Afrique mais ils ont pris de l’Afrique. Maintenant j’y crois parce que nous avons grandi. Les enfants d'hier de l'Afrique sont formés aujourd'hui et sont capables de diriger le bateau Afrique ».

 Son vœu le plus ardent est que les enfants africains restent en Afrique parce que « nous avons besoin que tous nos enfants soient avec nous. Nous devons oublier les ensembles régionaux. Nous-même l’Algérie, nous avons oublié l’Union du Maghreb Arabe (Uma). Nous nous intégrons dans l’Union africaine. Donc, la La zone de libre-échange continentale africaine (ZELCAF), nous y croyons. Nous devons bannir de la tête toutes les régions qui sont créées pour des marchés régionaux. Maintenant, il faut développer l’Afrique qui part de l’Alger jusqu’à Johannesburg en traversant tous les pays africains de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud. Nous avons de la technologie à offrir de part et d’autre ».

mercredi 1 novembre 2023

Rapport JED 2023 : Plus de 500 atteintes contre la presse dont 5 journalistes tués durant le premier mandat du Président Félix Tshisekedi

A l’occasion de la célébration, jeudi 2 novembre 2023, de la Journée Internationale de la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes, Journaliste en danger (JED) publie son Rapport annuel sur « Le Bilan de la liberté de la presse sous le premier mandat du Président Félix Tshisekedi ».

Un quinquennat considéré comme celui de tous les espoirs pour les journalistes congolais, après le long règne de Joseph Kabila à la tête de la RDC et qui était marqué par des brimades, des attaques et fermetures des médias, des arrestations et violences allant parfois jusqu’aux assassinats des journalistes. Le mandat de Tshisekedi était alors présenté comme celui de la rupture entre l’ancien régime et le nouveau pouvoir, issu de la première alternance politique et pacifique du pays. Le Président Félix Tshisekedi s’étant engagé, dans son discours d’investiture, à faire des médias « des véritables 4è pouvoir » ; à œuvrer pour le respect des droits fondamentaux, et à sensibiliser les forces de sécurité au respect des droits et libertés des journalistes à exercer leur mission d’information sans crainte des représailles »

Dans son rapport 2023, JED fustige les promesses non tenues du nouveau Président et constate qu’aucune action d’envergure n’a été prise, ni sur le plan politique, ni sur le plan judiciaire, ni sur le plan sécuritaire, pour rendre plus sûr l’exercice du métier de journaliste, en dépit de l’adoption d’une nouvelle Loi sur la presse issue des Etats généraux de la Communication et des médias qui n’a jamais été publié au Journal Officiel, plus de huit mois après sa promulgation par le Chef de l’Etat.

Pour JED, les conséquences de ces promesses non tenues se traduisent par les assassinats, les menaces, agressions et arrestations des journalistes ; les fermetures et pillages des médias, enregistrés, chaque année depuis son avènement au pouvoir à savoir : 85 cas (2019) ; 116 (2020) ; 110 cas (2021) ; 124 cas (2022) et 88 cas (2023).

Au total donc, durant le premier mandat de Tshisekedi, le Service de monitoring de JED a enregistré au moins 523 cas d’attaques diverses contre la presse dont 5 journalistes tués ; au moins 160 cas d’arrestations des journalistes ; plus de 130 journalistes et professionnels des médias qui ont été victimes des menaces ou des violences physiques. Sans oublier, les médias qui ont été attaqués, fermés ou des émissions interdites, soit 123 cas enregistrés.

Le Rapport-bilan de la liberté de la presse sous Félix Tshisekedi mets également en exergue les cas des journalistes tués ou portés disparus particulièrement dans les provinces de l’Est de la RDC en proie à la violence des groupes rebelles.  Au moins 3 journalistes ont été tués au cours de l’année 2021, et un journaliste porté disparu depuis décembre 2020, après avoir été enlevé par des miliciens. Il s’agit de

• Héritier Magayane, journaliste de la RTNC, station locale de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, qui a été tué, le 8 août 2021, à l’arme blanche par un groupe d’hommes non autrement identifiés.

• Barthelemy Kubanabandu Changamuka, journaliste de la Radio Communautaire de Kitshanga (CORAKI FM) émettant à Kitshanga, une localité de la province du Nord-Kivu, assassiné, le 9 mai 2021, dans l’enclos de son domicile par deux hommes armés en tenue civile.

• Joel Mumbere Musavuli, directeur de la Radio Communautaire Babombi, émettant à Biakato, chefferie de Babombi, territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, ainsi que son épouse qui ont été attaqués à l’arme blanche, le 14 août 2021, par un groupe d’hommes non autrement identifiés. Le journaliste a succombé de ses blessures tandis que sa femme était grièvement blessée.

• Bwira Bwalite, directeur de la radio communautaire de Bakumbole, station émettant à Kalembe dans le territoire de Wilikale (Nord-Kivu, a été enlevé par des miliciens, le 16 juin 2020 et son corps n’a jamais été retrouvé.

Les enquêtes annoncées au lendemain de ces assassinats, en vue d’identifier leurs auteurs ou commanditaires, ainsi que les mobiles de ces crimes n’ont jamais été diligentées. 

Alors que s’annoncent des nouvelles échéances politiques cruciales, notamment l’élection présidentielle, dans un climat de tension et de suspicion, généralement hostile à la liberté de la presse, JED considère que la sécurité des journalistes est l’une des clés essentielles de la réussite d’un processus électoral fiable et transparent.

Depuis le début de cette année électorale, JED a documenté au moins 88 cas d’attaques diverses contre les journalistes et contre les médias qui se répartissent de la manière suivante

- 40 cas de violences physiques

- 30 cas d’arrestations ou interpellations

- 18 cas de fermetures des médias fermés ou d’interdiction des programmes ou émissions politiques

Au moment de la publication de ce rapport, au moins trois journalistes croupissent en prison en RDC. Il s’agit de:

Patrick Lola, journaliste indépendant, arrêté et détenu depuis le 22 novembre 2021, à la prison centrale de Mbandaka, à l’Equateur. 

Blaise Mabala, journaliste à la Radio « Même Moral FM » émettant à Inongo dans la province de Maî Ndombe, arrêté depuis le 20 octobre 2023, et incarcéré à la prison centrale de Inongo pour outrages à l’autorité.

Stanis Bujakera Tshiamala, correspondant du magazine Jeune Afrique et également directeur de publication adjoint du site d’information congolais Actualité.cd. Il a été arrêté le 8 septembre à l’aéroport de Kinshasa-Ndjili. Depuis le 14 septembre 2023, il est détenu à la prison centrale de Makala, à Kinshasa. Le journaliste est accusé de “faux en écriture”, “falsification des sceaux de l'État”, “propagation de faux bruits”, suite à la publication d’un article sur le site Internet de Jeune Afrique, le 31 août, signé par la rédaction. Cet article mentionnait un rapport attribué à l’Agence nationale de renseignements (ANR) dont les autorités congolaises contestent l’authenticité et mettant en cause des renseignements militaires dans la mort de Chérubin Okende Senga, ancien ministre des Transports et Député de l’opposition.

Pour Tshivis Tshivuadi, Secrétaire général de JED, « Quels que soient les motifs avancés pour justifier cette arrestation, tout laisse croire que cette affaire est plus politique que judiciaire. Raison pour laquelle, JED demande au Président de la République, en sa qualité de Magistrat suprême, de lancer un signal fort pour marquer la fin de son premier mandat, en ordonnant la libération du journaliste Stanis Bujakera, victime d’un acharnement judiciaire alors qu’il doit bénéficier de sa présomption d’innocence, et de tous les autres journalistes arbitrairement privés de leur liberté en provinces».

Dans un Appel lancé, le 19 octobre 2023, aux candidats à l’élection présidentielle du 20 décembre, Reporters sans frontières (RSF) leur demande de s’engager à soutenir la liberté de la presse et promouvoir la sécurité des journalistes, et d’affirmer leur soutien à la demande d’abandon des charges contre le journaliste Stanis Bujakera dont le procès est en cours.

dimanche 29 octobre 2023

Sommet de Brazzaville : Le président Félix-Antoine Tshisekedi très remonté contre le Rwanda

Co-organisateur du sommet des trois Bassins aux côtés des présidents de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso et du Brésil, Lula Da Silva, le président Félix-Antoine Tshisekedi a prononcé le 28 octobre 2023 à Brazzaville un discours historique fortement acclamé par l’assistance, rapporte une dépêche de la Cellule de Communication de la Présidence de la République Démocratique du Congo. Le président Félix-Antoine Tshisekedi a tenu à saluer cette initiative des trois grands massifs forestiers qui réunissent à eux seuls 80 % de la biodiversité mondiale nécessaire à la régulation du climat. Ce sommet est, de son avis, un prélude aux échanges sur la question climatique lors de la COP 28 qui se tiendra à Dubaï aux Emirats Arabes Unis. 

L’objectif  du sommet, a rappelé le président Tshisekedi, est de « mettre en place une synergie d’actions et des stratégies de coopération pour mieux préserver nos forêts, restaurer les écosystèmes et lutter efficacement contre la pauvreté en vue du bien-être de nos populations ».Pour y parvenir, a-t-il rappelé, « il nous faudra notamment plus de coopération technique et scientifique, en vue du renforcement de nos capacités de lutte contre ce phénomène. Dans le cadre de nouvelles perspectives économiques au niveau global, nos États sont appelés à développer des programmes d’investissements mieux structurés visant non seulement la valorisation de nos ressources naturelles mais aussi le renforcement de la résilience de nos systèmes socio-économiques face à la crise climatique ».La République Démocratique du Congo a plaidé pour la diversification des sources de financements climatiques, entre autres le développement d’un marché de carbone juste et équitable, comme mécanisme de gestion durable aussi bien des Trois Bassins Forestiers Tropicaux que des autres massifs forestiers du monde. 

Puis de renchérir « en effet, le rôle stratégique que joue la République Démocratique du Congo dans la lutte contre les changements climatiques n’est plus à démontrer. Avec plus de 62 % des forêts du Bassin du Congo et environ 70 % de ses tourbières, plus de 52 % des réserves d’eaux douces de l’Afrique, sa méga biodiversité classée 5ème rang mondial, mon pays qui a pris toute la mesure de sa responsabilité naturelle et historique entend assumer son leadership environnemental et climatique naturels, ensemble avec ses pairs de tous les bassins ».Par ailleurs, le président Tshisekedi a dénoncé l’activisme armé du Rwanda qui détruit la Biodiversité congolaise du parc de Virunga. D’un ton ferme, il a clairement chargé le régime de Kigali qui détruit la biodiversité et pille les richesses minérales congolaises.

Il est temps d’arrêter avec l’hypocrisie

Pendant que certaines communautés se réunissaient au Sommet de Brazzaville où elles parlaient de ce sujet très important et hyper important de la conservation de « notre biodiversité et de nos forêts, il se passe actuellement dans le Parc de Virunga, une des réserves naturelles les plus importantes au monde en forêts et en biodiversité, un activisme armé qui met à mal cet écosystème qui le détruit. Cela n'a pas été décidé à Washington, à Paris, à Bruxelles ou à Londres ». Le président Félix-Antoine Tshisekedi a insisté que « ça a été décidé en Afrique et plus précisément à Kigali (Rwanda). C'est l’œuvre d'un frère africain. C'est pour vous dire que nous devons bannir l'hypocrisie qui est entre nous. Nous devons bannir des fléaux tels que le tribalisme et la haine de l'autre. Et c'est là je crois que nous pourrions parler d'abattre nos barrières, d'effacer les tarifs douanier etc. tout simplement parce que malgré nos engagements, rappelez-vous à l'Union africaine l'horizon 2020 était l'objectif pour faire taire les armes en Afrique ». 

Pour le président Félix-Antoine Tshisekedi,  cet objectif est devenu une chimère et « nous ne nous en offusquons pas, nous ne condamnons pas. Tant que ce sera comme ça, il faudra oublier toutes les bonnes initiatives telles que celles préconisées par le président Uto du Kenya, nous devons avoir le courage de nous regarder entre Africains les yeux dans les yeux et nous dire qu’on ne peut pas s'appeler frères et se poignarder dans le dos en même temps ». Le président de la RDC est d’avis que les Africains devront arrêter de rejeter leurs responsabilités sur les étrangers non africains. Car, la colonisation, ça fait une soixantaine d'années qu'elle est terminée en Afrique. Ceux qui avaient colonisé et divisé l’Afrique, aujourd'hui ils ont compris le sens de la paix. 

« J'en veux pour preuve la France et l'Allemagne pour ne citer que ces deux pays qui étaient les meilleurs ennemis dans le passé et qui sont les meilleurs amis. Ces pays sont aujourd'hui le moteur de l'Union européenne. Tant que nous ne réfléchirons pas comme ça et bien ces gens-là, ces amis, ces partenaires à qui nous rejetons toujours la faute, ils continueront à nous prendre pour des irresponsables. Ils ne nous respecterons jamais ». Et d’ajouter que « le jour où nous mettrons fin c'est à quoi nous assistons à l'est de la République Démocratique du Congo par exemple, des voisins qui viennent semer la pagaille, la mort et la désolation. C’est uniquement dans le but de s'enrichir de piller des ressources. Le jour où nous mettrons fin à ce genre de comportement alors oui là nous aurons compris. Je suis désolé en tant que président de la République Démocratique du Congo et face à ce genre de chose, je ne suis pas tenté de construire des ponts mais plutôt des murs pour sécuriser ma population. Je formule le vœu que les assises de Brazzaville lancent un nouveau départ pour la gestion durable de nos forêts, l'amélioration des conditions socio-économiques de nos populations et une meilleure protection de la planète ».

lundi 23 octobre 2023

Des anciens dirigeants de la Gécamines et de la Banque Centrale du Congo interdits de sortie du pays

Albert Yuma Mulimbi est interdit de quitter le pays après audition à la Cour des comptes dans le dossier du détournement présumé à la Gécamines. Sont aussi frappés par la même mesure, l'ancien gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, l'ancien Directeur Général de la Gécamines intérimaire Jacques Kamenga. Deux directeurs de la Banque Centrale du Congo et un cadre de la Rawbank qui ne peuvent se rendre à l'étranger. Décision prise le 23 octobre 2023 par la Cour des comptes. Elle a ainsi ordonné le gel de leurs avoirs au niveau des banques commerciales jusqu'à nouvel ordre en attendant la fin de l’instruction du dossier.
Ce sont deux mesures provisoires qui ont été prises, d'après la Cour des comptes, contre des principaux présumés auteurs des fautes de gestion ayant occasionné des détournements d’un montant de plus de 25 millions dollars américains au préjudice de la Gécamines et du Trésor public. Ces mesures ont été annoncées par le Premier président de la Cour des comptes, Jimmy Munganga.


L'opinion publique se souviendra qu'au courant de l'année 2021 l'Inspection générale des Finances à conduite sur la gestion de la Banque centrale du Congo. Cet audit a couvert la période allant du 1er janvier 2018 au 30 juin 2020. En date du 8 mars 2023, le rapport d’audit de l'Inspection Générale des Finances (IGF) a été transmis à la Cour des comptes. Saisie du dossier en vertu de l'article 127 de la loi organique de la Cour des comptes, le Procureur général près cette Cour a traduit devant la chambre de discipline et financière Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, gouverneur de la Banque centrale du Congo au moment des faits.
L'instruction menée par le magistrat instructeur a révélé des faits particulièrement graves dont entre autres des fautes de gestion ayant occasionné des détournements de montant de 25.521.000 dollars américains au préjudice respectivement de la Gécamines pour 15 millions de dollars américains et du Trésor public pour 10.500.000 dollars américains. 

Compte tenu de la participation des uns et des autres jusqu'au niveau actuel des enquêtes menées par le magistrat instructeur, des personnalités de la Banque Centrale du Congo, de la Gécamines et de la Rawbank sont impliquées dans ce dossier. il s'agit de Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, gouvernement de la Banque centrale du Congo au moment des faits, Albert Yuma Mulimbi, Président du Conseil d’Administration de la Gecamines au moment des faits, Jacques Kamenga Tshimuanga, Directeur Général intérimaire de la Gécamines, Guy Okende Ngongo et Freddy Muganza Beya, tous deux directeurs à la Banque Centrale du Congo au moment des faits et Antoine Kiala Ndombele directeur à la Rawbank au moment des faits.
« Saisie par le magistrat instructeur, en ma qualité de premier président de la Cour des comptes, compte tenu de la gravité des faits et de la nécessité que les personnes misent en cause puissent se tenir à la disposition de la Cour des comptes jusqu'à la clôture du dossier, j'ai décidé d'actionner l'article 39 de la loi organique de la Cour des comptes en prenant les mesures ci-après, le directeur général de la Direction Général des Migrations (DGM) est requis d'interdire aux personnes concernées toute sortie du territoire national jusqu'à nouvel ordre. Les banques commerciales sont requises pour bloquer les comptes des personnes concernées jusqu'à nouvel ordre. l'instruction ouverte dans ces dossiers suit son cours », a insisté le Premier président de la Cour des comptes.


Détournement présumé de 15 millions de la Gécamines logés à la Rawbank. Comment l'argent a pris à une destination inconnue ? Qui étaient à la manœuvre ? Les audiences pour déceler les fautes de gestion présumées se poursuivent à la Cour des comptes. Quelques acteurs et décideurs qui ont signé des documents administratifs se succèdent à l'audition. L'affaire est examinée au niveau de la chambre de discipline budgétaire et financière de la Cour des comptes.
Après Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, l'ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo, deux directeurs de cette banque et un directeur de Rawbank ont paravent été entendus la semaine dernière. Puis c'était le tour des mandataires qui étaient en fonction à la Gécamines en 2018. Albert Yuma, président du Conseil d'administration de l'entreprise au moment des faits, a été auditionné. Il avait déjà été reçu par le Premier président de la Cour des comptes, Jimmy Munganga. Albert Yuma dit avoir appris après l'entretien avec le No1 de la Cour des comptes.


« On a eu vraiment à en discuter sur les missions de contrôle juridictionnel. Beaucoup de choses, je vous avoue, que j'ai apprises. La Cour des comptes est l'organe supérieur de contrôle de l'État qui fait des contrôles de façon générale et permanente. Y compris sur les entreprises sur secteur public. Je suis même ressorti avec ce qu'on peut dire la Bible, la loi organique, etc. En fait, j'ai beaucoup appris ». C’est ce qu’a dit Albert Yuma Mulimbi au sortir de ses entretiens avec le Premier président de la Cour des comptes, Jimmy Munganga.


Les audiences dans l'affaire de détournement présumé à la Gécamines vont se poursuivre. L'ancien directeur général intérimaire de la Gécamines, Jacques Kamenga est programmé à l'audition dans les tout prochains jours. Avant son passage, comme avant audition de Albert Yuma, il y a comme une séance pédagogique d'explication et communication avec le président de la Cour des comptes.

Kongo Central : Des morts dans la cité de Kwilu-Ngongo suite à l'insécurité récurrente 

De plus en plus de cas de vols à main armée dans la cité de Kwilu-Ngongo dans la province du Kongo central. Parfois il y a des décès parmi les victimes de ces visiteurs sans pitié. Face à la situation qui inquiète tout le monde à Kwilu-Ngongo, certains habitants élèvent leur voix pour déplorer le silence des députés nationaux et provinciaux. Cependant, l'administrateur du territoire de Mbanza-Ngungu, Willy Makumbani, rassure que les mesures sont prises pour lutter contre cette insécurité.

« Nous ici à Kwilu-Ngongo, nous ne nous portons pas bien. Les gens meurent du jour au lendemain. Le gouvernement provincial reste silencieux. Le gouverneur ne parle pas de la situation de Kwilu-Ngongo.  Le gouverneur est devenu le gouverneur de la ville de Matadi parce qu’il est candidat de cette ville aux élections prochaines. Toutes ses actions sont focalisées à Matadi. Regrettable », s’est plaint Do Ntondo Sisi, un habitant qui s’adressait aux autorités provinciales dans un groupe WhatsApp.

Une délégation des jeunes s’était rendue à Matadi pour porter à la connaissance des autorités provinciale l’insécurité qui prévaut dans la cité de Kwilu-Ngongo. « Le gouverneur de province, Dr Guy Bandu, ne pense pas descendre sur place pour s’enquérir de la situation. Nous étions reçus par son directeur de cabinet et nous avons parlé de tout et de rien. Nous lui avons remis un mémo reprenant tous les problèmes qui dérangent les habitants de la cité de Kwilu-Ngongo ».

Et un autre habitant après avoir écouté Don Ntondo a déclaré qu’il y a personne qui peut parler au nom de la province du Kongo Central et particulièrement du territoire de Mbanza-Ngungu. « Les personnes (députés et sénateurs) à qui nous avons donné le mandat se taisent. Pour évincer l’ex-gouverneur du Kongo Central Atou Matubuana, tous les politiciens de la province et ceux du territoire de Mbanza-Ngungu en particulier avaient déployé toute leur énergie contre lui. Ils pensaient qu’après son départ, la province serait en paix. Malheureusement, ce que nous vivons sur le terrain est pire qu’avant ».

Et d’enchaîner que « nous souhaitons que la même énergie que vous avez utilisé pour le départ du gouverneur Atou Matubuana, que vous l'utilisez pour chercher le bonheur de la population. Vous cherchez à revenir au Parlement. Ce sont des morts ou des vivants qui voteront pour vous ? Les potentiels électeurs sont en train de mourir et vous ne réagissez pas. Comme ce problème ne touche pas le gouverneur, ça ne le concerne pas. Mais vous, nos élus ? »

« Mbuta Jacques Lunguana, Kwilu-Ngongo, c’est votre fief. Essayez de parler parce que vous avez l’occasion de rencontrer toutes les autorités à Kinshasa. Maman Rachel Diazanguka, vous devriez sentir les souffrances d’enfantement. Vous ne dites rien face à cette insécurité. Où sont nos élus ? Les gens meurent et aucune réaction de la part des autorités. Vouloir le pouvoir c’est une chose mais savoir l’exercer c’en est un autre ».

Un jeune homme de Kwilu-Ngongo a reçu une balle à la jambe gauche. Il est interné dans une formation médicale de la place pour des soins appropriés. Les malfrats ont emporté plus de 3.000 dollars et 300.000 Fc. Il revenait de Kinshasa après avoir vendu ses mitrailles. Dès son retour, les bandits l’ont visité en opérant sans être inquiétés. « Nous regrettons Atou Matubuana qui était sensible à ces genres de problèmes ».

Les autorités locales font de leur mieux pour endiguer l’insécurité

Les habitants de la cité de Kwilu-Ngongo font face à une insécurité depuis quelque temps. Ça fait un peu longtemps que cette situation a commencé, a reconnu l’administrateur du territoire de Mbanza-Ngungu, Willy Makumbani. « Mais à tout moment, nous faisons de notre mieux  pour essayer un peu de ramener la paix, le calme et la quiétude dans la cité de Kwilu-Ngongo ». 

Lorsque que les forces de sécurité organisent des opérations de traque contre les Kuluna à Kinshasa, à Kasangulu, à Matadi, à Mbanza-Ngungu et ailleurs, tous ces inciviques fuient dans d’autres cités ou villes pour se protéger. « A Kwilu-Ngongo, c'est une situation qui nous dérange. Personnellement, je me suis investi pour que la quiétude revienne. Toutefois, je suis en train de prendre les dispositions qui s'imposent avec le comité local de sécurité. Nous sommes en train d'étudier des stratégies pour mettre fin à cette insécurité et mettre hors d'état de nuire ces inciviques ».

Des mesures sont prises avec l'accompagnement de la province du Kongo Central et l'organisation locale à Mbanza-Ngungu et à Kwilu-Ngongo. Les autorités locales sont en train de s’organiser pour traquer ces inciviques. Entre-temps, les autorités locales ont également pris des mesures pour la conscientisation de la population. 

« Personnellement, je me suis rendu à Kwilu-Ngongo à maintes reprises pour parler avec les différentes couches de la population. Je veux rassembler toute la jeunesse pour que nous menions ensemble des stratégies pour diminuer ce fléau. Nous remarquons que lorsque nous envoyons des éléments des forces de l'ordre sur place, durant leur séjour, tous les inciviques se retirent dans les villages environnants. Il peut y avoir une petite accalmie de jours, des semaines ou des mois, lorsque les forces de l'ordre envoyées pour la circonstance se retirent, ces inciviques réapparaissent. Je peux vous rassurer que depuis que je suis là, nous sommes en train de nous battre pour que la population vaque librement à ses occupations malgré ces cas isolés que nous constatons. Nous ne baisseront pas les bras. Nous sommes là pour protéger la population ».

samedi 21 octobre 2023

Une ONG allemande apporte son soutien à 4 ONG congolaises pour le déploiement de 22.500 observateurs à travers le pays

Si certains Congolais se sont mis en marge du processus électoral, il y a des organisations qui s’organisent pour la surveillance des élections de décembre prochain. C’est le cas de la Mission d’observation électorale citoyenne « Regard citoyen » composée de quatre organisations qui compte mobiliser près de 22.500 observateurs à travers le pays. L’objectif est de contribuer à la transparence et la crédibilité du processus électoral soit renforcé. Le lancement de ce projet regard citoyen est intervenu le 20 octobre 2023 à Kinshasa. L’ONG allemande, Démocratie Reporting International (DRI), a été le témoin privilégié du lancement de ce projet.

La Mission d'observation électorale citoyenne dénommée « regard citoyen » mission est composée des quatre organisations de la société civile dont les Mouvements rien sans les femmes, le Réseau national d'observation et des surveillance des élections au Congo, le Réseau pour la gouvernance économique et la démocratie et le Réseau des organisations des droits humains et d'éducation civique d'inspiration chrétienne.

L'observation et la surveillance impartiale des élections par des organisations citoyennes participe non seulement à l'implication des Congolaises et des Congolais dans la gestion des affaires publiques mais également à la garantie de l'intégrité et de la transparence électorale à la promotion de la responsabilité de l'ensemble des parties prenantes ainsi qu'à la prévention d'éventuelles conflits, a déclaré Paul Kabeya de Rodhesic.

L'objectif stratégique du « regard citoyen » est de contribuer à ce que la transparence et la crédibilité du processus électoral soient renforcées et va également formuler des recommandations constructives pour l'amélioration constante des élections dans en RD Congo et mènera un plaidoyer pour leur prise en compte. Regard citoyen va déployer 22.500 observateurs issus des organisations membres de la mission dont 22.000 observateurs court terme et 500 observateurs long terme.

Paul Kabeya a précisé que l’objectif de ce regroupement est de couvrir tous les centres de vote à travers RDC et dans cet ordre d'idée, 55 grands formateurs de quatre organisations de la mission, tous des experts en matière électorale seront formés dès la semaine prochaine avec l'appui technique de DRI sur base d'un support didactique qui vient d'être finalisé. Ensuite, ils seront déployés dans les provinces par binôme afin de former 500 observateurs long terme qui formeront à leur tour au niveau de leurs entités respectives, villes, territoires les 22.000 observateurs court terme ».

Les observateurs long terme seront déployés dans les villes et les 145 territoires avant le démarrage de la campagne électorale. Ils observeront les activités de la Commission nationale électorale indépendante (Céni), des forces politiques en présence, de la campagne électorale, des médias, de la société civile et d'autres parties présentes au processus électoral. Ils auront à élaborer et transmettre des rapports hebdomadaires à leur coordination. Tous les observateurs seront déployés pour observer l'ouverture de bureau des votes, les opérations des votes et de dépouillement ainsi que la compilation des résultats dans les différents centres locaux de compilation des résultats.

Un mécanisme de collecte des données y relative sera mis en place pour des analyses, l'élaboration des communiqués ainsi que des rapports préliminaires et finale. Les élections étant avant tout l'affaire des Congolais, la Mission d'observation électorale citoyenne sera présente à ce grand rendez-vous de la démocratie qui a besoin d'être animée et consolidée par des élus dont la légitimité est évidente.

« Démocratie reporting International est honoré d’être les témoins privilégiés du lancement des activités de la mission d'observation électorale "regard citoyen", a déclaré sa représentante pays, Laurence Carlier. Sette mission d'observation électorale qui s'inscrit dans un projet plus vaste financé par l'Union européenne et le ministère des Affaires étrangères de la République Fédérale d'Allemagne vise appuyer des organisations de la société civile congolaise principaux acteurs dans l'observation du processus électoral sur tout le territoire congolais et contribué ainsi à la bonne gouvernance démocratique et au renforcement de l'État de droit.

« L'observation impartiale des élections par des organisations citoyennes est une des avancées démocratiques les plus tangibles et les plus importantes dans le monde. Cela permet à la fois de garantir l'intégrité électorale mais aussi de promouvoir la responsabilité gouvernementale ainsi que celle des autres acteurs politiques. L’observation électorale citoyenne participe ainsi à l'organisation d'élections authentiques, à la réduction d'éventuels risques de conflit et à la promotion de la responsabilité et de l'épanouissement de la démocratie.

Démocratie reporting International est une Ong basée à Berlin qui se donne pour mission de soutenir les processus démocratiques et la participation des organisations de la société civile dans la gouvernance de leur pays. DRI travaille dans plusieurs pays européens et dispose d'un important réseau de bureaux à travers le monde notamment en Afrique subsaharienne au Maghreb et en Asie. Depuis sa création en 2006, DRI a soutenu des transitions démocratiques dans plus de 25 pays en mettant l'absence sur des projets stratégiques à long terme visant à donner aux organisations de la société civile les moyens de surveiller, d'exiger et de soutenir la gouvernance démocratique et les réformes électorales dans leur pays respectifs.

DRI promeut la responsabilité démocratique et la gouvernance inclusive dans le monde entier en se concentrant sur les aspects institutionnels de la démocratie à savoir les élections le cadre constitutionnelle et juridique le soutien au Parlement et le respect des normes internationales et nationales en matière d'Etat de droit. Tous les programmes de DRI repose sur la volonté d'autonomiser les acteurs de la société civile à long terme.