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samedi 10 décembre 2022

AJN, AVZ et TTX, des liens financiers incestueux en violation des lois de la bourse

La société canadienne AJN Resources INC du sulfureux homme d’affaires allemand Peter Klaus Eckhof a annoncé le 1er décembre 2022 dans un communiqué avoir acquis, via sa filiale Congo Resources SAU (CRS), 81 carrés miniers de la prometteuse mine de lithium de Manono dans la province du Tanganyika en RDC. Comment a-t-il pu acquérir aussi facilement ces carrés ? En fait, le patron de AJN Ressources INC (Peter Klaus) était l’ancien patron de AVZ Minerals qui détient des actions à travers Dathcom, dans la mine de lithium de Manono. 

Peter Klaus est aussi le patron de Tantalex Lithium Resources (TTX), une autre société qui veut aussi exploiter le lithium de Manono. Le fait que Peter Klaus ait des liens avec ses 3 société d’exploration et d’exploitation minière, lui donne accès à des informations confidentielles que d’autres investisseurs non pas. Et cela peut donner lieu à un délit d’initié. En effet, l’actuel patron de AVZ Nigel Munro détient 9,65% des actions de AJN Resources. Ce qui en fait le deuxième plus grand actionnaire avant Klaus qui a 3,69 % des actions. C’est après une rencontre en avril 2022 en Allemagne entre les deux hommes d’affaires, que AJN Resources a acquis 81 carrés miniers issus de la renonciation par AVZ d’une partie de son portefeuille minier. Cette "cession-renonciation" fut suivie immédiatement de la démission de Nigel Ferguson comme administrateur à AJN Resources. 

En tant qu’administrateur et deuxième actionnaire de AJN Ressources, Nigel Ferguson est lui-même le bénéficiaire de cette cession au détriment des porteurs des actions AVZ Minerals. Le lien entre Nigel et Klaus est visible comme un nez en plein visage. Seuls la RDC et les détenteurs des actions AVZ et AJN sont les dindons de la farce de ce deal. Les bourses australiennes et canadiennes ont-elles réellement reçu tous les documents sur cette transaction incestueuse ? Il appartient à ces deux gendarmes financiers de protéger les petits porteurs contre de possibles délits d’initié de certains investisseurs. 

Pour le moment, la RDC n’a pas encore délivré de permis d’exploitation à Dathcom/AVZ à cause de violations de la loi. Cela va faire 7 mois que les négociations pataugent. Or selon les règlements de la bourse australienne, une impasse dans les négociations pendant plus de 18 mois entraîne la radiation de la cote en bourse. Pour rappel, plusieurs organisations de la société civile considèrent AJRN comme un spéculateur des ressources naturelles n’ayant pas la capacité de développer une mine de classe mondiale. La société civile s’était déjà en novembre 2019 opposée à la cession par Sokimo de ses 10 % dans Kibali pour la modique somme de 20 millions contre des actifs 150 mille onces (10 % des 1,5 millions d’onces de réserves d’onces).


jeudi 1 décembre 2022

Publié à 11 mois du délai constitutionnel, le calendrier électoral mettrait le processus dans une posture de faible participation (Symocel)

La Synergie des Missions d'Observation Citoyenne des Elections (SYMOCEL) salue la publication par la Commission Electorale Nationale Indépendante, de la décision n°044/CENI/AP/2022 du 26 novembre 2022 portant publication du calendrier du processus électoral 2022-2027 relatif aux élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales. Elle en prend acte et relève à ce stade l'importance de noter les avancées, rappeler la délicatesse du contexte et de soulever les inquiétudes aux fins d'en appeler à l'amélioration du processus pour plus de transparence et pour des élections crédibles et apaisées.

I.             Un processus au contexte délicat et fragile

Le processus électoral en cours est placé sous l'implacable objectif de consolidation de la démocratie. Son succès reposera sur sa capacité à rassurer les parties prenantes que la démocratie est une réalité en République Démocratique du Congo et corriger à l'optimum les ratés démocratiques des 3 processus électoraux passés.

Voici les principaux défis que le cycle doit relever :

• La périodicité : est la capacité à tenir les élections régulières qui respectent les délais fixés par la Constitution. Elle répond aux défis de mettre fin au système de glissement ; • Une CENI professionnelle et engagée pour la consolidation de la démocratie :

Un pessimisme sérieux subsiste actuellement auprès des parties prenantes sur l'indépendance (neutralité), le professionnalisme de la CENI et sa capacité à restaurer la confiance ;

• La primauté des valeurs et des principes démocratiques : une attente majeure des congolais est d'avoir des cycles électoraux aux règles incontestables et aux élections reposant sur la transparence, l'inclusion, la participation, l'équité, la légalité, etc. Ce défi reste entier et il est louable que la CENI en garde conscience ; Défis sécuritaires : lors des deniers scrutins, les populations de territoires de Yumbi, Béni et Butembo n'avaient pas pu exercer leur droit de vote pour l'élection présidentielle pour cause notamment sécuritaire.

A l'approche des scrutins de 2023, le contexte sécuritaire demeure préoccupant. Les Nations Unies estiment à plus de 5,6 millions de déplacés internes, suite à l'occupation du Nord-Kivu par les M23 appuyés par le Rwanda, aux activités de mouvements terroristes en Ituri, et à l'émergence des conflits communautaires dans une partie de Mai-Ndombe, de Kwilu et dans la périphérie de Kinshasa.

II.           Des points courageux et ambitieux :

La SYMOCEL note les points positifs suivants : L'identification et l'enrôlement des électeurs dans les 3 Aires Opérationnelles dans un délai de 90 jours. Ce délai est très ambitieux au regard de la faible sensibilisation de la population ;

L'alignement pertinent des opérations dans une ambition parallèle qui rachète le temps ;

L'Organisation des scrutins directs du Président de la République, des députés nationaux, des députés provinciaux et des conseillers communaux dans le délai constitutionnel ;

La programmation de la totalité des scrutins du cycle électoral ;

• La mise en route effective du processus, permettant aux parties prenantes de suivre le travail de la CENI avec exigence de redevabilité.

III.         Des inquiétudes qui appellent à plus d'efforts :

La publication du calendrier électoral revêt certaines faiblesses sur lesquelles la SYMOCEL attire l'attention de la CENI et des autres parties prenantes :

• Le mode de publication unilatérale du calendrier : Pour un outil de ci haute importance, engageant toutes les parties prenantes, le calendrier électoral aurait dû faire l'objet d'échanges préalables dans les cadres de concertation. Ce passage en force, témoigne d'une radicalisation de la CENI et une mise à l'écart des cadres de concertation qui d'ailleurs n'ont jamais fonctionné selon les standards démocratiques ;

La publication tardive dans un environnement de faible sensibilisation électorale : publié à 11 mois du délai constitutionnel de convocation du corps électoral pour l'élection présidentielle, le calendrier électoral mettrait le processus dans une posture de faible participation :

La non publication du budget est une entorse sans pareil aux règles de transparence et de fonctionnement des institutions d'appui à la démocratie ;

Les faibles garanties des principes de participation et d'inclusion : il est difficile de dire dans quelle mesure la CENI compte relever le niveau de participation et d'inclusion.

IV. Recommandations de la SYMOCEL

A. Au Gouvernement :

- De convenir d'un plan de décaissement avec la CENI et de le rendre public ; - De tout mettre en œuvre pour restaurer la sécurité sur l'ensemble du territoire national afin de permettre à tous les citoyens d'exercer leur droit de voter.

B. A la CENI

La SYMOCEL exhorte la CENI à privilégier la concertation avec les parties prenantes afin de restaurer la confiance ;

Elle appelle la CENI à publier et à faire large diffusion des outils supplémentaires de la planification à savoir : le budget des opérations, le plan de déploiement, le plan logistique, ainsi que le plan d'engagement convenu avec le Gouvernement et les partenaires Techniques et Financiers ;

- Elle invite la CENI à intensifier la sensibilisation de la population sur le processus ;

- Elle invite la CENI à redynamiser les cadres de concertation conformément au cadre légale aux standards démocratiques.

C. Aux Parties prenantes

- De s'approprier du processus et de se mobiliser pour la tenue des élections dans le délai Constitutionnel.

Fait à Kinshasa, le 1er décembre 2022

lundi 14 novembre 2022

En septembre 2022, la RDC avait un effectif de 44.030 détenus (Ministre de la Justice)

La ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese, a répondu le 14 novembre 2022 à l’invitation de la Commission des droits de l’homme de l’Assemblée nationale. Elle a été entendue sur les plaintes que les députés ont reçu des plaintes de leurs électeurs sur les arrestations et les détentions arbitraires, le non-respect de délai des prononcés des jugements et arrêts, les conditions de détention. Cette commission est présidée par le député Simon Iyanano.


Rose Mutombo Kiese, Ministre d'Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux


Si les arrestations et les détentions illégales concernent l'étape du dossier devant le parquet, les thématiques relatives à l'irrespect des délais des prononcés, l'absence de motivation et la distribution inéquitable de la justice visent le comportement des juges des cours et tribunaux et enfin, les conditions carcérales concernent aussi bien les justiciables qui sont encore sous l'empire du parquet que ceux déjà condamnés, a déclaré Mme Rose Mutombo Kiese.

Elle a rappelé que la Constitution établit trois pôles du pouvoir à savoir, le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. A la suite de Montesquieu, ces trois pouvoirs sont chacun séparé et indépendant. Cette assertion trouve sa plus belle expression dans l'énoncé de l'article 149 de la Constitution qui dispose : « le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif ». Et, l'article 151 de la même Constitution est plus explicite à ce propos car il dit que le pouvoir exécutif ne peut donner d'injonction au juge dans l'exercice de sa juridiction, ni statuer sur les différends, ni entraver le cours de la justice, ni s'opposer à l'exécution d'une décision de justice.

Qu'en est-il alors du magistrat du parquet non cité dans l'énonciation de l'article 151 prérappelé ?

Ne doit-on pas insinuer que le ministre de la Justice a un droit de regard sur ce que fait le magistrat du Parquet de telle sorte qu'il peut l'orienter dans la façon de bien faire les choses. Permettez-moi de vous dire qu'il n'en est pas le cas tant il est vrai que même l'article 70 de la Loi organique n°13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de l'ordre judiciaire qui place les officiers du Ministère public sous l'autorité du ministre de la Justice à travers le pouvoir d'injonction sur le parquet ne lui donne pas le champ libre car cet article limite la portée de ce pouvoir d'injonction.

Cet article in fine indique clairement que lorsque le ministre de la Justice exerce son pouvoir d'injonction sur le Parquet en saisissant le Procureur Général près la Cour de Cassation, l'Auditeur Général des Forces Armées de la République ou le Procureur Général près la Cour d'Appel, il ne doit pas interférer dans la conduite de l'action publique.

« Ce postulat ainsi posé, traduit en fait comme en droit que le ministre de la Justice n'a pas à exercer son contrôle direct sur le magistrat en dépit des attributions de la surveillance des activités judiciaires me reconnues dans l'Ordonnance n°22/003 du 7 janvier 2022 fixant les attributions des ministères. Par ailleurs, c'est aussi important de rappeler à l'attention de l'auguste Commission que même la discipline des magistrats est assurée par le Conseil Supérieur de la Magistrature à travers les chambres disciplinaires ». 

L'article 49 de la Loi organique n°06/020 du 10 octobre 2006 portant statut des magistrats telle que modifiée et complétée par la Loi organique n° 15/014 du 1er août 2015 est explicite. Aux termes de l'article susvisé, le pouvoir disciplinaire du magistrat est exercé par le Conseil Supérieur de la Magistrature. Le blâme, la retenue du traitement et la suspension sont prononcés par ledit Conseil.

« Dans ces conditions, il apparait clairement que des réformes aussi profondes que sérieuses du fonctionnement de notre pouvoir judiciaire s'imposent avec beaucoup d'acuité. C'est dans ce contexte que je salue grandement les réformes enclenchées par l'Honorable Sénateur Alexis Thambwe Mwamba à travers sa proposition de Loi sur le statut des magistrats qui, dans certaines de ses dispositions, renforcent le pouvoir de l'Inspectorat Général des Services Judiciaires et Pénitentiaires, un des services spécialisés du ministère de la Justice qui est en fait un des bras séculiers du ministre de la Justice ».

A ce propos, elle a sollicité l'accompagnement de la Commission, si pas de toute l'Assemblée nationale pour l'adoption de cet instrument très précieux qui permettra d'ajuster le comportement de nos magistrats.

I. Les conditions carcérales dans nos prisons : le traitement cruel, inhumain et dégradant

Il est de notoriété publique que dans la quasi-totalité de nos maisons d'arrêt et de correction et des prisons, les conditions de séjour sont de plus déplorables du fait de la vétusté des toutes ces infrastructures et de la modicité des frais de fonctionnement alloués aux prisons. 

En effet, s'agissant des établissements pénitentiaires, ils sont tous l'héritage de la colonisation. Après l'état des lieux du secteur établi en 2021, on en compte 209, dont 144 sont opérationnels. Le tableau statistique des prisons centrales, des camps de détention, des prisons urbaines et des territoires, élaboré par mes services en septembre 2022, établit un effectif de 44.030 détenus. Ce qui traduit une surpopulation carcérale extrême au regard des capacités d'accueil des maisons de détention en RD Congo.

Pour la prison centrale de Makala avec une capacité d'accueil de 1.500 pensionnaires, au 8 novembre 2022, l'effectif fait état de 12.000 pensionnaires, soit plus de 6 fois de sa capacité d'accueil. Dans la perspective de faire face à la situation précaire des établissements pénitentiaires confrontés à la surpopulation carcérale, aux évasions répétées et autres, Mme Rose Mutombo a préconisé depuis son avènement à la tête du ministère trois grandes mesures, à savoir :

- Le désengorgement des milieux carcéraux par la proposition de la mesure de grâce présidentielle et la libération conditionnelle pour ceux qui en sont éligibles ;

- La délocalisation d'anciennes prisons et la construction des nouvelles grâce au contrat de partenariat public privé avec certains opérateurs économiques qui construisent sur une grande concession leur appartenant une prison pour l'Etat aux standards internationaux en contrepartie des anciens espaces abritant l'actuelle prison. Cette première expérience est en phase d'exécution à Goma avec la Prison de Munzenze ayant une capacité d'accueil de 1.500 pensionnaires. Le partenaire privé construit dans le Territoire de Masisi une nouvelle Prison moderne de 3.500 pensionnaires sur un espace total de 15 hectares ;

La présentation lors du Conseil des ministres du 21 octobre 2022 du projet de construction de 11 nouvelles prisons modernes ayant une capacité d'accueil de 2.500 pensionnaires chacune dans les 11 anciennes Provinces. Ce projet sera mixé avec la réhabilitation de quelques anciennes prisons comme celles de Kasapa à Lubumbashi, celle de Buluwo à Likasi et celle du Camp Fort Thinga à Boma.

Par ailleurs, il n'est pas sans intérêt de signaler que le tableau n'est pas que sombre dans ce secteur car des efforts ont quand même été entrepris pour la réhabilitation de certains établissements pénitentiaires. C'est le cas de la Prison urbaine d'Uvira dans le Sud-Kivu, de la Prison urbaine de Beni, la construction de trois pavillons dans la Prison centrale de Dilala à Lualaba et celle d'un pavillon au camp de détention de Luzumu. 

« Je serai incomplète si je ne parlais pas de l'alimentation des détenus où des efforts croissants sont effectués car avec le contrôle rigoureux que j'ai mis en place à travers la commission de surveillance de la livraison, les magasins de nos prisons sont toujours approvisionnés en nourriture et médicaments et le menu des repas a changé. Tout n'est pas encore rose mais il y a un changement notable ». 

II. L'irrespect des délais des prononcés des jugements, l'absence de motivation dans les jugements et distribution inéquitable de la justice.

Ces trois préoccupations comme elle l’a invoqué dans la partie introductive de son propos, rentrent dans les compétences des juges, lesquelles ne peuvent faire l'objet du contrôle de la ministre de la Justice qu’elle est.

« Cependant, en vertu des attributions qui me sont reconnues par l'Ordonnance fixant les attributions des ministères, notamment celles relatives au contrôle des activités judiciaires, je veille à ce que dans le respect du principe de la séparation des pouvoirs et surtout de l'indépendance du pouvoir judiciaire, que certains principes sacro-saints de la bonne administration de la justice soient respectés ».

A titre illustratif, elle s’est insurgée contre les décisions iniques qui ont été rendues par le Conseil d'Etat autour des dossiers des contentieux électoraux des Gouverneurs de la Mongala, du Maniema et de la Tshopo. Elle n'a pas hésité un seul instant à saisir l'Inspectorat Général des Services Judiciaires et Pénitentiaires pour enquêter sur les cas odieux dénoncés. 

« Aussitôt en possession du rapport y afférent, j'ai depuis la fin du mois passé saisi la Chambre nationale disciplinaire pour statuer en disciplinaire contre ces magistrats indélicats. Et je n'entends pas m'arrêter en si bon chemin car, grâce à la passerelle de collaboration qu'est le cadre de concertation avec le nouveau bureau du Conseil Supérieur de la Magistrature, nous comptons mener une lutte sans merci pour traquer toutes les brebis galeuses qui ternissent l'image de la justice de notre Pays », a-t-elle conclu.


mardi 18 octobre 2022

Investir en Afrique devient une nécessité, pour ne pas dire un acte salvateur (Félix Tshisekedi)

 Mesdames et messieurs, Distingués invités,

Je suis particulièrement honoré de me tenir devant vous, ce jour, et j’aimerais remercier, à cette occasion, The Financial Times, pour cette opportunité qui m’est encore une fois donnée de parler de l’Afrique et principalement de la République Démocratique du Congo.

Avant d’entrer dans le vif de mon allocution, j’aimerais profiter de ma présence dans la mégapole londonienne pour exprimer, aux peuples du Royaume-Uni de Grande Bretagne et de l’Irlande du Nord, toute ma compassion et ma solidarité quant à la disparition de Sa Majesté la Reine Elizabeth II.

Mesdames et Messieurs, Distingués invités,
Le continent africain a de tous temps fait l’objet d’un antagonisme discursif consistant d’une part, à la vanter pour les potentialités dont elle regorge ; et d’autre part, à la vilipender pour les réalités économiques, sociales et politiques qui l’ont transcendé depuis la période faste des indépendances.
Ma présence à cette tribune tend non pas à exacerber davantage cet antagonisme mais plutôt à faire le plaidoyer honorable de cette Afrique qui se lève, qui avance et qui chaque jour durant, prend la mesure de sa grandeur et s’assume.

En effet, comment pourrais-je faire fi du réveil de l’Afrique, longtemps considéré comme un géant au pied d’argile au moment où notre continent et mon pays, la République Démocratique du Congo, en particulier, constituent aujourd’hui le graal dont l’humanité a besoin pour assurer sa survie ?
L’assurance de mes propos tient du fait des statistiques qui démontrent que nous sommes le continent qui offre le taux de rendement net le plus élevé comparativement aux autres continents, avec la présence d’économies qui affichent des taux de croissance oscillant à 5 % l’an, pendant qu’ailleurs, certaines économies peinent à franchir le seuil des 2 %.
Par ailleurs, Le Rapport 2022 sur l’investissement dans le monde de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce Et le Développement (CNUCED en sigle), publié le 9 juin, révèle que les investissements directs étrangers vers les pays africains ont atteint un niveau record de 83 milliards de dollars, plus du double du total enregistré en 2020.

Aujourd’hui, plus qu’hier, investir en Afrique devient une nécessité, pour ne pas dire un acte salvateur, non pas dans la logique du discours réducteur et marginalisant qui a toujours prévalu à l’encontre de nos populations, mais plutôt vis-à-vis des enjeux auxquels l’humanité est confrontée.
En effet, vous n’êtes pas sans ignorer les effets dévastateurs du réchauffement climatique et l’obligation qu’il nous incombe en tant qu’êtres humains, sans distinctions aucune, d’accélérer notre transition vers l’émergence d’une économie verte et durable pour ainsi sauver notre planète.
Comme lors de toutes les grandes mutations qui ont pu jalonner l’existence contemporaine de ce monde, l’Afrique a et aura toujours un rôle à jouer ; celui qu’elle s’est, cette fois-ci, choisie elle-même et pour lequel elle revendique, pour elle-même, la légitimité au vu des éléments ci-après :
1. L’Afrique, est tout d’abord synonyme de dynamisme et d’avenir. En effet, contrairement aux autres continents, l’Afrique se veut jeune car composée à plus de 60 % d’une population âgée de moins de vingt-cinq (25) ans ;
2. L’Afrique c’est également, le vivier minéral les plus prolifiques de notre planète puisque possédant près d’un tiers des réserves en minerais de celle-ci ;
3. L’Afrique est enfin, la clé de voûte de cette nouvelle révolution industrielle, dite verte, et qui passe notamment par :
• L’utilisation de ressources minérales pour la production d’artefacts peu polluants ;
• La protection de l’environnement et la protection des espaces verts et particulièrement des forêts ;
• Le changement de nos modes de vie, en adoptant de nouvelles techniques responsables de gestion des ressources qui pour certaines ancrées dans nos us et coutumes, autrefois considérés comme marginaux, mais qui s’avèrent aujourd’hui prisées et même définies comme salvatrices.

Mesdames et Messieurs, Distingués invités,
Je ne pourrais m’appesantir davantage sur les potentialités dont regorge l’Afrique, et le rôle qu’elle se revendique, notamment sur le plan de l’avènement de cette économie à émissions nettes zéros carbone sans pour autant évoquer mon pays, la République Démocratique du Congo.

Première productrice de cobalt au monde, avec un volume représentant près de 70% de la production mondiale, la République Démocratique du Congo abrite plus de 25 millions de tonnes de réserves identifiées dans son sous-sol, soit plus de 50 % des réserves de la planète. Elle est également riche d’autres minéraux entrant dans la fabrication des batteries électriques, tels que le cuivre, le manganèse, le chrome et le lithium.
À ce titre, je m’en vais uniquement rappeler les enquêtes Bloomberg réalisées en 2021, qui ont clairement mis en évidence qu’installer une usine traitant 10.000 tonnes de minerais par an (cobalt, lithium, manganèse, nickel et cuivre) coûterait 117 millions de dollars américains aux États-Unis d’Amérique, 112 millions de dollars américains en Chine, 65 millions de dollars américains en Pologne et seulement 39 millions de dollars américains en République Démocratique du Congo. Autrement dit, le coût est presque trois fois moins important dans notre pays qu’en Chine ou aux États-Unis, et deux fois moins qu’en Pologne.
Outre l’indéniable potentiel minier, la République Démocratique du Congo possède une faune et une flore quasiment unique au monde, de même qu’un fort potentiel agricole avec une superficie cultivable estimée à quelques 75 millions d’hectares dont moins de 10 seraient actuellement exploités. À côté de ces ressources, figure le Bassin hydrographique du Fleuve Congo deuxième poumon mondial après l’Amazonie et prisé pour la production d’hydrogène vert.

Mesdames et Messieurs, Distingués invités,
Pourquoi donc ne pas investir en Afrique ?
Malgré ce bref exposé des potentialités et des opportunités d’investissements dont regorge l’Afrique, en général, et la République Démocratique du Congo, en particulier, je ne puis ignorer que certaines interrogations bien souvent exprimées sous la forme de doutes, peuvent subsister. Celles-ci, trouvent leurs racines dans l’épineuse question de la stabilité des institutions et du climat des affaires.
L’Afrique et la République Démocratique du Congo, notamment, ont eu, tel que mentionné dans mon introduction, à faire l’objet d’un antagonisme discursif oscillant entre séduction et répulsion, laissant ainsi la part belle aux hommes d’affaires à la réputation sulfureuse et aux investissements viciés, pour ne pas dire véreux, à son plus grand dam.
Il est vrai que le continent africain fait l’objet d’un activisme de groupes armés, certains identifiés comme terroristes comme c’est le cas de la République Démocratique du Congo, alimenté par les volontés prédatrices de certaines puissances, parmi lesquelles on retrouve parfois des États voisins, comme c’est le cas du Rwanda, État-membre du Commonwealth, qui mène une guerre par procuration dans l’Est de mon pays, sous couvert du groupe terroriste du M23.
Le continent africain fait aussi l’objet de sursauts et d’interruption non- démocratiques du cours des institutions à travers la perpétration de coups d’État, notamment. Cependant, les silences parfois complices des puissances internationales ainsi que des médias internationaux, l’ignorance des cris d’alarme et de colère exprimé par nos peuples à travers leurs dirigeants dans les forums internationaux contribuent malheureusement à ce que l’Afrique ne soit perçue que comme un continent à problème.
Je saisis donc l’opportunité m’offerte par cet évènement pour dénoncer cette passivité, et parfois complicité, dans le traitement et la considération donnée à la couverture médiatique et politique des évènements ayant cours en Afrique et appelle à davantage de responsabilité, et d’enthousiasme quant à la capacité de cette Afrique à garantir la sécurité de ses populations mais également des investissements qui y sont développés.

Mesdames et Messieurs, Distingués invités,
L’Afrique et la République Démocratique du Congo ne s’avoueront jamais vaincues et ne s’apitoieront plus pour leur sort. Au contraire, l’Afrique aspire a davantage de considération et se décide, à travers ses nations dont la République Démocratique du Congo, à prendre le devant afin de prêcher la nouvelle qui veut qu’elle soit aussi importante que tous les autres blocs régionaux aussi bien dans la conduite et la gestion des affaires de ce monde que dans l’avènement de cette nouvelle économie plus responsable.

En ce qui concerne la République Démocratique du Congo, celle-ci, vous attend, avec responsabilité et dignité pour ainsi contribuer et concourir à la volonté de développement que nous mettons chaque jour davantage en œuvre. D’ailleurs, de nombreuses avancées ont été enregistrées, notamment dans le cadre du climat des affaires.
En effet, ayant fait de l’investissement l’une des pierres angulaires pour le développement de mon pays, j’ai impulsé un ambitieux programme de réformes économiques visant à faire de celui-ci, un véritable hub d’attractions pour des nouveaux projets ambitieux. On y retrouve, notamment, un cadre légal et réglementaire mis à jour, des mesures d’incitation fiscale à la création des zones économiques spéciales et l’adoption de nouvelles mesures visant à renforcer la lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, ceci afin de créer un environnement propice aux investissements congolais, africains et du reste du monde.
Pour conclure, je dirai, tel que vous avez pu le constater, un nouveau paradigme a vu le jour ; celui d’une Afrique et d’une République Démocratique du Congo, notamment, décomplexées, avides de progrès et de développement, et fin-prêtes à jouer leur rôle dans la marche du nouveau monde qui pointe à l’horizon.

Mesdames et Messieurs, Distingués invités
L’Afrique et la République Démocratique du Congo vous attendent

Je vous remercie.

mardi 4 octobre 2022

Remue-ménage au commandement de l'armée : Tshiwewe à l'état-major général Fardc et Ephraim Kabi à la Garde républicaine

 Kinshasa, mardi 4 octobre (Cellcom présidentielle/GKK)

Aux termes d'une série d'ordonnances rendues publiques le 3 octobre 2022 à la télévision publique RTNC, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a procédé à un remue-ménage au sein des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).

A la suite de ces ordonnances, le Lieutenant-Général Christian Tshiwewe Songesha devient le Chef d'Etat-major général des FARDC, en remplacement du Général d'armée Mbala Musiense.

Jusqu'à sa nomination, Christian Tshiwewe, Général 3 étoiles, était le Commandant de la Garde République où il a œuvré depuis le début de sa carrière militaire gravitant les échelons en récompense de sa bravoure à différents postes de commandement. 

Le nouveau Chef d'EMG des FARDC est secondé par deux Chefs d'Etat-major généraux adjoints : Ishale Gonza Jacques (Chargé des opérations militaires) et Léon-Richard Kasonga, l'ancien porte-parole des FARDC (Chargé de l'administration et logistique).

Aux termes d'une autre ordonnance, trois Sous-Chefs d'Etat-major généraux ont été nommés. Il s'agit du Général-Major Roger Ndaywell qui devient le patron des renseignements en remplacement de Delphin Kahimbi ; le Général-major Shiko Jérôme chargé des opérations militaires (il était jusqu'ici chargé des opérations à la Garde Républicaine) ; le Général-major Thomas Kisezo, chargé de l'administration et le Général-major Kipongo Bora chargé de la logistique.

Dans la série des ordonnances de ce lundi soir, le Président de la République Félix Tshisekedi a élevé au grade de Général-major Kabi Kiriza Ephraim et l'a nommé Commandant de la Garde Républicaine (GR).

Chef d'Etat-major au sein de cette unité spéciale de protection présidentielle, le Général deux Étoiles Ephraim Kabi Kiriza est secondé par le Général de Brigade Iyengeli Christophe chargé des opérations et renseignements, du Général de Brigade Mulumba Kabanangi Desiré chargé de l'Administration et logistique et le Colonel Maloba, Chef d'Etat-major de la GR, poste occupé il y a peu par le nouveau commandant de la GR.

Le Commandant Suprême des FARDC a aussi nommé des nouveaux Généraux de Brigade parmi lesquels Sassa Nzita, Mulume Muderhwa, Mbuyu Kongolo Fabrice, Mulumba Kabanangi, Muyumba Malango et Ilengeli Christophe.

Cette série de nominations procède du souci du Chef de l'Etat FélixAntoine Tshisekedi Tshilombo de poursuivre la réforme au sein de l'armée ; elle intervient au moment où la loi de programmation militaire tant souhaitée a été élaborée.

lundi 3 octobre 2022

Le GAFI salue les efforts de la RDC dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme

La Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption (LICOCO) a félicité le 3 octobre 2022 le Gouvernement de la RDC, à travers la CENAREF, d’avoir fournis toutes les informations possibles sur les efforts que la RDC accomplit dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Les informations fournies par la CENAREF, lors de la réunion de face à face qui vient d’avoir lieu à Livingstone (Zambie) le 8 septembre 2022, ont convaincu les experts du Groupe d’Action Financière, (GAFI) et ces derniers ont accordé à la RDC un délai supplémentaire de trois ans (octobre 2022 – mai 2025) pour mettre en application un plan d’action convenu entre les parties. Par conséquent, la RDC serait placée sur la liste des pays sous surveillance renforcée.

Lorsqu’un pays est mis sous surveillance renforcée, cela veut dire que le pays doit prendre rapidement par écrit un engagement de haut niveau, sous surveillance de GAFI, à résoudre les défaillances identifiées dans le rapport d’évaluation mutuelle.

Plusieurs pays du monde sont présentement identifiés dans la liste des Etats sous surveillance renforcée aux termes de l’évaluation mutuelle et cela ne constitue pas une sanction mais une contrainte à remédier aux lacunes identifiées, nous a précisé l’expert de CENAREF.

Une des recommandations importantes de GAFI est la réforme de la loi sur les blanchiments des capitaux et financement du terrorisme de la RDC. La proposition de loi de réforme a été déposée à l’Assemblée Nationale et la LICOCO espère qu’elle sera votée au courant de cette session parlementaire.

Une autre recommandation importante de GAFI à la RDC est d’avoir une Etude Nationale des risques de Blanchiment des Capitaux et Financement du Terrorisme. En ce qui concerne cette étude, elle est en phase finale et d’ici le mois de décembre 2022, elle sera publiée par CENAREF. La LICOCO alertait déjà au mois d’août 2022 sur les menaces que la RDC courait en ne prenant pas des mesures législatives et règlementaires pour se conformer aux exigences de GAFI dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et financement du terrorisme.

En lisant le plan d’action que GAFI a envoyé au Gouvernement, la LICOCO estime que la RDC peut se conformer aux exigences de GAFI si les autorités politiques et administratives s’impliquent en faisant appliquer la loi. La lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme doit être une affaire de tout Congolais et la LICOCO encourage les citoyens à dénoncer les personnes qui sont impliquées dans des activités illicites.

Les personnes qui sont impliquées dans des actes de corruption, la fraude fiscale et douanière, les détournements des fonds publics, le trafic d’influence, la vente d’arme ou d’espèces protégées, les actes terroristes et son financement sont parmi les activités illicites que les Citoyens doivent dénoncer. La LICOCO s’engage à suivre la mise en application de ce plan d’action pour le respect des engagements pris par le Gouvernement auprès de GAFI.

 


mercredi 17 août 2022

Attaque à l’artillerie sur le chantier d’une centrale hydroélectrique du Parc National des Virunga

Le Parc national des Virunga a été victime d'une violente attaque dans la matinée du mardi 16 août 2022 sur le chantier de construction de la nouvelle centrale hydroélectrique de Rwanguba, dans le Territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Cette attaque, qui a impliqué des tirs d'artillerie lourde, a entraîné la chute de deux engins explosifs au milieu du chantier qui comprend des installations résidentielles pour les travailleurs et des ateliers de construction. Elle s'est traduite par des dégâts matériels significatifs, notamment pour les équipements de chantier.

D'après les communautés locales, les tirs d'artillerie provenaient des positions du M23 situées à moins de 5 km du site du chantier. Aucune victime n'est à déplorer parmi les membres du personnel car les autorités du parc ont pu procéder à une évacuation dès le début de l'attaque. Malheureusement, plusieurs victimes sont décédées dans les villages alentour. Le Parc National des Virunga est au cœur de la région affectée par l'insécurité depuis la résurgence de la rébellion du M23.

Le secteur des gorilles de montagne, dans la partie sud-est du parc, se trouve à cheval entre le Rwanda et la RDC et est l'objet d'intenses combats depuis octobre 2021. Le 22 novembre 2021, un garde parc, Etienne Kanyaruchinya, avait été tué au cours d'une violente attaque contre un poste de patrouille de l'ICCN à Bukima. Olivier Mushiete, Directeur Général de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, déclare à cette occasion : « L'ICCN condamne fortement cette dernière attaque à Rwanguba. Les gardes du parc sont des agents de mise en application de la loi dans les aires protégées. Leur mandat est de s'assurer de la protection de l'héritage naturel de la RDC, qui dans le cas du Parc National des Virunga est également inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. De plus, les personnels civils qui travaillent sans relâche à la mise en œuvre des programmes de développement du parc n'ont d'autres objectifs que de participer à la construction d'un futur tourné vers la paix et la prospérité pour les populations du Nord Kivu. L'attaque d'hier ne fait que renforcer leur détermination à accomplir leur mission ».

Depuis 10 ans, le Parc National des Virunga travaille à produire de l’énergie électrique dans le cadre d'une stratégie de valorisation des écosystèmes du parc. Cette stratégie de stabilisation par le développement durable promeut une économie verte et la création d'emplois au Nord-Kivu. Les centrales hydroélectriques du parc sur la rivière Rutshuru permettront à terme de produire près de 42 MW d’électricité, ce qui fera du parc la première source d'énergie à l'Est de la RDC. Ces centrales sont construites grâce au soutien financier de l’Union européenne dans le cadre de son programme de lutte contre la pauvreté et de développement du Nord-Kivu.

En 2019, une analyse indépendante conduite par l'institution de recherche britannique Cambridge Econometrics a estimé que le niveau actuel de production d'énergie avait permis la création de plus de 30.000 emplois dans cette région affectée par la pauvreté extrême. Avec la future centrale de Rwanguba, le nombre pourrait monter à 100.000 emplois d'ici 2030. Le Parc National des Virunga, situé à l’Est de la RDC, couvre une superficie de 7.800 km2 qui inclut les volcans de la chaîne des Virunga au sud et le Mont Rwenzori. Il est frontalier avec le Parc des Volcans au Rwanda et le Queen Elizabeth Park en Ouganda.

Créé en 1925, il est le plus ancien parc naturel d’Afrique et figure sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité (UNESCO) depuis 1979. Durant les 30 dernières années, le braconnage et la guerre civile en RD Congo ont gravement endommagé ses écosystèmes qui sont aujourd’hui en voie de restauration. Le parc est géré conjointement par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et son partenaire « Virunga Foundation ». L’ICCN est l’autorité gouvernementale mandatée pour assurer la gestion des aires protégées à l’échelle du pays. Les agents de l’ICCN assurent leur protection, qui, au Parc National des Virunga, inclut aussi celle de l’espèce protégée des gorilles de montagne.