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Ahmad est un cadre expérimenté dans le secteur des télécoms qui
bénéficie d’un palmarès unique de réussites commerciales, d’une vaste
expérience en Afrique et d’une capacité impressionnante à diriger la
stratégie et la rentabilité
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Port Louis,
Maurice, 11 mai 2017 - Smile Telecoms Holdings Ltd (« Smile »),
un groupe de télécommunications panafricain opérant au Nigeria, en Ouganda,
en Tanzanie et en République démocratique du Congo, est heureux d’annoncer la
nomination, à compter du 1er mai 2017, d’Ahmad Farroukh à son
Conseil d’administration au titre de Directeur exécutif des opérations.
Ahmad est un cadre expérimenté dans le secteur des télécoms qui bénéficie d’un palmarès unique de réussites commerciales, d’une vaste expérience en Afrique et d’une capacité impressionnante à diriger la stratégie et la rentabilité conformément aux normes internationales. Il a occupé des postes de direction au sein d’Investcom Holdings et du groupe MTN, notamment en tant que PDG de MTN Nigeria pendant cinq ans, PDG de MTN South Africa et directeur exécutif des opérations de MTN Group (ses responsabilités portaient sur 19 pays). Plus récemment, il a occupé le poste de PDG de Mobily, deuxième plus grand opérateur de télécommunications d’Arabie saoudite. Face à l’ampleur de l’opportunité et à l’importance de Smile, Ahmad réalisera la majeure partie de ses activités au Nigeria. « Le marché africain des télécommunications est aussi dynamique que complexe, et Ahmad Farroukh a le profil idéal pour diriger la prochaine phase passionnante de la croissance de Smile, qui a permis à notre startup polyvalente de devenir l’un des centres de données les plus fiables d’Afrique subsaharienne », a déclaré Irene Charnley, PDG du groupe Smile. « L’Afrique connaît aujourd’hui une croissance exponentielle de ses données, et je suis honoré d’avoir l’opportunité de diriger les opérations du meilleur réseau 4G LTE du continent pendant cette période passionnante. Cela a également été une révélation, après plus de 20 ans dans le secteur, d’assister à la puissance et à la polyvalence des applications exclusives et de la plate-forme de facturation de Smile développées en interne, qui offrent à la société un énorme avantage compétitif et de rentabilité », a indiqué Ahmad. Ahmad est titulaire d’une maîtrise en Administration des affaires et en comptabilité délivrée par la Lebanese American University et bénéficie de la certification d’expert-comptable (New York, É.-U.). À propos de Smile Telecoms Holdings Ltd : Smile (www.SmileComs.com), fondé en 2007, est un groupe de télécommunications panafricain basé sur l’île Maurice et opérant au Nigeria, en Tanzanie, en Ouganda, en République démocratique du Congo et en Afrique du Sud. La société est détenue majoritairement par le groupe Al Nahla basé en Arabie Saoudite. Smile possède le plus important réseau commercial 4G LTE de moins d'1 GHz d’Afrique, fonctionnant dans la bande 800 MHz et fournissant des services fiables et à large bande à ses clients. Smile a été le premier à lancer la technologie VoLTE sur son réseau et a poursuivi sur la voie de l’innovation en introduisant le SmileVoice, une application mobile gratuite permettant aux clients dotés de n’importe quel appareil Android ou Apple (y compris ceux qui ne sont pas compatibles avec la technologie VoLTE) de réaliser des appels vocaux sur les réseaux 4G LTE de Smile. Smile a également été le premier à introduire une offre illimitée réunissant les données SuperFastReliable et les appels vocaux SuperClear. |
APO
jeudi 11 mai 2017
Smile Telecoms nomme Ahmad Farroukh au sein de son Conseil d’administration en tant que Directeur exécutif des opérations
mardi 2 mai 2017
RD Congo : Personnes déplacées internes et retournées au mois de mars 2017
Avec
3,7 millions de personnes déplacées, la République Démocratique du Congo est le
pays africain le plus affecté par les déplacements internes. Cette forte
augmentation est liée à la crise dans le Grand Kasai qui a poussé plus d’un
million de personnes à quitter leurs habitations. Les femmes constituent 52 %
des personnes déplacées; les familles d’accueil représentent, à 86 %, la
principale nature d’hébergement. Bien que le chiffre des déplacés a augmenté de
1,5 million depuis le dernier trimestre 2016, 636 000 (dont 593.000 Dans le
Grand Kasaï) l’ont été en 2016 mais rapportés en 2017 et 837 000 l’ont été en
2017.
Kasaï, Kasaï-Central, Kasaï Oriental,
Lomami, Sankuru
Avec
plus d’un million de personnes déplacées depuis août 2016, Le Grand Kasaï -
regroupant cinq provinces - a fortement contibué à l’augmentation des personnes
déplacées dans le pays. Le Kasai Central abrite à lui seul plus de 670.000
déplacés, ce qui le classe en deuxième position après la province du Nord-Kivu.
Province du Nord-Kivu
Depuis
2009, le Nord-Kivu demeure la province la plus affectée par les mouvements de
personnes dont l’unique cause est les affrontements et les attaques armées.
Depuis plusieurs mois, les territoires de Lubero, Masisi, Rutshuru et Oicha
(Beni) sont en proie à une crise depuis fin 2016. Paradoxalement la province
est aussi celle qui a enregistré le plus grand nombre de personnes retournées.
Province du Sud-Kivu
33.000
personnes se sont déplacées suite à l'insécurité au cours du premier trimestre.
Cela correspond à une augmentation de 21 % par rapport au quatrième trimestre
2016. Près de 60 % de ces nouveaux déplacés, en provenance du Tanganyika, ont
trouvé refuge dans le territoire de Fizi suite aux affrontements
inter-ethniques. Au cours du 1er trimestre, ce sont 34.480 personnes déplacées
dont les besoins n'ont pas pu être évalués et qui n'apparaissent pas dans les
statistiques.
Province du Maniema
Bien
que la Province du Maniema compte près de 157.000 personnes déplacées internes,
91 % proviennent de la province voisine du Sud-Kivu, fuyant les attaques et
affrontements armés. Plus de 6 % de ces personnes sont âgées de plus de 60 ans.
Sur les 28.000 personnes retournées ces derniers mois, 75 % ont regagné le
Territoire de Punia.
Bas-Uele, Haut-Uele, Ituri et Tshopo
Environ
348.000 personnes déplacées internes ont été rapportées dans les quatre
provinces du nord-est de la RDC. Près de 86 % des déplacés sont dans la
province de l’Ituri. Plus de 25 % des personnes déplacées proviennent de la
province voisine du Nord-Kivu. Les affrontements et les attaques armés
demeurent les principales causes du déplacement de population.
Province du Tanganyika
En
2017, le Tanganyika a enregistré la plus forte progression de déplacés, passant
de 370.000 en fin décembre 2016 à 543.000 fin mars 2017. Tous les 6 territoires
étant affectés par les violences, aucune personne n'est rentrée chez elle
durant les trois derniers mois. Sur l'ensemble de la province, Kalemie est le
seul territoire où les familles hôtes ne constituent pas le principal lieu
d'hébergement des personnes affectées.
Haut-Katanga, Haut-Lomami et Lualaba
46.000
personnes se sont déplacées au cours du 1er trimestre 2017, dans les provinces
du Haut-Lomami et Haut-Katanga. Cela représente une augmentation de plus de 45 %
par rapport au chiffre rapporté au dernier trimestre 2016. Ce chiffre pourrait
accroitre dans les semaines à venir avec l’afflux de personnes en provenance du
Tanganyika et des Kasaï.
lundi 1 mai 2017
Un avocat convoqué devant le Parquet général de Kinshasa Gombe pour avoir créé un incident
Un avocat
appelé à comparaitre mardi 2 mai 2017 devant le Parque général de Kinshasa. Une
plainte a été déposée la semaine dernière contre Me Peter Ngomo, un habitué des
Cours et tribunaux militaires. Il est accusé d’avoir créé un incident au cours
d’une audience devant la Haute cour militaire pendant qu’il assistait deux
généraux.
Il pense que
c’est le prix à payer quand on exerce comme avocat en RDC. À l'audience du 21
mai 2017 alors que l’audience venait de démarrer en commençant par le Général
Germain Katanga, puis ce fut le tour du Général Godas qu’il assistait
également, il a entendu le Président lui demander de s'éloigner de son client. il
lui a dit qu'il y avait déjà une distance d'au moins 30 cm entre lui et son
client et qu’il estimé que la distance était suffisante.
Pour le juge, l’avocat devait s'éloigner de
1,5 m. « Ce que je refusais en disant que ce n'était pas légal et que la
Haute Cour militaire n'allait pas créer une nouvelle jurisprudence en la
matière », s’est contenté de répliquer Me Ngomo. Sur ce, il donna la
parole au Ministère Public qui a juste appelé à l'apaisement et la sérénité
pour la suite de l'audience.
Le juge
président demandera à son client de regagner sa place et puis à l’ovocat
conseil. Il suspendra l'audience et après quelque vingt minutes, à la reprise
de l’audience, le juge a ordonné au Greffier de dresser un procès-verbal de
constat à remettre à qui de droit et suspendra l'audience.
« Le
vendredi, je suis appelé au Conseil il de l'ordre où le mandat m'ait remis en
me disant qu'une plainte à été déposée contre moi suite à l'incident de
l'audience passée. Voilà comment les droits de la défense sont malmenés en RDC
et ce, au niveau d'une haute juridiction comme celle là. Je dois comparaître
devant le magistrat ce mardi 2 mai 2017 ».
Que dit la
loi ?
La Constitution à son article 19 al 3 dispose que le droit de la défense
est garanti et l'art 61 dispose qu'en aucun cas, et même lorsque l'État de
siège ou l'état d'urgence air été proclamé..... Il ne peut être dérogé aux
droits et principes fondamentaux énumérés ci après : .....5. Le droit de la
défense et le droit de recours, juste pour affirmer le caractère sacré Saint de
ce droit. En l'espèce, Quid de la procédure ? Le siège de la matière se trouve
dans les dispositions des art 88,89 et suivants de l'ordonnance -loi N 79-028
portant organisation du barreau, du corps des défenseurs judiciaires et du
corps des mandataires de l'Etat.
Donc il revenait au barreau d'instruire la
plainte et d'y décider et non le parquet général car le soit disant incident
s'est déroulé en pleine audience (art 89). Aussi les principes de base relatifs
au rôle du barreau (une résolution du Congrès des Nations Unies tenue à La
Havane du 27 août au 7 septembre 1990) disposent en son art 20 que les avocats
bénéficient de l'immunité pénale et civile pour toute déclaration pertinente
faite de bonne foi dans les plaidoiries écrites ou orales ou lors de leur
parution ès qualité devant un tribunal ou une autorité juridique ou
administrative.
L'art 16 du même texte dispose en outre que les pouvoirs publics
veillent à ce que les avocats à) puissent s'acquitter de toutes leurs fonctions
professionnelles sans entrave, intimidations, harcèlement ni ingérence indue,
Ç) ne fassent pas l'objet, ni ne soient menacés de poursuites ou de sanctions
économiques ou autres mesures prises conformément à leurs obligations et normes
professionnelles reconnues à leur déontologie. Ici il ne s'agit ni moins à
l'intimidation ou des menaces contre l'exercice de la profession d'avocat
contre lesquelles nous ne devrions en aucun moment céder ou se résigner.
J'attends vos avis pour préparer une bonne défense.
mercredi 11 janvier 2017
Situation militaire en Rd Congo jugée stable par la Monusco
(Par le Colonel Serge Haag, porte-parole
militaire de la MONUSCO)
La situation sécuritaire dans la
ville-province de Kinshasa et dans les autres provinces situées dans la partie
occidentale de la République Démocratique du Congo, a été jugée stable pendant
la période sous examen. Toutefois, dans la province du Kasaï Central, des
incidents liés aux accrochages entre les troupes des Forces Armées de la
République Démocratique du Congo (FARDC) et les éléments de la milice Kamuina
Nsapu, ont été rapportés le 22 décembre 2016. La Force de la MONUSCO a dans le
cadre de la lutte contre les forces négatives présentes dans cette province,
dont la milice citée supra, initié depuis le 22 décembre 2016, le déploiement
de ses troupes dans la région de Kananga, dans le but d’interdire les activités
des groupes armés, et d’assurer une protection efficiente des personnes et de
leurs biens, mais aussi, du personnel et des installations onusiens dans la
zone. Le 2 janvier 2017, des éléments de la milice Kamuina Nsapu ont attaqué
les positions des FARDC situées dans la localité de Bukonde, à 60 kilomètres au
Sud-est de Kananga. Les troupes de l’armée congolaise ont riposté et tué dix
assaillants. Le 4 janvier 2017, environ cent éléments de la milice Kamuina
Nsapu ont attaqué la localité de Tshimbulu, située à 84 kilomètres au Sud-est
de Kananga, vandalisé le poste de la police et tué un individu. L’armée
congolaise a promptement déployé des renforts dans la région affectée, qui ont
rapidement contrôlé la situation sécuritaire et rétabli le calme dans la zone.
Dans les provinces de Haut et de Bas-Uélé, l’armée congolaise soutenue par la
Force de la MONUSCO, poursuit dans le cadre de l’opération dénommée « Red Kite
» (Cerf-volant Rouge), les activités militaires contre les éléments de l’Armée
de Résistance du Seigneur (LRA), dans le but de mettre un terme à la récurrence
de leurs activités négatives rapportées dans ces provinces. Dans la province de
Bas-Uélé, le 19 décembre 2016, sept éléments de la LRA armés d’AK-47, ont
attaqué la localité d’Epi, située dans la chefferie Mopoy, groupement Babuya, à
45 kilomètres au Nord-ouest de Banda, kidnappé cinq hommes et un garçon de dix
ans. Les troupes des FARDC basées dans la zone ont été alertées, dans le but de
traquer les assaillants. Le 26 décembre 2016, les Forces de Sécurité
congolaises ont engagé et repoussé huit éléments supposés appartenir à la LRA
actifs dans le parc national de la Garamba. Trois armes AK-47 ont été
récupérées au cours de ces accrochages.
En
Ituri, l’armée congolaise soutenue par la Force de la MONUSCO, maintient la
pression militaire sur les éléments du Front de Résistance Patriotique de
l’Ituri (FRPI) et ceux du groupe Mayi-Mayi, dans le but de contrer efficacement
leurs activités négatives liées aux meurtres, vols de bétail, pillages et
viols, perpétrées contre les populations civiles implantées dans les
territoires d’Irumu et de Mambasa. Dans le territoire d’Irumu, le 20 décembre
2016, sept éléments du FRPI ont fait incursion dans la localité de Ngasu Bavi,
située à 12 kilomètres au Sud de Bogoro, et tué une femme de 60 ans. Le 22
décembre 2016, des éléments supposés appartenir au FRPI ont attaqué les
localités de Zunguluka et de Burasi, situées respectivement à 18 et 50
kilomètres à l’Ouest et à l’Est de Boga, et volé du bétail. Le 24 décembre 2016,
des présumés éléments du FRPI ont fait incursion dans la localité d’Abezo,
située à 6 kilomètres au Sud-est d’Aveba, et pillé les maisons ainsi que des
biens de valeur. Des troupes d’intervention rapide de la Force de la MONUSCO
ont promptement été déployées dans la région, et contré d’autres pillages et
des viols. Le même jour, des Casques bleus du contingent Bangladais de la Force
la MONUSCO, ont au cours de patrouilles vigoureuses de domination de terrain
menées dans la localité de ‘’Suprême’’, située à 6 kilomètres au Nord-ouest
d’Aveba, engagé des éléments supposés appartenir au FRPI, et capturé l’un
d’entre eux. Le 25 décembre 2016, des éléments du FRPI ont engagé les positions
des FARDC situées dans la localité de Kambitatu, à 1 kilomètre au Nord-ouest de
Gety. Les troupes de l’armée congolaise ont riposté, repoussé les assaillants
et tué l’un d’entre eux. Par ailleurs, des incursions des éléments de
l’Alliance des Forces Démocratiques (ADF), ont été également rapportées dans
les localités situées au Sud du territoire d’Irumu pendant la période sous
examen. En effet, selon des sources du Haut-Commissariat des Nations Unies pour
les Réfugiés (HCR), le 27 décembre 2016, un groupe d’éléments supposés
appartenir à l’ADF, a attaqué la localité de Makutano, située à 7 kilomètres à
l’Ouest de Luna dans la collectivité de Walese Vonkutu, au Sud du territoire
d’Irumu. Les assaillants ont tué deux hommes et pillé des biens de valeur dans
plusieurs maisons. D’autres individus ont été kidnappés par ces insurgés pour
porter les biens pillés. Alertées, les troupes des FARDC basées dans la région
ont initié la traque de ces rebelles, qui se sont retirés dans la jungle. Les
28 et 29 décembre 2016, des éléments supposés appartenir au FRPI ont pillé du
bétail et des biens appartenant à deux motocyclistes à Togbe et Olongba, situés
respectivement à 6 et 6 kilomètres à l’Est et au Nord de Gety et de Bavi.
Le
30 décembre 2016, les troupes de l’armée congolaise appuyées par des Casques
bleus du contingent Bangladais de la Force de la MONUSCO, ont appréhendé dans
la localité de Bukiringi, un élément supposé appartenir au FRPI, blessé le 27
décembre 2016, au cours d’opérations menées par les FARDC contre les positions
de cette force négative situées dans la région de Matafu. Le même jour, une
patrouille conjointe FARDC-MONUSCO a été rapidement déployée dans la localité
de Kaguma, située à 6 kilomètres au Nord d’Aveba, engagé et repoussé quinze
présumés éléments du FRPI qui menaient des activités de pillage dans la région.
Le 4 janvier 2017, des troupes d’intervention rapide FARDC-MONUSCO ont
promptement été déployées dans la localité d’Anyanga, située à 44 kilomètres au
Sud-est de Komanda, et délogé des éléments du FRPI ayant fait incursion dans la
région. Les 5, 7 et 8 janvier 2016, des éléments du FRPI ont violé une femme,
pillé des maisons, tué un individu et pillé du bétail, au cours d’incursions
dans les localités d’Ambeledu et de Tchekele, situées respectivement à 1 et 8
kilomètres au Sud de Bukiringi et à l’Ouest de Bavi. Dans le territoire de
Mambasa, l’armée congolaise poursuit avec le soutien de la Force de la MONUSCO,
la traque des éléments du groupe Mayi-Mayi, dans le but de contrer leurs
activités négatives et d’assurer la protection des populations civiles. A cet
effet, le 2 janvier 2017, des troupes des FARDC ont capturé un élément du
groupe Mayi-Mayi, actif dans la localité de Badengaido. Au Nord-Kivu, la
situation sécuritaire est demeurée volatile et imprévisible. Elle a été marquée
dans le territoire de Beni, par la résurgence d’activités négatives perpétrées
par des éléments de l’Alliance des Forces Démocratiques (ADF) contre les
populations civiles, notamment celles implantées dans la région d’Eringeti. En
effet, dans la nuit du 23 au 24 décembre 2016, des éléments supposés appartenir
à l’ADF ont attaqué un groupe d’agriculteurs dans la région d’Eringeti-Mapini
(2 kilomètres au Sud-ouest d’Eringeti). Dix individus ont été tués, et cinq
mineurs étaient portés disparus au cours de cette attaque. Le 25 décembre 2016,
les éléments de l’ADF ont fait incursion dans la région de Samboko, située à 14
kilomètres au Nord de Mayi-Moya, et tué douze civils. Alertées, des troupes des
FARDC basées dans la zone ont promptement été déployées sur les lieux, et tué
quatre assaillants. La MONUSCO a également déployé dans la région de Samboko
des patrouilles de domination de terrain et une équipe d’évaluation, dans le
but de dissuader toute nouvelle attaque des forces négatives, et de protéger
les populations civiles ; mais également, d’évaluer la situation sécuritaire
prévalant dans la zone, afin d’y apporter une réponse conséquente. Le 26
décembre 2016, des éléments supposés appartenir à l’ADF ont attaqué la localité
de Mapiki, située à 5 kilomètres au Sud-est de Mayi-Moya, et tué un civil. Le
30 décembre 2016, des éléments de l’ADF ont attaqué les localités de Biane et
de Matiba, situées respectivement à 12 et 4 kilomètres au Nord et au Sud-est
d’Eringeti et d’Oicha, tué onze individus et kidnappé deux autres. Le 1er
janvier 2017, suite à cette série d’attaques menées par des éléments de l’ADF
contre les populations civiles vivant dans les localités situées au Nord-ouest
de la région du ‘’Triangle’’, la Force de la MONUSCO a initié des activités
militaires contre les rebelles de cette force négative actifs dans la région
précitée, dans le but de mettre un terme à leur activisme. Le 2 janvier 2017,
la Force de la MONUSCO faisant usage de ses hélicoptères d’attaque, a frappé
les positions de l’ADF au camp ‘’Allspice’’ et dans les zones situées autour de
la région du ‘’Triangle’’. Des présumés éléments de l’ADF ont riposté, ne
causant aucun dommage sur les aéronefs. Dans le territoire de Butembo, la
situation sécuritaire demeure fluide, et ce, suite à l’attaque menée le 19
décembre 2016 dans cette partie de la province, par des éléments du groupe
Mayi-Mayi ‘’Corps de Christ’’. A cet effet, le 26 décembre 2016, un (01)
motocycliste armé a tiré à deux reprises sur le poste opérationnel de la Force
de la MONUSCO de Butembo. Faisant usage d’armes légères, les Casques bleus ont
promptement riposté, touché la motocyclette et repoussé l’assaillant. Aucune
perte en vies humaines n’a été déplorée dans les rangs des troupes onusiennes.
Dans le territoire de Rutshuru, les Forces coalisées FARDC-MONUSCO poursuivent
la lutte contre les groupes armés, par la conduite d’opérations vigoureuses. Le
25 décembre 2016, cent éléments du groupe Mayi-Mayi Mazembe, ont attaqué la
localité de Nyanzale, tué treize individus et blessé neuf autres. Les troupes
des FARDC, soutenues par la Force de la MONUSCO, sont intervenues et ont engagé
les assaillants, tuant deux d’entre eux et blessant neuf autres. Le 8 janvier
2016, des éléments du groupe Mayi-Mayi ont fait incursion dans la localité de
Babocha, située à 8 kilomètres au Sud-ouest de Luhanga, et incendié trente-deux
huttes appartenant aux ressortissants Hutu. Des troupes d’intervention rapide
des FARDC ont été promptement projetées sur les lieux et appréhendé un
assaillant.
Par
ailleurs, la Force de la MONUSCO a, conformément à sa mission de neutralisation
des groupes armés et de protection des populations civiles, initié du 25 au 30
décembre 2016, l’opération dénommée « Bronco » contre les éléments des Forces
Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), actifs dans les localités situées
dans l’Ouest de Rutshuru-centre. Le bilan de cette opération, menée par des
Casques bleus de la Brigade du Nord-Kivu et des Forces Spéciales de la Force de
la MONUSCO, avec l’appui des hélicoptères d’attaque, fait état de la reddition
de cinq éléments des FDLR et des effets militaires récupérés. De plus, dans le
cadre de son mandat de neutralisation des groupes armés et de protection des
populations civiles, mais aussi, de soutien à l’armée congolaise, la Force de
la MONUSCO a mené le 10 janvier 2017 avec les troupes des FARDC, une opération
dénommée « Eagle Eye 1 » (L’Oeil de l’Aigle 1 » dans les régions situées dans
le voisinage du parc national de Virunga, contre les FDLR. Cette opération,
menée dans les régions de Nyiragongo et de Nyamulagira par les Forces Spéciales
Guatémaltèques de la Force de la MONUSCO et les FARDC, visait le démantèlement
des postes de contrôle des FDLR, par lesquels les éléments de ce groupe armé
collectaient des taxes illégales sur les transporteurs du charbon. Globalement,
le but de cette opération était de maintenir une forte pression sur les FDLR
dans cette zone, d’interdire la présence d’aucun bastion de ce groupe armé, et
de préparer le terrain pour la reddition des éléments armés dans le cadre du
processus de Désarmement, Démobilisation, Rapatriement, Réinsertion et
Réintégration (DDRRR). Le bilan de cette opération qui s’est déroulée avec
succès, fait état de démantèlement par les Forces coalisées MONUSCO-FARDC de
deux postes de contrôle des FDLR, de la destruction de plusieurs baraquements
de ce groupe armé, et de la récupération d’explosifs, d’obus de lance-roquettes
et de panneaux solaires. Dans le territoire de Lubero, les FARDC soutenues par
la Force de la MONUSCO, demeurent vigilantes et poursuivent avec détermination
des activités militaires contre les éléments des groupes armés, notamment ceux
du groupe Mayi-Mayi Mazembe. A cet effet, le 30 décembre 2016, environ soixante
éléments du groupe Mayi-Mayi Mazembe, ont attaqué des positions des FARDC
situées dans la localité de Kasando, à 3 kilomètres au Sud-ouest de Kirumba.
Les troupes de l’armée congolaise ont riposté, repoussé l’attaque et tué quatre
assaillants. Dans la région de Goma, l’armée congolaise soutenue par la Force
de la MONUSCO, poursuit la lutte contre l’incursion des groupes armés, par la
conduite d’opérations de bouclage et de ratissage. Le 2 janvier 2017, des
troupes des FARDC ont mené des opérations de bouclage et de ratissage au
quartier Katindo à Goma, récupéré dix-sept armes AK-47 et arrêté onze éléments
impliqués dans les préparatifs d’attaque contre des infrastructures érigées
dans la région de Goma.
Dans
le territoire de Masisi, les FARDC poursuivent avec le soutien de la Force de
la MONUSCO, des activités militaires visant à la neutralisation du groupe
Mayi-Mayi Nyatura. Le 3 janvier 2017, les troupes des FARDC ont engagé des
éléments du groupe Mayi-Mayi Nyatura dans la localité de Sisa, située à 8
kilomètres au Nord-est de Kitchanga, et tué un insurgé. Au chapitre des
redditions dans la province, du 21 décembre 2016 à ce jour, huit éléments en
provenance des groupes armés, se sont rendus aux troupes des Forces congolaise
et onusienne déployées dans la province. Il s’agit de : deux du groupe
Mayi-Mayi Nyatura et six des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda
(FDLR). Au Sud-Kivu, la situation sécuritaire a été jugée globalement calme et
sous le contrôle des Forces onusienne et congolaise pendant la période sous
examen, hormis quelques incidents liés au banditisme rapportés dans la région
de Bukavu. En effet, dans la nuit du 7 au 8 janvier 2017, six éléments armés
ont fait incursion dans la région de Kabare, située à 7 kilomètres au
Nord-ouest de Bukavu, en vue de cambrioler le centre d’enrôlement. Des éléments
des Forces de Sécurité congolaises, notamment ceux de la Police Nationale
Congolaise (PNC), ont été rapidement déployés sur le terrain et mis fin à cette
tentative de cambriolage. Au Tanganyika, la situation sécuritaire demeure
volatile du fait de la récurrence d’incidents liés aux conflits interethniques
entre les communautés Luba et Pygmées, particulièrement dans la région de Manono.
En effet, les 7 et 9 janvier 2017, des éléments du groupe Mayi-Mayi pygmée ont
lancé des attaques contre les positions des FARDC situées dans la région de
Manono, à 166 kilomètres au Sud-ouest de Nyunzu ; tué une femme et blessé
plusieurs autres dans la région située près de la localité de Katanga, à 12
kilomètres à l’Ouest de Manono-centre. Toutefois, l’armée congolaise soutenue
par la Force de la MONUSCO, continue de fournir tous les efforts susceptibles
de mettre un terme aux tensions entre les deux ethnies précitées, et d’assurer
une protection efficiente des populations civiles. C’est dans ce cadre que les
FARDC ont arrêté pendant la période sous examen dans la localité de Rugogo,
située à 37 kilomètres au Nord-ouest de Kalemie, un chef rebelle du groupe
Mayi-Mayi pygmée, accusé d’inciter les violences interethniques dans le
territoire de Nyunzu. Enfin, la Force de la MONUSCO a mené 3.214 patrouilles
armées, dont 1.145 nocturnes, et fourni 161 escortes pendant la période sous
examen.
vendredi 30 décembre 2016
« Le dialogue est opaque du fait que les participants à ces discussions ne maîtrisent rien de dessous de carte de l’accord secret entre les deux metteurs en scène »
La
Dynamique Chrétienne pour la défense des Droits Humains et de l’Environnement ,
« DCDHE », piloté par Coordonnateur national Me Carlos Mupili félicite la
médiation de dernière chance de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo «
CENCO » dont les évêques ont joué un rôle très exaltant pour ramener le groupe
des Congolais de l’accord politique de la Cité de l’Union Africaine et celui de
cahier de charges de conclave de Rassemblement à harmoniser les divergences
politiques et juridiques afin d’éviter que le sang coule de nouveau comme aux
manifestations des 19 et 20 septembre 2016.
Cependant,
ce nouveau dialogue qui a des mérites pour avoir fait traverser la RDC de la
date fatidique du 19 décembre 2016 sans dégâts humains que matériels, démontre
des faiblesses éloquentes :
1-
L’opacité
de dialogue : Ce dialogue est opaque du fait que les
participants à ces discussions ne maitrisent rien de dessous de carte de
l’accord secret entre les deux metteurs en scène : S.E.M Joseph Kabila et S.E.M
Etienne Tshisekedi. Ce sont des adversaires aux yeux bandés qui mènent un
combat pourtant cognitif. La preuve est que tous de deux camps ont été surpris
de démarrage de ce dit dialogue ;
2-
Les
composantes au dialogue : Mauvaise répartition des quotas qui
impose la bipolarisation de la pensée sans tenir compte de la société civile ni
de la philosophie commune de l’opposition signataire de l’accord politique et
de cahier de charge de Rassemblement. Ce qui va créer un déséquilibre ou une
frustration qui risquerait d’illégitimer les conclusions ;
3-
Les
intérêts égoïstes : La guerre de positionnement exprimée par
la gestion inclusive et équitable des responsabilités publiques confirme que le
mot « dialogue » au Congo n’est qu’un espace de chantage au régime en place
pour de positionnement politique : on dialogue pour le pouvoir et le débat
électoral ou constitutionnel n’est qu’un vernis. Des questions techniques
électorales sont reléguées à la seconde valeur car les participants n’ont
d’expertise que dans la quête du pâturage financier et des postes au
gouvernement ;
4-
Déstabilisation
psychologique de Gouvernement Samy: Les discussions directes
qui vont aboutir à un autre nouveau gouvernement avec un nouveau premier
ministre venu du Rassemblement de l’opposition peuvent déconcentrer S.E.M Samy
Badibangi premier ministre et son équipe gouvernementale surtout que certains
de ses ministres participent à ces assises et vont signer ces conclusions ;
5-
La
médiation non concentrée de la CENCO : La CENCO avait limité
dans un délai très bref et très précis les discussions mais curieusement les
évêques ont suspendu trois fois pour des raisons tierces : la consécration de
leur confrère archevêque de Mbandaka, l’invitation à Rome par le Pape François
et la célébration de Noël.
La
question à se poser : « Est-ce possible dans un match de classico voir un
arbitre interrompre trois fois le jeu pour aller aux toilettes, pour donner de
l’argent à son épouse et pour amener son fils blessé au stade à l’hôpital ? » La
CENCO composée de beaucoup d’Evêques doit s’organiser et nous éviter ce genre
des spectacles car la vie de la Nation est en danger. Ils peuvent s’inspirer de
Jésus Christ qui a violé le Sabbat pour sauver la vie d’une seule personne alors
qu’eux par contre sont à face de 70 millions de vies congolaises.
C’est
à eux de faire le choix entre les millions des vies humaines et le rendez-vous
avec le Pape François ou de la célébration de Noël? La DCDHE rappelle les
participants au dialogue de la CENCO qu’ils n’ont pas prévenu le peuple
congolais ni leurs bases avant d’aller discuter de même le peuple n’a plus
besoin de discours incendiaires soit de l’exploiter comme fonds de commerce.
Utiliser le sang des congolais innocents pour plaider sa cause égoïste de
positionnement ne restera plus impuni. Le peuple congolais attristé attend un
accord consensuel qui va amener la paix et les élections crédibles et apaisées.
Si
ce chaque dialogueur doit être conscient que le Congo est une République et non
une Oligarchie et parler au nom du peuple, souverain politique sans être
mandaté par lui est une violation de l’article 5 de la Constitution. En fait,
ils n’ont plus de choix que d’aplanir les divergences sinon le peuple congolais
libéré par le sang de Lumumba et de Kabila va leur donner une leçon de civisme
et de patriotisme.
jeudi 29 décembre 2016
Rd Congo : des règlements des comptes aux opposants politiques a travers l’instrumentalisation de la justice et des services de sécurité
La
Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) est vivement préoccupée par
les dossiers de messieurs Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, Député provincial du
Haut-Katanga, Président de l’Union des Nationalistes Fédéralistes Congolais
(UNAFEC) et Vice-Président du G7 et Franck Diongo, Député National, Président
du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP), tous deux membres du Rassemblement
des Forces Politiques et Sociales Acquises au changement.
1. Levée
des immunités parlementaires de monsieur Gabriel Kyungu wa Kumwanza
En
ce moment où les yeux des Congolaises et Congolais sont tournés vers le Centre
Interdiocésain à Kinshasa où se tiennent les négociations sous les bons offices
de la Commission Episcopale Nationale du Congo (CENCO) en vue de la signature
d’un Accord pour un large consensus sur la gestion des institutions et le
processus électoral après la fin, le 19 décembre 2016, du deuxième et dernier
mandat du Président de la République, monsieur Joseph KABILA, l’opinion
publique est une fois de plus choquée d’apprendre la levée des immunités
parlementaires de M. Gabriel Kyungu wa Kumwanza aux fins de poursuites
judiciaires.
Pourtant,
l’une des exigences lors de ces négociations est celle relative aux mesures de
confiance entre toutes les parties prenantes. Pour le Rassemblement des Forces
Politiques et Sociales Acquises au changement, lesdites mesures doivent impérativement
passer entre autres par la libération des prisonniers politiques et d’opinion
en vue de décrisper effectivement le climat politique en RD Congo.
La
VSV s’étonne qu’avant la libération effective des prisonniers politiques et
d’opinion que d’autres leaders de l’opposition politique en l’occurrence
monsieur Gabriel Kyungu wa Kumwanza fasse l’objet des poursuites judiciaires
qui risqueraient de le conduire en prison pour « outrage au Chef de
l’Etat ». D’aucuns disent que monsieur Gabriel Kyungu serait sur le point
de payer le prix de ses opinions politiques pour avoir quitté la Majorité
Présidentielle au pouvoir.
Il
est surprenant et curieux que la levée,
sur demande du Procureur de la
République, des immunités parlementaires de monsieur Gabriel Kyungu, mardi 27
décembre 2016 au cours d’une plénière à huis clos ait eu lieu sans qu’il ne
soit entendu par ses collègues députés
provinciaux.
Pour
la VSV, quels que soient les faits reprochés à M Gabriel Kyungu wa Kumwanza,
les faits politiques précédant le droit, les autorités congolaises ont tout
intérêt à privilégier la réconciliation nationale en lieu et place de susciter
des tensions au sein de la population congolaise qui n’attend rien d’autres que
la paix qui, de surcroit, est l’un des droits fondamentaux de l’homme.
Si,
au nom de la paix, les autorités congolaises avaient à l’époque protégé le
général Bosco Tanganda réclamé par la justice internationale pour de nombreux
crimes commis en RD Congo avant qu’il ne se rende librement quelques mois plus
tard, rien, au nom de la décrispation politique et de la paix ne peut justifier
le harcèlement judiciaire contre les opposants politiques.
2. Dossier
Député national Franck Diongo, Président du parti politique de l’opposition MLP
Tout
en dénonçant les atteintes à l’intégrité physique des militaires de la Garde
Républicaine à travers leur passage à tabac au quartier Cuba, cité des anciens
combattants dans la commune de Ngaliema par quelques jeunes du quartier, la VSV
fustige et condamne également avec la dernière énergie les traitements cruels
inhumains ou dégradants infligés au député national Franck Diongo à la DEMIAP
et au camp militaire colonel Tshatshi après son arrestation le 19 décembre 2016,
et ce, au mépris de toute dignité humaine.
Malgré
son état de santé critique, son manque de lucidité et tout en étant sous
perfusion, le député national Franck Diongo a été traîné devant la Cour Suprême
de Justice jugé et condamné à 5 ans de prison ferme sous prétexte d’avoir
séquestré et roué de coups des militaires de la Garde Républicaine qu’il aurait
fait arrêter arbitrairement et détenus illégalement dans sa résidence.
Pour
la VSV, il est fort à craindre que la condamnation du député national Franck
Diongo ne frise l’objet d’un règlement de compte suite à ses nombreuses prises
de position politiques antérieures au 19 décembre 2016, date marquant la fin du
deuxième et dernier mandat du Président Joseph Kabila. Point n’est besoin de
rappeler les propos plusieurs fois réitérés de M. Franck Diongo selon lesquels,
M. Joseph Kabila devait partir de gré ou de force le 19 décembre 2016.
La
VSV dénonce le fait que les considérations politiques aient pris le dessus sur
le droit à la santé du député national Franck Diongo. Pourtant, ce droit à la
santé devrait préoccuper au plus haut point l’Etat congolais dès lors que toute
personne a droit à un meilleur état de santé physique et mental possible pour
mieux se défendre en justice.
En
vue d’éclairer l’opinion publique sur les circonstances réelles ayant conduit à
l’arrestation et à la condamnation de M. Franck Diongo, la VSV exige une
enquête réellement indépendante composée des officiels de la RD Congo, des
défenseurs des droits de l’homme et des membres du Bureau Conjoint des Nations
Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) afin d’établir les responsabilités des uns
et des autres sur les atteintes à la sécurité et à l’intégrité physique du
député national Franck Diongo.
Tout compte fait, la VSV demande au
Président de la République en sa qualité du magistrat suprême de lever la peine
prononcée par la Cour Suprême de justice contre le député national Franck
Diongo, et ce, en vue de privilégier la paix et la concorde nationale surtout
en cette période où le contexte politique demeure tendu en RD Congo.
De même, la VSV demande au Chef de
l’Etat d’ordonner, pour les mêmes raisons sus évoquées, l’abandon des
poursuites judiciaires contre M. Gabriel Kyungu wa Kumwanza.
En
définitive, la VSV exige aux autorités congolaises en général et au Bureau de
l’Assemblée Nationale en particulier d’intervenir pour l’évacuation du député
national Franck Diongo vers un centre hospitalier de son choix pour des soins
appropriés que nécessite actuellement son état de santé.
samedi 3 décembre 2016
Les Evêques catholiques : « Nous exhortons les acteurs politiques à prendre de la hauteur en renonçant aux intérêts partisans, afin de rechercher la paix par un large consensus en tenant compte des aspirations de la population »
1. Réunis à Kinshasa, du 19 au 20 octobre 2016, Nous,
Cardinal, Archevêques et Évêques, Membres du Comité de suivi du processus
électoral de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), nous sommes
penchés sur des questions urgentes d’actualité, notamment le dialogue national
convoqué par le Président de la République pour dénouer la crise
socio-politique qui mine notre pays, et sur la situation sécuritaire. Ces
questions ont été abordées dans l’Accord politique pour l’organisation
d’élections apaisées, crédibles et transparentes en République Démocratiques du
Congo (18 octobre 2016) et le Rapport final des travaux du conclave du
Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (4
octobre 2016).
Du dialogue national
2. Depuis 2012, la CENCO n’a cessé d’exhorter les
acteurs politiques congolais au dialogue comme voie royale de sortie pacifique
de crise. La tenue du dialogue de la Cité de l’Union Africaine (UA) qui a pris
fin le 18 octobre 2016 s’est inscrite dans cette dynamique. Bien que la CENCO y
ait suspendu sa participation pour manque d’inclusivité, elle en a cependant
encouragé la poursuite des travaux en faisant des recommandations par souci du
respect de la Constitution et en vue d’un large consensus. Nous prenons acte des
résolutions issues de ces assises qui peuvent contribuer au dénouement de la
crise.
3. Malgré la tenue de ce dialogue, nous sommes
peinés de constater qu’à deux mois de la fin du mandat constitutionnel de
l’actuel Président de la République, les acteurs politiques ne réussissent
pas encore à se mettre d’accord pour trouver des solutions pacifiques et
consensuelles à la crise socio-politique qui prend des proportions de plus
en plus inquiétantes et qui risque de plonger notre pays dans le chaos.
4. Pourtant, il y a des points de convergence à
prendre en compte dans la recherche d’une sortie de crise pacifique tant
attendue par notre peuple :
1° Aussi bien les Participants au
dialogue que le Rassemblement de l’Opposition sont conscients de la dégradation
de la situation socio-politique et sécuritaire qui appelle des réponses
urgentes ;
2° Les uns et les autres jurent par
le respect absolu de la Constitution et sont d’accord sur la nécessité d’un
large consensus afin d’aboutir à l’organisation des élections libres,
transparentes et apaisées ;
3° Tous les protagonistes
reconnaissent qu’il est matériellement difficile d’organiser ces élections
avant la fin de l’année 2016 et, de fait, ils acceptent une période de
transition.
5. Par ailleurs, nous sommes préoccupés par des
grandes divergences entre les différentes parties au risque de dégénérer en une
confrontation violente. Il s’agit principalement :
1° de la durée de la période
transitoire ;
2° de l’exercice du pouvoir pendant
cette transition non prévue par la Constitution ;
3° du couplage des élections
(présidentielles, législatives et provinciales).
Il s’avère urgent et nécessaire pour
toutes les parties de se retrouver dans un cadre à convenir en vue d’aplanir
les divergences pour l’intérêt supérieur de la Nation.
6. En outre, le lundi 17 octobre 2016, seulement cinq
juges sur neuf de la Cour Constitutionnelle ont siégé pour répondre à la
requête de la CENI de reporter les élections. Nous sommes étonnés de constater
que, la plus haute juridiction de notre pays, ait statué sur une matière aussi
importante, sans que le quorum qui est de 7 juges ne soit atteint. Il y a de
quoi s’interroger sur cette procédure.
7. Au regard des solutions préconisées par les
différentes parties, nous tenons à attirer l’attention de l’opinion tant
nationale qu’internationale sur des points suivants :
1° Mettre en œuvre tous les moyens
afin de réduire la période transitoire pour qu’elle ne dépasse pas l’année
2017 ;
2° Les recommandations
visant l’exécution systématique des attributions du Parlement, du
Gouvernement et de la CENI dans le processus électoral devront être formulées
en termes précis, contraignants et péremptoires ;
3° Outre ses charges
régaliennes, le Gouvernement de transition à constituer devra avoir comme priorité :
organiser les élections, garantir le respect des libertés fondamentales,
dont la liberté d’expression, rétablir l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue
du territoire national et améliorer la vie sociale de la population.
4° Dans le contexte qui est le
nôtre, il est impérieux qu’il soit clairement mentionné dans le consensus à
trouver que l’actuel Président de la République ne se représentera pas pour un
troisième mandat, conformément à l’Article 220 de la Constitution ;
5° Pour plus de garantie et de
crédibilité de la mise en œuvre des recommandations du consensus à trouver, il
est nécessaire que le Comité de suivi soit renforcé par une présence active des
Nations Unies.
De la situation sécuritaire
8. Nous sommes
préoccupés par la situation politique et inquiets par des informations faisant
état de l’insécurité dans plusieurs endroits à travers notre pays : les
massacres à répétition au Nord-Kivu, en particulier dans la Ville et Territoire
de Beni, et ce, en dépit des cris d’alarme ; les tueries au Kasai-Central
dues aux affrontements entre les forces de l’ordre et les miliciens du Chef
coutumier Kamuina-Nsapu ; les conflits intercommunautaires entraînant mort
d’hommes dans plusieurs provinces, notamment au Katanga ; les tristes
événements des 19 et 20 septembre 2016 à Kinshasa et la recrudescence du
banditisme. A cela s’ajoutent la porosité des frontières, l’installation des
rebelles sud-soudanais par la MONUSCO dans le Territoire de Nyiragongo (Goma),
les vagues migratoires incontrôlées dans l’Est, la résurgence de groupes
d’auto-défense, la menace du Gouvernement ougandais accusant la RD Congo
d’héberger des terroristes au Nord-Kivu et les attaques des paroisses et de
certaines communautés religieuses, notamment à Kinshasa, à Kananga et à Bukavu.
9. Nous déplorons cette situation
inacceptable. Nous condamnons toute violence d’où qu’elle vienne et nous
réitérons nos sentiments de compassion à l’égard des victimes innocentes et les
assurons de nos prières. Nous en appelons au Gouvernement congolais de prendre
davantage la mesure de cette tragédie, notamment par l’ouverture d’une enquête
indépendante, afin d’établir les responsabilités. Nous rappelons également à la
MONUSCO de protéger davantage les populations civiles. Nous prenons acte
du fait que le Chef Maï-Maï, Mutanga Gédéon et une centaine de ses compagnons
aient rendu les armes pour la paix, et nous demandons que justice soit faite
pour les centaines de victimes de leurs exactions.
Conclusion
10. Face à la gravité de la crise
socio-politique et sécuritaire dans notre pays, nous exhortons les acteurs
politiques à prendre de la hauteur en renonçant aux intérêts partisans, afin de
rechercher la paix par un large consensus en tenant compte des aspirations de
la population.
11. En ce moment critique de l’histoire de notre pays,
nous invitons le Peuple congolais à tenir bon et à se tourner vers le
Seigneur notre Dieu pour implorer la grâce de la paix. A cet effet, une
prière pour la paix sera organisée dans toutes les paroisses à travers nos
diocèses, le 20 novembre 2016, en la Solennité du Christ Roi de l’univers, à
l’occasion de la clôture de l’Année Sainte du Jubilé extraordinaire de la
Miséricorde. Par ailleurs, nous encourageons tous nos compatriotes à demeurer
vigilants au respect de la vie humaine, de la Constitution et de l’ordre
social, notamment les institutions et symboles de l’Etat, sans
céder ni à la manipulation ni à la violence.
12. Nous confions
la réussite du processus électoral et l’avenir de notre pays à l’intercession
maternelle de la Sainte Vierge Marie, Notre Dame du Congo, Reine de la paix. Que Dieu prenne en grâce notre peuple et bénisse notre
beau pays (cf. Ps 66) !
Kinshasa, le 20 octobre 2016.
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