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jeudi 25 octobre 2012

Le processus REDD a besoin d’un leadership fort en RDC, selon le groupe de travail climat Redd

Kinshasa, 23/10 ( RCEN).- Le Groupe de travail Climat REDD (Réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts « GTCR ») de la société civile de la RDC, recommande au ministre de l’Environnement, de la conservation de la nature et du tourisme, dans un document dont une copie est transmise à la presse, de convoquer urgemment une réunion avec les organisations de la société civile environnementale pour harmoniser des vues en matière de REDD.
Auparavant, le coordonnateur adjoint du GTCR, Alphonse Longbango et le chargé des programmes  au sein du  même groupe , Guy Kajemba ont conjointement animé, mardi, à ce sujet, à Kinshasa, une conférence de presse, au cours de laquelle ils ont décrié l’attitude du responsable du ministère de l’Environnement qui foule au pied le principe de la participation de toute personne au processus de prise des décisions en matière de gestion des ressources naturelles et de l’environnement.
Le GTCR demande également au chef de ce ministère, dans le même document intitulé «  Le processus REDD a besoin d’un leadership fort », de pousser dans un bref délai,  le processus de signature du décret portant modalité d’attribution des forêts aux communautés locales. Le groupe exprime à ce sujet sa crainte, quant à la crédibilité du processus au cas où le ministre ne noue pas un dialogue franc, permanent, simple et confiant avec ces organisations, en abordant non seulement les sujets de convergence mais aussi les points de désaccord pour dégager un consensus et avancer ensemble comme par le passé, ceci, indique le document devra permettre au processus en cours de
s’encrer solidement dans le paysage politique et social des Congolais.
Le GTCR motive ces recommandations par le fait que, selon lui, la question du changement climatique, les crises environnementales, les problématiques de l’émergence du concept « REDD +» et le contexte plus large des négociations internationales sur le climat exigent de chaque pays un leadership fort, actif et proactif, à côté d’une société civile qui joue véritablement son rôle d’interface.
Selon le GTCR, tous ces efforts sont, aujourd’hui, en train de s’effriter avec une crise cruellement ressentie au sein du ministère de l’Environnement, de la conservation de la nature et du tourisme
capable d’engager un dialogue avec les partenaires tant nationaux, régionaux qu’internationaux, qui veillent au maintien de la position de la RDC comme modèle de participation et de prise en compte des points de vues des peuples autochtones et des communautés locales, consacrés pourtant par des textes de la loi.
Le GTCR se base notamment, pour illustrer ce constat, sur les dispositions des articles 5 et 24 du code forestier, qui consacrent la participation de toutes les parties prenantes dans les décisions sur
les matières dévolues à ce ministère ainsi que sur la loi n0 11/009 portant principe fondamentaux relatif à la protection de l’environnement, promulgué, le 09 juillet 2011. Cette loi est venue renforcée les garanties en termes de participation du public ou processus de prise des décisions dans le cadre de la gouvernance environnementale.
Le processus REDD, rappelle le GTCR, a été lancé, en janvier 2009, consécutivement à la première mission conjointe UN-REDD et  Banque mondiale. Grâce à son leadership, alors incarné par le ministère de l’Environnement, la RDC a été le premier pays à présenter son Plan de préparation à la REDD+ à la communauté internationale avec un large succès après avoir reçu le soutien des programmes ONU-REDD, du Fonds carbone pour les Forêts (FCPF) et du Fonds d’investissement forestier (FIP). Elle a également fait participer la société civile environnementale représentée par le Groupe de travail climat REDD à toutes les étapes du processus avant d’avoir élaboré, à ce jour, à son actif, un plan de préparation à la REDD qui a été approuvé, au mois de mars  2010, par le conseil de direction de la Banque mondiale et de l’UN-REDD. Pour mettre en œuvre son programme,  le pays a bénéficié d’un financement de ces deux organes, à hauteur de 9 millions de dollars américains, sur trois ans, soit de 2009 à 2012. C’est au terme de cette période que le pays devait se doter d’une stratégie nationale REDD qui n’a pas pu se matérialiser suite au contexte politique et au financement difficile de la REDD dû aux divers atermoiements présents.

Fait à Kinshasa, le 23 octobre 2012    .

ConstanceTekitila Mafuta
Journaliste Scientifique
Secrétaire Générale adjointe a. i /RCEN
Rédactrice en chef adjointe en charge de l’Environnement

Conférence panafraicaine de Léopoldville 25 août 1960

Discours d’ouverture de Patrice Lumumba
 
Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs,
Chers Camarades,
 
Le Peuple congolais au combat est fier et heureux de recevoir aujourd’hui sur sa terre ses frères de lutte.
Votre présence ici, en un tel moment, est pour mon gouvernement, pour nous, Congolais, la preuve la plus vivante de cette réalité africaine que nos ennemis ont toujours niée, et qu’actuellement encore, ils s’entêtent à nier. Mais, vous le savez, la réalité est encore plus têtue et l’Afrique est bien vivante. Elle se refuse à mourir pour donner raison aux attardés de l’Histoire, de cette histoire que nous avons faite avec nos mains, avec notre peau, avec notre sang.
Votre présence ici, en un tel moment, est pour mon gouvernement, pour nous, Congolais, la preuve la plus vivante de cette réalité africaine que nos ennemis ont toujours niée, et qu’actuellement encore, ils s’entêtent à nier. Mais, vous le savez, la réalité est encore plus têtue et l’Afrique est bien vivante. Elle se refuse à mourir pour donner raison aux attardés de l’Histoire, de cette histoire que nous avons faite avec nos mains, avec notre peau, avec notre sang.
C’est dans des réunions comme celle-ci que nous avons pris conscience de notre personnalité et de notre solidarité agissante. Lors de nos premières conférences qui se sont tenues dans les différentes villes d’Afrique et au cours desquelles nous avons posé le problème de la décolonisation, les impérialistes ne croyaient pas à notre réussite.
Et pourtant, depuis la première Conférence des Peuples africains tenue à Accra en décembre 1958, que de chemin vers la libération de notre continent n’avons-nous pas parcouru ensemble ?
N’est-ce pas depuis cette conférence historique qui a posé les jalons de la libération de l’Afrique, que pour le mouvement populaire de libération, rien, ni les vents, ni les armes, ni les répressions, rien n’a pu et ne pourra l’arrêter. Les travaux de cette conférence ne feront qu’accélérer ce mouvement d’indépendance du Continent africain.
Messieurs les Ministres, Chefs combattants de la liberté africaine, vous avec le devoir de montrer une fois de plus au monde et à nos détracteurs que rien ne saurait nous faire dévier de notre objectif commun : la libération de l’Afrique. Ce but, nous ne saurons l’atteindre avec efficacité que si nous restons solidaires et unis. Notre solidarité n’a de sens que parce qu’elle n’a pas de limite, et qu’enfin nous sommes conscients que le destin de l’Afrique est indivisible.
Ce sont là les raisons profondes des travaux que vous allez entreprendre. Cette réunion prépare la grande Conférence au Sommet au cours de laquelle nos États auront à se prononcer sur:
1. l’appui total de tous les pays africains dans la lutte générale en faveur du bloc panafricain;
2. la politique de neutralisme pour une indépendance réelle ;
3. la suppression des barrières linguistiques colonialistes par les échanges culturels;
4. les accords commerciaux entre pays africains;
5. la position de l’Afrique vis-à-vis du Marché Commun européen;
6. la coopération sur le plan militaire ;
7. l’étude de la création à Léopoldville d’un poste émetteur à haute tension avec la contribution de tous les États africains;
8. l’étude et la création à Léopoldville d’un centre de recherches scientifiques dans le cadre de la Commission de coopération technique.
Messieurs les Ministres, vous prenez contact avec la réalité du Congo Africain, ici même, au cœur d’une crise qu’il nous appartient de résoudre. Nul doute que votre conscience de l’avenir de notre continent vous permettra de conclure heureusement vos travaux. Il vous appartient principalement de préparer la rencontre de nos Chefs d’État qui, eux, entérineront, dans les faits, cette unité africaine au nom de laquelle vous avez répondu à notre appel.
Vous connaissez la genèse de ce que l’on appelle aujourd’hui la crise congolaise et de ce qui n’est en réalité, que le prolongement d’un combat entre forces d’oppression et forces de libération.
Mon gouvernement garant et représentant de la souveraineté du peuple congolais a décidé, dès le début de l’agression belge, de faire appel aux Nations Unies. L’ONU y a répondu. Le monde libre s’est prononcé. La Belgique fut condamnée.
Dans le but d’éclairer l’opinion publique internationale sur les véritables mobiles du drame congolais, je me suis décidé à entreprendre le voyage de New York. À notre retour des États-Unis, nous avons répondu à l’invitation des Chefs d’État de l’Afrique libre qui, unanimement, nous ont exprimé, par des prises de position publiques, leur soutien fraternel.
Les séquelles classiques du colonialisme, que nous tous avons connues, ou connaissons encore en partie, sont particulièrement vivantes ici: survivance de l’occupation militaire, divisions tribales longuement entretenues et encouragées, oppositions politiques destructives préparées, orchestrées,
monnayées.
Vous savez combien il a été difficile jusqu’ici, pour un État nouvellement indépendant, de se débarrasser des bases militaires installées par les anciennes puissances occupantes. Nous devons proclamer aujourd’hui, ici même, que l’Afrique refuse désormais le maintien sur son sol des forces armées impérialistes. Plus de Bizerte, de Ktona, de Kamina, de Sidi Slimane. Nous avons nos propres armées pour défendre nos pays.
Notre Force publique, victime de machinations, se débarrasse elle aussi de structures colonialistes pour retrouver, sous l’autorité de chefs congolais, les qualités d’une véritable armée nationale. Nos difficultés internes, les luttes tribales, les noyaux d’opposition politique sont, comme par hasard, centrés sur les régions où nos ressources minières et énergétiques sont les plus riches. Nous savons comment ils furent organisés, et comment ils sont soutenus, encore aujourd’hui, dans nos murs.
Notre Katanga, à cause de son uranium, de son cuivre, de son or, notre Bakwanga, au Kasaï, à cause de son diamant, sont devenus les foyers des intrigues impérialistes. Ces intrigues visent à assurer la reconquête économique de notre pays.
Une chose reste certaine et je le proclame solennellement: le Peuple congolais ne se laissera jamais plus exploiter; tout dirigeant qui voudrait l’entraîner dans cette voie serait rejeté de la communauté. Le retentissement que connaît le problème congolais signifie à quel point le poids de l’Afrique pèse aujourd’hui sur le monde. Nos pays, que l’on voulait ignorer hier encore, en faisant éclater le cadre colonial, inquiètent le vieux monde. Ces structures différentes des nôtres sont-elles remises en question?
Oui, chez nous, en Afrique. Qu’elles soient sauvegardées par ceux qui en ont la charge là où elles conviennent à ceux qui les ont adoptées! Ce n’est pas notre affaire. Notre affaire c’est notre avenir, notre destin: l’Afrique libre.
Cette année est la nôtre, vous en êtes les témoins et les acteurs. Cette année est celle de notre victoire inconditionnelle. C’est celle de l’Algérie ensanglantée, héroïque, l’Algérie martyre au combat exemplaire qui nous rappelle que l’on ne compose pas avec l’ennemi. C’est celle de l’Angola bâillonné, celle de l’Afrique du Sud esclave, du Ruanda-Urundi prisonnier, du Kenya bafoué.
Nous savons tous, le monde sait, que l’Algérie n’est pas française que l’Angola n’est pas portugais, que le Kenya n’est pas anglais, que le Ruanda-Urundi n’est pas belge.
Nous savons que l’Afrique n’est ni française ni britannique, ni américaine, ni russe, mais africaine.
Nous connaissons l’objectif de l’Occident. Hier, il nous divisait au niveau des tribus, des clans, des chefferies. Aujourd’hui, parce que l’Afrique se libère, il veut nous diviser au niveau des États. Il veut créer des blocs antagonistes, des satellites, et à partir de cet état de guerre froide, accentuer les divisions afin de maintenir sa tutelle éternelle.
Je ne crois pas me tromper en affirmant que l’Afrique aujourd’hui unie se refuse à ces machinations. C’est pourquoi nous avons opté pour la politique de neutralisme positif, la seule politique valable qui nous permettra d’affirmer notre personnalité. Il n’y a pas pour nous de bloc occidental ou communiste, mais des nations dont l’attitude vis-à-vis de l’Afrique nous dictera la nôtre.
Nous refusons d’être le terrain des intrigues internationales, le foyer et l’enjeu des guerres froides. Je rends hommage solennellement au Président Bourguiba, à Sa Majesté Mohammed V, au Président Sékou Touré, au Président Tubman, au Président Nkrumah, au Président Olympio que j’ai eu l’honneur de rencontrer en cette période décisive.
Et je regrette les impératifs matériels qui ne m’ont pas permis de répondre à l’invitation du Président Nasser et de Sa Majesté Haïlé Sélassié. Tous, en militants de l’Unité africaine, ont répondu « Non » à l’étranglement de l’Afrique.
Tous ont immédiatement compris que les colonialistes, par leur entreprise de reconquête, remettent en question non seulement l’indépendance réelle du Congo, mais aussi l’existence de tous les pays indépendants d’Afrique. Tous ont compris que si le Congo meurt, toute l’Afrique bascule dans la nuit de la défaite et de la servitude.
Voilà, encore une fois, la preuve vivante de l’Unité Africaine. Voilà la preuve concrète de cette Unité sans laquelle nous ne pourrions vivre face aux appétits monstrueux de l’impérialisme. Tous ces hommes d’État ont alors témoigné que l’on ne débat pas de ce principe de base mais que l’on se bat pour le défendre.
Nous sommes ici pour défendre l’Afrique, notre patrimoine, ensemble ! À l’action concertée des puissances impérialistes, dont les colonialistes belges ne sont que l’instrument, nous devons opposer le front uni des peuples libres et des peuples en lutte d’Afrique. Nous devons opposer aux ennemis de la liberté la coalition des hommes libres.
Et notre sort commun se joue pour le moment ici au Congo. C’est ici, en effet, que se joue un nouvel acte de l’émancipation et de la réhabilitation de l’Afrique. Poursuivant la lutte dont l’objectif primordial est de sauver la dignité de l’homme africain, le peuple congolais a choisi l’indépendance immédiate et totale.
Ce faisant, il savait qu’il ne se débarrassait pas d’un seul coup de l’empreinte coloniale, que l’indépendance juridique n’était qu’un premier pas, que l’effort à fournir encore serait long et plus dur peut-être. Nous n’avons pas choisi les voies de la facilité, mais celles de la fierté et de la liberté de l’homme.
Nous avons compris que tant qu’un pays n’est pas indépendant, tant qu’il n’a pas assumé son destin, il lui manque l’essentiel. Et ceci reste vrai quel que soit le niveau de vie des colonisés, quels que soient les aspects positifs d’un système colonial. Notre volonté d’indépendance rapide, sans période intermédiaire, sans compromis, nous l’avons imposée avec d’autant plus de force, que nous avions
davantage été niés, dépersonnalisés, avilis.
À quoi nous aurait servi d’ailleurs, de tarder, de pactiser davantage, alors que nous avons pris conscience de ce que tôt, ou tard, il nous faudrait tout revoir, tout repenser par nous-mêmes? Créer des structures nouvelles adaptées aux exigences d’une évolution proprement africaine, reconvertir les méthodes qui nous avaient été imposées, et surtout nous retrouver nous-mêmes, nous débarrasser d’attitudes mentales, de complexes, d’habitudes, dans lesquels la colonisation nous avait maintenus durant des siècles.
Le choix qui nous a été offert n’était pas autre chose que l’alternative : liberté ou prolongement de l’asservissement. Entre la liberté et l’esclavage il n’y a pas de compromis. Nous avons préféré payer le prix de la liberté. Nous affirmons notre personnalité d’hommes libres qui prennent, jour après jour, en mains les destinées de leurs nations et de leur continent.
Nous avons un besoin urgent de paix et de concorde, notre politique internationale est axée sur la coopération loyale et l’amitié des peuples. Nous voulons être une force de progrès pacifique, une puissance de conciliation. Une Afrique indépendante et solidaire apportera une contribution positive
importante à la paix universelle. Déchirée en zones d’influence rivales, elle ne ferait que renforcer les
antagonismes mondiaux et aggraver les tensions.
Nous n’opérons aucun choix discriminatoire dans nos relations internationales. Le Congo est ouvert à tous et nous sommes prêts à nous rendre partout. Notre seule exigence est la reconnaissance et le respect de notre souveraineté. Nous recevrons des techniciens de toutes nationalités animés d’un esprit d’amitié, de loyalisme, de coopération et décidés non pas à dominer les Africains mais à servir l’Afrique.  Ils trouveront chez nous un accueil amical.
Je suis certain de traduire les sentiments de tous mes frères africains en affirmant que l’Afrique ne s’oppose à aucune nation en particulier, mais qu’elle est vigilante devant toute nouvelle tentative de domination et d’exploitation tant dans le domaine des intérêts que dans celui de la pensée. Notre objectif est de réhabiliter les valeurs culturelles, philosophiques, morales, sociales de l’Afrique et de sauvegarder nos ressources. Mais notre vigilance ne signifie pas isolement. Le Congo a marqué dès son indépendance, son désir de participer à la vie des nations libres, et ce désir s’est concrétisé par sa demande d’admission à l’Organisation des Nations Unies.
 
Messieurs les Ministres, Chers Camarades,

Je ne saurais vous exprimer la joie et la fierté qu’éprouvent aujourd’hui le Gouvernement et le peuple congolais par votre présence, celle de l’Afrique. Aujourd’hui le temps de projets est révolu. Aujourd’hui l’Afrique doit accomplir des actes. Ces actes, les peuples d’Afrique les attendent avec impatience. L’Unité et la Solidarité africaines ne sont plus des rêves, elles doivent se traduire par des décisions. 
Unis dans un même esprit, dans un même élan, avec le même cœur, nous ferons bientôt de l’Afrique, de notre Afrique, un continent réellement libre et indépendant.

Vivent l’indépendance et l’unité africaines.
 
En avant Africains vers la libération totale !

La date limite du Prix de l’innovation pour l’Afrique est prolongée

Dakar, Sénégal, 25 octobre 2012 - En raison de la forte demande, la Fondation africaine pour l’innovation (FAI) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) ont annoncé que la date limite de dépôt des candidatures pour le Prix de l’innovation pour l’Afrique (IPA) .
Lors d’un événement auquel était présent le ministre Directeur de Cabinet adjoint du Président de la République du Sénégal, M. Moubarack Lo, l’équipe de l’IPA a souligné la nécessité d’investir dans l’innovation pour accélérer la croissance économique de ce continent.  Cet événement a été organisé à Dakar en collaboration avec l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal, représentée par son Président, le professeur Ahmadou Lamine Ndiaye.
« Nous savons que l’innovation peut constituer un moteur de développement économique. Nous continuons à rechercher des projets novateurs qui présentent un potentiel commercial et une efficacité sur le long terme », a déclaré Pauline Mujawamariya de la Fondation africaine pour l’innovation.
 Seules les innovations des Africains pour les Africains sont admises au concours IPA 2013. Les Africains de la diaspora peuvent également déposer une candidature si leurs innovations sont d’une grande importance pour l’Afrique. Le projet gagnant sera récompensé par un prix en espèces de 100.000 dollars US, les deux autres finalistes remportant la somme de 25.000 dollars américains chacun.
 « Nous souhaitons encourager les jeunes du continent à se lancer dans des carrières enrichissantes dans les milieux de la science, de la technologie et de l’ingénierie », a déclaré Eskedar Nega, directrice des programmes de la politique des TIC à la CEA ».
La CEA met en œuvre le programme des TIC, de la science et de la technologie (ISTD) qui a pour mission de favoriser le développement économique et social en Afrique.  La division ISTD gère le réseau African Technology Development and Transfer Network (TDTNet), le Fonds africain pour la science, la technologie et l’innovation (ASTIEF), l’African Science to Business Challenge (ASBC) et le Prix de la Technologie au service des Gouvernements en Afrique (TIGA). Cette division connaît bien les besoins spécifiques de l’Afrique et les nouveaux défis mondiaux. De plus, elle organise et gère diverses initiatives en Afrique.
 
À propos de la FAI
La FAI soutient les innovations et autres initiatives novatrices qui peuvent contribuer au développement durable de l’Afrique. Ces projets soutiennent les innovations locales et facilitent les transferts de technologies, tout en apportant une aide à d’autres plateformes, en vue de favoriser les échanges d’idées et la collaboration entre chercheurs, inventeurs, entrepreneurs, investisseurs et décideurs. La FAI encourage les procédures et les processus transparents dans le secteur public et lutte contre l’appropriation illégitime et le gaspillage des ressources dans les domaines publics et privés. Les domaines d’activités de la FAI englobent les projets et programmes dans les secteurs suivants : innovation et accès aux technologies, gouvernance, éducation et culture, santé.
 

dimanche 21 octobre 2012

Compte rendu de la 7ème réunion extraordinaire du conseil des ministres du vendredi 19 octobre 2012

Ce vendredi 19 octobre 2012, la septième réunion du Conseil des Ministres s’est tenue à la Cité de l’Union Africaine sous la présidence du Premier mnistre, Chef du Gouvernement, Son Excellence Monsieur Matata Ponyo.
Trois points étaient inscrits à l’ordre du jour :
Points d’informations
Approbation du relevé des décisions du Conseil des Ministres du jeudi 11 octobre 2012
Examen et adoption des textes

 
Points d’informations
I.1. Etat du territoire
Prenant la parole au nom du Gouvernement, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement a, au nom de l’exécutif, adressé ses remerciements à Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat pour son leadership efficace qui a permis la belle réussite qu’a été le XIVème Sommet de la Francophonie, et ce, en dépit des nombreuses embûches semées par ceux qui, à l’intérieur ou à l’étranger se sont évertués à en empêcher ou dégrader l’organisation. Il a adressé également ses félicitations au Ministre des Affaires étrangères en charge de la Francophonie et à son équipe qui se sont activement impliqués dans la mise en œuvre de cet événement.
Par la suite, le Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a présenté les faits saillants du territoire d’où il ressort que la situation est relativement calme aux quatre coins du pays excepté des foyers de tension enregistrés dans la partie Est du territoire du fait de l’activisme des forces négatives locales et étrangères.
Trois positions des FARDC en territoire de Masisi ont subi des attaques en date du 17 octobre par lesdites forces négatives. Ces attaques s’inscrivaient dans une tentative avortée de ces criminels et de leurs commanditaires de prendre le contrôle d’une localité des environs.
Les assaillants qui ont perdu 03 hommes dans les combats ont été mis en déroute par les FARDC qui ont capturé 07 trois d’entre eux qui auront à répondre de leurs forfaits devant la Justice militaire congolaise.
De nouveaux mouvements de troupes régulières rwandaises ont été signalés au cours de la nuit du 14 au 15 octobre 2012 sur un nouvel axe du territoire de Rutshuru. Il s’agit vraisemblablement des préparatifs d’une nouvelle attaque à proximité de cette partie de la province du Nord Kivu.
Le Ministre de l’Intérieur a en outre signalé le démantèlement d’une bande de malfaiteurs auteurs de méfaits et d’exactions graves dans la ville de Goma, la reddition auprès du 103ème Régiment FARDC le 13 octobre 2012 d’un groupe d’éléments de forces négatives armés dans le grand Nord Kivu et des actes de tracasseries imputés à des membres de la PNC en Ituri.
Ces actes feront l’objet de poursuites judiciaires afin que les coupables subissent les peines qu’ils méritent.
Les statistiques des expulsions de Congolais d’Angola ont été commentées par le Ministre de l’Intérieur. Elles indiquent un total de 19.618 personnes expulsées pour cause de séjour illégal sur le territoire angolais qui ont été accueillies par la Direction Générale de Migration. Le Gouvernement en appelle une fois de plus au strict respect des lois des pays d’accueil par ceux de nos compatriotes qui voudraient voyager à l’étranger.
Il a été fait état d’actes de sabotage des infrastructures dans le secteur de la distribution de l’eau et de l’électricité. Le Gouvernement a instruit les services des Ministères en charge de la sécurité et des ressources hydrauliques et de l’électricité sur des mesures concrètes à mettre en œuvre pour éradiquer cette forme particulière de criminalité et renforcer pour la protection de ces infrastructures.
II.2. Situation sécuritaire
La situation sécuritaire est caractérisée par une série de revers militaires infligées par les FARDC au forces négatives du M23. Il en est ainsi :
De la tentative du M23 d’occuper une nouvelle localité du territoire de Rutshuru qui a été mise en échec. Les forces négatives ont été obligées de se replier sur le bivouac frontalier d’où elles provenaient après avoir subi des pertes sévères ;
De la neutralisation d’un groupe coalisé de M23 et FDLR infiltré et tentant de prendre une position des FARDC non loin de là. La prompte réaction des forces gouvernementales a fait fuir ces criminels qui sont pourchassés dans le parc de Virunga,
Du démantèlement d’un camp retranché des soit disant Mayi Mayi dans le grand Nord ou les FARDc poursuivent le nettoyage.

Relevé des décisions prises lors du Conseil des Ministres du 11 Octobre 2012
Présentées par S.E. M. le Premier Ministre, le relevé des décisions adoptées le 11 octobre ont été adoptées. Il s’agit :
De l’organisation d’une rencontre entre experts angolais et congolais pour régler la question des bornes frontalières au poste de Yema di-Yanga en territoire de Lukula ;
De l’encadrement de l’ouverture de la session de l’Assemblée provinciale de l’Equateur par une délégation du Ministère de l’Intérieur pour l’élection du nouveau président de l’Assemblée provinciale ;
Du renforcement du commandement de la PNC dans la province du Nord Kivu ;
Des négociations avec le HCR des Nations Unies pour l’ouverture des camps pour réfugiés rwandais distincts des camps pour déplacés internes congolais ;
De l’harmonisation des codes forestier, minier et agricole pour permettre aux populations d’avoir accès aux ressources naturelles pour leur survie ;
Du renforcement des effectifs des FARDC et de la PNC au Sud Kivu ;
De l’élévation de la Cité d’Uvira en ville ;
De la tenue des Assises nationale sur la mobilisation des ressources budgétaires au mois de novembre 2012.

Examen et adoption des textes
Les textes ci-après ont été présentés et défendus devant le Conseil des Ministres :
Du Ministère des Finances :
Trois projets d’ordonnance portant respectivement (i) ratification des Ordonnances-Lois prises en exécution de la loi N° 10/003 du 20 juillet portant habilitation du Gouvernement, Accord de don additionnel N°H 801-ZR du 30 juillet 2012 conclu entre la RDC et l’Association Internationale pour le Développement (IDA) au titre du projet Southern African Power Market Project (SAPMP » et Accord de don additionnel N°H 750-ZR du 30 juillet 2012 conclu entre la RDC et l’Association Internationale pour le Développement (IDA) au titre du Projet d’Appui à la Réhabilitation du Secteur de la Santé (PARSS).
Du Ministère de l’Emploi, du Travail et Prévoyance Social :
Deux projets de loi modifiant et complétant la loi N° 015/2002 portant Code du Travail, et portant création d’un Fonds national de promotion de l’emploi « Fonapem » ainsi qu’un projet d’ordonnance fixant les jours fériés légaux en RD Congo.
Du Ministère de l’Economie Nationale et Commerce :
Deux projets d’ordonnance autorisant l’augmentation du capital de la société par actions à responsabilité limitée dénommée la Générale des Carrières et des Mines en sigle Gécamines et de la Société par actions à responsabilité limitée dénommée Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC)
Du Ministère du Plan et Suivi de la mise en œuvre de la Révolution de la Modernité :
Trois projets de décret portant respectivement création, organisation et fonctionnement du Guichet unique d’entreprise en RDC, modification du Décret N°09/33 du 08 Août 2009 portant statuts, organisation et fonctionnement de l’Agence nationale pour la promotion des investissements « ANAPI » et mesures d’application du Code des investissements ;
Du Ministère de l’Aménagement du Territoire, Urbanisme, Habitat, Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction :
Un projet d’arrêté portant désaffectation et affectation d’un immeuble du domaine public de l’Etat en faveur de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Kinshasa.
Ces différents textes ont été approuvés par le Conseil des Ministres et seront soumis aux institutions et autorités compétentes pour examen et adoption ou signature selon le cas.
Commencée à 8 heures, la réunion du Conseil des Ministres s’est terminée vers 10 heures 15’.
Je vous remercie.
Lambert MENDE OMALANGAMinistre des Médias, chargé des Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté
Porte-parole du Gouvernement

vendredi 5 octobre 2012

RD Congo : La justice se fait toujours attendre un an après une attaque à caractère ethnique



Des survivants décrivent les meurtres de sept travailleurs humanitaires
Bujumbura, Burundi, le 4 octobre 2012 – Les autorités congolaises n’ont pratiquement rien fait pour identifier ou traduire en justice les meurtriers de sept travailleurs humanitaires lors d’une attaque à caractère ethnique perpétrée il y a un an dans le Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.
Le 4 octobre 2011, des éléments du groupe armé Maï Maï Yakutumba, constitué largement de membres du groupe ethnique Babembe, ont attaqué un véhicule appartenant à l’organisation non gouvernementale Eben Ezer Ministry International dans le village de Kalungwe, près de la ville de Fizi. Les Maï Maï ont séparé les passagers en fonction de leur appartenance ethnique, puis ont exécuté les sept personnes qui étaient membres de l’ethnie Banyamulenge.
« Une année s’est écoulée depuis que les Maï Maï ont exécuté sept travailleurs humanitaires pour des motifs ethniques, et les familles des victimes attendent toujours que justice leur soit rendue », a fait remarquer Daniel Bekele, directeur de la division Afrique au sein de Human Rights Watch.
« Le gouvernement congolais n’a pratiquement rien fait pour arrêter les individus responsables tandis que les meurtres de civils au Sud Kivu continuent. »
Des chercheurs de Human Rights Watch ont interrogé les sept survivants de l’attaque, ainsi que d’autres témoins, des défenseurs locaux des droits humains, des autorités judiciaires congolaises et d’autres sources. Les récits détaillés fournis par les témoins indiquaient que les meurtres des sept Banyamulenge étaient basés sur des motifs ethniques, selon Human Rights Watch.

Les témoins ont affirmé à Human Rights Watch que des Maï Maï armés ont délibérément choisi et stoppé le véhicule d’Eben Ezer, un Land Cruiser blanc sur lequel figurait le logo de l’organisation.
« Nous pouvions les entendre [les Maï Maï] dire qu’ils attendaient une jeep blanche », a expliqué l’un des témoins. « Il était clair qu’ils attendaient les Banyamulenge. Avant l’attaque, j’en ai entendu un qui disait : ‘Nous allons leur tendre un piège ici.’ »
Les survivants ont décrit la façon dont un large groupe d’hommes armés sont apparus devant leur véhicule à Kalungwe. Quand le chauffeur a voulu faire demi-tour, un second groupe a surgi de derrière, bloquant leur passage. Les Maï Maï ont ouvert le feu sur le véhicule, tuant le chauffeur presque instantanément.
Les Maï Maï ont forcé les passagers à sortir du véhicule. L’un des survivants a indiqué à Human Rights Watch que les assaillants ont séparé les passagers en deux groupes en fonction de leur apparence : ceux qui semblaient être des Banyamulenge et les autres. Les Maï Maï ont ensuite emmené cinq des Banyamulenge à proximité dans le village, puis ils ont tué par balles trois d’entre eux ; les deux autres se sont échappés. Les Maï Maï sont revenus vers les Banyamulenge qui se trouvaient sur la route à côté de leur véhicule, et ont tué trois d’entre eux à coups de machette. Un quatrième a réussi à se cacher dans la brousse.
Les victimes, appartenant toutes à l’ethnie Banyamulenge, étaient Eraste Rwatangabo, Tite Kandoti, Edmond Gifota, le chauffeur Fidèle Musore, Gisèle Nabisage, Pasteur Amédée Ngeremo et Gitandu Muhoza. « Les Maï Maï ont sélectionné et tué impitoyablement leurs victimes en raison de leur appartenance ethnique », a ajouté Daniel Bekele. « Le gouvernement congolais devrait reconnaître qu’en ne s’attaquant pas aux exactions répandues depuis longtemps dans cette région, il laisse les tensions ethniques s’envenimer. »
Après l’attaque, de hautes autorités militaires provinciales et gouvernementales congolaises ont affirmé que les agresseurs seraient rapidement arrêtés et jugés.
Des autorités judiciaires militaires ont déclaré avoir ouvert une enquête, mais aucun mandat d’arrêt n’a été lancé et personne n’a été mis en accusation ni jugé en lien avec les meurtres. Les autorités ont indiqué à Human Rights Watch qu’elles étaient dans l’incapacité d’appréhender les membres de groupes armés cachés dans les forêts. Des habitants et des défenseurs locaux des droits humains ont déclaré à Human Rights Watch qu’à leur connaissance, aucune autorité gouvernementale ou judiciaire ne s’était rendue à Kalungwe pour enquêter sur l’attaque. Bien qu’il y ait eu d’autres incidents de violence ethnique dans cette région, l’attaque du 4 octobre 2011 a été significative en raison des motifs ethniques évidents et du grand nombre de victimes, selon Human Rights Watch.
Les éleveurs Banyamulenge ont un passé de droits de pâture contestés avec les Babembe et d’autres groupes ethniques. Les tensions ethniques se sont accrues à la suite de l’attaque du 4 octobre. Human Rights Watch a recueilli des informations selon lesquelles plusieurs personnes appartenant aux deux groupes ont été tuées peu après. Un conflit interethnique de faible intensité s’est poursuivi en 2012. Durant l’année 2012, le gouvernement congolais et l’armée ont concentré leurs efforts sur la lutte contre la rébellion du groupe armé M23 au Nord Kivu. L’attention internationale s’est également largement concentrée sur les événements au Nord Kivu.
« Le gouvernement congolais ne devrait pas se servir des nouvelles exactions commises dans une région comme prétexte pour ignorer les atrocités perpétrées ailleurs », a conclu Daniel Bekele. « Veiller à ce que les auteurs de crimes effroyables soient traduits en justice est une partie nécessaire des efforts plus larges visant à mettre fin aux exactions dans cette région troublée. »



La République Démocratique du Congo adopte le Plan d’Action visant à mettre fin au recrutement d’enfants



Kinshasa, 4 octobre 2012 – Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) s’est engagé à mettre fin au recrutement et aux autres violations des droits de l’enfant. La signature d’un Plan d’Action sur les enfants et les conflits armés a eu lieu au cours d’une cérémonie officielle tenue à la Primature, à Kinshasa, le jeudi 4 octobre.
Le Plan d’Action a été signé par le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo Mapon, le Vice Premier Ministre et Ministre de la Défense Alexandre Lubal Tamu, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC, Roger Meece, et la Représentante ad intérim de l’Unicef en RDC, Mme Sylvie Fouet. Après la signature du Plan, le Premier ministre a qualifié le document d’historique.
Rédigé conjointement par l’Equipe Spéciale des Nations Unies sur les enfants et les conflits armés et le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, le Plan d’Action prévoit une série d’engagements et d‘activités spécifiques assortis d’échéances. Leur mise en œuvre permettra au Secrétaire Général des Nations Unies de considérer le retrait des Forces Armées de la République Démocratique du Congo de la liste des parties au conflit qui commettent des violations graves des droits de l’enfant en annexe de ses rapports annuels sur les enfants et les conflits armés.
Dans un message préparé pour l’occasion de la cérémonie, la Représentante Spéciale du Secrétaire Général pour les Enfants et les Conflits Armés a déclaré : ‘le Plan d’Action contribuera à la professionnalisation des forces de sécurité congolaises en assurant le respect des droits de l`enfant’.
Le Plan d’Action est adopté dans le cadre du Mécanisme de Surveillance et de Communication des violations graves des droits de l’enfant instauré par la Résolution 1612 (2005) et complété par les Résolutions 1882 et 1998. Il vise à prévenir et mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants, aux violences sexuelles ainsi qu’à toutes les violations graves des droits de l’enfant par les forces armées et les services de sécurité de la République Démocratique du Congo dans le contexte du conflit. Il garantira notamment la séparation des enfants de ces forces et services et leur réinsertion durable, la poursuite des auteurs de violations et la prise en charge des enfants victimes de violations, en conformité avec le cadre juridique national et international, et de la protection de l’enfant.

La Monusco et l’Unicef félicitent le Gouvernement de la République Démocratique du Congo pour cet engagement décisif en faveur de la protection des droits de l’enfant congolais et renouvellent leur soutien à la mise en œuvre de ce Plan d’Action.
A propos du Mécanisme de Surveillance et de Communication de l’information sur les enfants et les conflits armés :

La résolution 1612 du Conseil de Sécurité de l’ONU, adoptée en 2005, établissait le Mécanisme de surveillance et de communication de l'information (MRM) concernant six violations graves des droits de l'enfant : le recrutement ou l'utilisation d'enfants par les forces et groupes armés, les meurtres ou mutilations d'enfants, le viol d'enfants ou autres actes graves de violence sexuelle, l'enlèvement, les attaques contre les écoles ou les hôpitaux ainsi que les restrictions d’accès humanitaire. Une Equipe spéciale sur les enfants et les conflits armés, co-présidée par la Monusco et l’Unicef et composée des agences des Nations Unies et de leurs partenaires de protection de l’enfant, est en place en République Démocratique du Congo depuis 2006.
Sur la base de preuves et d’informations recueillies par l’Equipe Spéciale des Nations Unies sur les enfants et les conflits armés, les Forces Armées Congolaises (FAC) ont été inscrites pour la première fois sur la liste des responsables de recrutement d’enfants dans le rapport du Secrétaire Général des Nations Unies sur les Enfants et les Conflits Armés en 2003. Suite à la transition de 2003, les nouvelles forces armées légitimes, Forces Armées de la RDC (FARDC), ont été ajoutées à cette liste en Février 2005 et continuent de l’être jusqu’à ce jour. Depuis 2011, les FARDC sont également listées pour la commission systématique de violences sexuelles contre les enfants en conformité avec la Résolution 1882.