APO

lundi 13 août 2018

L’appel de Kiakwama à Félix Tshisekedi, Bemba et Kamerhe : « Aujourd’hui plus que jamais, notre opposition politique a de nouveau besoin d’hommes de parole. Elle a besoin d’HOMMES, tout simplement »


Il est plus facile pour un Chef de l’Etat acculé par la nation et la communauté internationale de céder aux flatteries d’un entourage parfois apeuré que de céder aux demandes répétées de démocratie du peuple.

La non-candidature du Président sortant est, d’une part, à attribuer avant tout au peuple congolais dans toutes ses composantes, qui a payé, depuis plusieurs années, un tribut inestimable et, d’autre part, à l’implication constante et sans failles de tous les amis du Congo. A tous Merci. Et Félicitations pour cet engagement infatigable de tous les instants !

Le melting-pot politique que constitue le Front Commun pour le Congo (FCC) présente aujourd’hui au même peuple congolais son candidat à l’élection présidentielle. Les membres de cette coalition se battront, dans une unité forcée, en exploitant les failles du processus électoral que tous nous continuons à décrier, pour faire gagner leur candidat.
Il revient donc à l’opposition politique congolaise dans son ensemble et sa diversité de parcours, à également prendre la mesure de cet instant crucial et à répondre aux vœux récurrents d’unité, de cohésion et d’alternance du peuple congolais.
Hier, Feu Etienne Tshisekedi pouvait nous réunir du simple fait que nous le respections. Nous respections l’Aîné et, nous respections aussi l’Homme de Parole, l’Homme Vrai.
Aujourd’hui plus que jamais, notre opposition politique a de nouveau besoin d’hommes de parole. Elle a besoin d’HOMMES, tout simplement.
Des « rêveurs », des « pragmatiques », des « populaires », des « obscurs », des « plus beaux », « plus intelligents », « plus diplômés », « plus courageux », … nous en avons tant et plus. Ils sont plus rares parmi nous, ceux qui sont capables de donner une parole et de la tenir sur leur honneur.
Après la messe de suffrage en la mémoire de mon regretté frère Jeannot Bemba Saolona et leurs rencontres, Jean-Pierre Bemba, Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi ont chacun dit leur volonté de s’unir et de donner un candidat commun de l’Opposition à la Nation Congolaise.
Alors publiquement, j’invite ces trois fils du Congo ; Jean-Pierre, Vital et Felix, d’effectivement tout mettre en œuvre pour parvenir à ce noble but. Ils portent aujourd’hui une responsabilité historique ! VITAL KAMERHE fait à mes yeux parti des cadres congolais les mieux préparés à gérer l’Etat. Il a eu à assurer plusieurs fonctions qui forment et forgent. Bien sûr, c’est un homme. Il peut avoir les défauts de ses qualités mais, j’ai eu à le fréquenter depuis deux décennies bientôt. Il est patriote. Il sait être aux côtés de ceux qui ont une certaine idée de la RDC. Monsieur le président de l’UNC, vous êtes parmi les aînés de votre génération politique. Retrouvez la mémoire du Pacificateur ; alors le sort de la Nation, dont vous savez qu’il y a plusieurs manières de la servir, prendra le pas sur toute autre considération, FELIX TSHISEKEDI certains ont la faiblesse de penser qu’il ne sera jamais que le fils de Feu son illustre père. Certes, les parents engendrent les enfants, mais JAMAIS ils n’engendrent leur devenir.
Monsieur le président de l’UDPS, vos pas doivent à présent être guidés non seulement par les volontés de vos très nombreux partisans mais, par ceux de l’idéal national. Idéal national qu’il vous faudra parfois seul et parfois contre les vôtres, être capable de juger et de déterminer. Il vous est arrivé déjà de devoir rappeler que personne ne peut vous aimer plus que vous-même. Plus que quiconque dans notre pays, vous ne pouvez-vous permettre d’échouer.
JEAN-PIERRE BEMBA pourrait aussi n’être associé qu’à feu son père, ou au combatif trentenaire et quadragénaire qu’il a été. Cependant, du vivant de Jeannot déjà, il avait pris une voie pleine de péril et l’avait assumée, au prix de sa liberté. C’est rare. Il faut le
signaler. Monsieur le Président du MLC, vous venez de connaître 10 ans d’une dure épreuve. Tant d’autres en seraient sortis laminés. Vous semblez en être sorti apaisé, assagi et prêt à assumer un devenir national. Il vous faut maintenant aller au bout de ce qu’exige ce destin, même si cela veut dire encore des sacrifices. Tout ce que vous
avez dit depuis votre retour parmi nous indique que vous êtes prêts à vous dépasser une fois encore. Continuez de creuser ce sillon.
A vous 3 principalement il reviendra de montrer la voie du dépassement et de l’altruisme. A tous ceux de votre génération politique, Moïse Katumbi – dont nous regrettons profondément le traitement singulier qu’il a subi et ce, malgré les conseils et les vives admonestations discrètement adressés à nos frères de la MP, Martin Fayulu, Freddy Matungulu, et tous les autres … A tous, je demanderai de penser aux enfants du Congo qui sont morts pour la patrie.
Tous ont des visages. Certains ont des noms : Floribert Chebeya, Luc Nkulula, Rossy Tshimanga, Fernand Tshimanga, Eric Boloko, Thérèse Kapangala, Hussein Ngandu, Serge Kikunda,… D’autres sont anonymes jusqu’à ce jour. Tous sont dans nos prières.
A chacun d’entre vous, je demanderai de penser aux peines quotidiennes de notre peuple. A chacun d’entre vous, je demanderai de penser au devenir national commun. A chacun d’entre vous, je demanderai de penser à notre communauté de destin et à l’impératif de
progrès à mettre enfin en œuvre. A chacun d’entre vous, je demanderai de penser aux millions de Congolais qui aspirent aux mieux-être et qui le méritent amplement.  Il est temps que l’on passe de l’aspiration à la concrétisation.
Je vous  demanderai enfin de penser aux Jean-Claude Muyambo, Franck Diongo, Eugène Diomi, Carbone Beni, Paul Nsapu et autres lanceurs d’alerte, activistes des droits de l’homme et militants des mouvements citoyens, qui sont en prison ou en exil. Votre sens du bien commun pourra résolument tous les aider!
Mettez-vous ensemble, et après la validation de vos candidatures, offrez à notre nation un Candidat Commun de l’Opposition que tous nous adouberons et que nous aurons à cœur de porter à la Présidence de la République de notre pays pour l’alternance, pour le changement et pour une gouvernance digne, tournée vers le bien commun.
TENEZ PAROLE. N’AYEZ QU’UNE PAROLE !
Certaines choses ne dépendront jamais ni de la CENCO, ni du CLC.
Kinshasa, le  9 Août 2018.
GILBERT KIAKWAMA kia KIZIKI,


Le M23 demande à Joseph Kabila de lever tous les obstacles à la bonne tenue d’un scrutin libre, transparent, crédible, inclusif et apaisé


Déclaration du Mouvement du 23 Mars en rapport avec le processus électoral actuel

La Direction de notre Mouvement porte à la connaissance de l’opinion ce qui suit :

01. A la suite du non-respect par le Gouvernement Congolais des Déclarations signées le 12 décembre 2013 à Nairobi, le Mouvement du 23 mars est physiquement présent sur le territoire national congolais depuis le 14 janvier 2017. Il ne s’agissait pas d’aller y faire la guerre plutôt pour apporter son soutien au processus électoral, seule voie susceptible d’octroyer à notre pays et à notre peuple des dirigeants légitimes et dignes, capables de faire face, efficacement, aux causes profondes de conflits qui déchirent notre pays depuis plusieurs décennies. 

02. C’est en soutien à ce processus électoral que notre Mouvement s’est abstenu, depuis lors, de répondre aux multiples provocations et assauts menés contre lui par les forces gouvernementales, FARDC en sigle et leurs alliés. Cependant cette attitude d’abstention ne sera maintenue que si et seulement si le processus électoral actuel se révèle plus inclusif, transparent et libre de manière à garantir toute la confiance des électeurs.

03. Le Mouvement du 23 mars entend reprendre le dialogue avec seuls des dirigeants tributaires d’une véritable légitimité à l’issu des élections jugées réellement crédibles pour la mise en œuvre des différents accords de paix librement signés avec la République Démocratique du Congo.

04. Notre Mouvement considère encourageant l’acte posé par l’actuel Chef de l’Etat, Joseph KABILA KABANGE, de se choisir un candidat, autre que lui, devant représenter sa famille politique aux élections présidentielles du 23 décembre courant dans le strict respect de la Constitution de notre pays. Néanmoins, nous lui demandons de lever tous les obstacles à la bonne tenue d’un scrutin libre, transparent, crédible, inclusif et apaisé: il s’agit notamment de la mise en application complète des mesures de décrispation politique conformément à l’accord politique du 31 décembre 2016, de la mise à l’écart de la machine à voter et de la clarification des cas litigieux des 6 millions d’individus irrégulièrement inscrits sur le fichier électoral susceptibles de décrédibiliser le résultat du scrutin et conduire à des contestations violentes. 

Fait le lundi 13 Août 2018

Le Président du Mouvement du 23 Mars

Bertrand BISIMWA

vendredi 10 août 2018

Épidémie d'Ebola en RDC: L’UNICEF mobilise des spécialistes de la communication pour soutenir la campagne de vaccination


Pendant que la campagne de vaccination contre la maladie à virus Ebola (MVE) a été lancée par le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) le 8 août 2018, l’UNICEF a mobilisé des spécialistes de la communication pour informer et encourager la participation dans la campagne de vaccination des communautés locales affectées par la maladie. "Nos spécialistes de la communication sont sur le terrain et informent les communautés concernées par la campagne de vaccination", a déclaré le Dr Gianfranco Rotigliano, Représentant de l'UNICEF en RDC.
"La précédente épidémie d'Ebola a démontré que l’engagement des communautés locales est essentielle pour prévenir la propagation de la maladie et assurer sa participation aux efforts de vaccination." Dans le cadre du Plan d’action conjoint du Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) coordonné avec l’OMS et l’UNICEF, la vaccination est proposée, gratuitement et sur une base volontaire, à tous les membres des communautés locales ayant été en contact avec une personne infectée.
L’UNICEF a déployé douze spécialistes de la communication dans les zones touchées des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri pour travailler avec des agents communautaires. Ils apportent les conseils préalables aux personnes éligibles à la vaccination ainsi que des informations de base aux communautés touchées sur le vaccin. Ces efforts font partie de la mobilisation sociale globale et de la communication communautaire qu’UNICEF mène avec ses partenaires pour sensibiliser la population au virus Ebola et aux moyens de se protéger contre la maladie afin d’éviter sa propagation.
Avec ses partenaires, l'UNICEF a déjà informé sur les messages et les gestes de prévention 60 responsables communautaires de l’aire de santé de Magina située dans la zone de santé de Mabalako; formé 100 travailleurs communautaires de la zone de santé de Beni pour qu'ils organisent à leur tour des activités de sensibilisation au sein des communautés locales; travaillé avec 79 journalistes locaux et neuf stations de radio à Beni et Goma pour diffuser des programmes de sensibilisation ; distribué des messages de prévention du virus Ebola dans 241 églises de la zone de santé de Beni.
En outre, l’UNICEF appuie le déploiement d’agents communautaires supplémentaires dans la région touchée afin de renforcer les efforts de communication et d’information visant à promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement et à soutenir la campagne de vaccination. 


Situation épidémiologique dans la province du Nord-Kivu
Jeudi 9 août 2018

La situation épidémiologique de la Maladie à Virus Ebola en date du 8 août 2018 :
·  Au total, 44 cas de fièvre hémorragique ont été signalés dans la région, dont 17 confirmés et 27 probables.
·  54 cas suspects sont en cours d'investigation.
·  1 décès d'un cas confirmé à Mabalako.  
·  * Les tests laboratoire des échantillons prélevés sur les 2 cas suspects de Goma se sont révélés négatifs ce jeudi 9 août à 22 heures.
 Remarques:
·  Afin d’éviter que le nombre total de cas varie (à la hausse ou à la baisse) quotidiennement, les cas suspects ont été placés dans une catégorie séparée. Ainsi, les cas suspects dont les tests laboratoires se sont révélés positifs seront ajoutés dans la catégorie des cas confirmés alors que ceux qui sont négatifs (non cas) seront retirés du tableau.
·  La catégorie des cas probables reprend tous les décès notifiés pour lesquels il n'a pas été possible d'obtenir des échantillons biologiques pour confirmation au laboratoire. Les investigations permettront de déterminer si ces décès sont liés ou non à l’épidémie.

Actualité de la riposte

·  Dr Richard Kitenge, Responsable national de la prise en charge médicale, est arrivé à Goma où il assistera la Division Provinciale de la Santé du Nord Kivu à mettre en place un plan de contingence au cas où Ebola atteindrait le chef-lieu de la province.
Les premiers piliers de la réponse à Goma ont été activés. Ainsi, une unité d’isolation transitoire a été identifiée à l’hôpital provincial du Nord-Kivu (Goma), les agents de l’hygiène aux frontières ont commencé à être déployés aux différents points d’entrée de la ville, et les activités de mobilisation sociale sont également en cours pour sensibiliser la population sur la maladie et les méthodes de prévention.
·  L'échantillon prélevé dans la zone de santé de Watsa, dans la Province du Haut-Uélé, a été analysé au laboratoire mobile installé à Béni et s’est révélé négatif pour le Maladie à Virus Ebola sérotype Zaïre.


mercredi 8 août 2018

Entendre, Apprendre, Comprendre, Entreprendre (Candidat KTryphon Kin-Kiey Mulumba)


COMMUNIQUÉ DE PRESSE RDC
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L’action menée depuis une dizaine d’années a été forte mais a manqué une puissance transformatrice. 

Beaucoup de projets de développement ont été combattus de manière farouche ou ont manqué de pertinence. 

Le constat est que l’action a manqué d’être partagée et portée par notre Peuple.

Les plus fortes actions de contestation et d’affaiblissement sont venues du sein de la classe politique au pouvoir qui a littéralement refusé paradoxalement d’accompagner l’action et de l’assumer.

L’élargissement mathématique d’une plateforme pose la question de crédibilité de l’offre et de cohésion.

Le gap de cohésion a atteint un tel niveau d’ahurissement qu’il a littéralement anéanti le rythme, la cohérence et la puissance de l’action publique.

Il faut recréer un consensus fort pour conduire l’action publique et ce consensus passe indubitablement par l’écoute et l’explication.

Ce n’est pas d’une Révolution revancharde et destructrice effaçant ce qui a été mené dont le pays a besoin. Le pays a besoin d’un réveil nouveau, d’une évolution forte, d’un engagement puissant et d’un soutien massif de l’action publique menée.

Le Congo doit entreprendre pour se redresser et construire une vision qui incarne le rêve de ses fils et filles. 

Les premières actions d’urgence et d’envergure sont l’école, la formation, l’apprentissage, l’intelligence, l’aménagement, les technologies, l’aménagement, les infrastructures, l’eau, l’électricité, le système de santé.

Le Congo doit créer l’entreprise et une main-d’oeuvre qui donnent un sens à la vie. 

Au centre et au cœur d’un Continent en pleine transformation et d’enjeux du futur, l’immense Congo doit devenir le pôle de sécurité, de stabilité, d’innovation, d’attractivité, le hub d’imagination et d’intelligence qu’il est appelé tout naturellement à être en Afrique.

Avec des compatriotes de divers horizons, nous nous engageons au sein du Mouvement ENACE (Entendre, Apprendre, Comprendre, Entreprendre) à annoncer, au cours des jours qui viennent, une offre politique nouvelle marquée par l’écoute et l’action en vue du redressement nécessaire de la Nation.

Fait à Kinshasa, le 7 août 2018.

Pour ENACE,
Président:
Professeur Tryphon Kin-kiey Mulumba.

Porte-parole :
Jean-Claude Baende Etafe Eliko



Who is Tryphon Kin-Kiey Mulumba?

H.E. PROFESSOR TRYPHON KIN-KIEY MULUMBA

- Born on September 4th, 1949 in Kindambi, Kitoy County, territory of Masimanimba, province of Kwilu (Bandundu);
- Doctor in Political Science of University of Paris 1-Pantheon Sorbonne, Paris, France (with Distinction);
- Master Degree in Political Communucation and Culture of the University of Paris 1 Pantheon-Sorbonne, Paris, France (with Distinction);
- DESS (a diploma of High specialized studies) in political Communication of the University of Paris 1 Pantheon Sorbonne, Paris, France;
- A Graduate Diploma In Journalism at CFJ, a training center of journalists, rue du Louvre, Paris, France;
- Journalism Professor, Press History, Public Relations, In Kinshasa University;
- Senior Editor at Africa Journal Ltd, London, England, from 1980 to 1981;
- Editor and Sales Executive at the World Agency Reuters (for eleven years from 1982 to 1993);
- Founder of Communication Group Finance Press Group, Editor of International Newspaper Le Soft International;
- Minister of Communication of the National Government of General Likulia Bolongo (Prime Minister), Kinshasa Zaïre (former Congo), 1997;
- Head of the Department in charge of Communication and Culture in RCD, Goma;
- Elected Independent National Deputy in Electoral Circonscription of Masimanimba, province of Kwilu (Bandundu), 2006;
- Founder and Presidenf of PA, le Parti pour l’Action (Parti du Crabe);
- Member of the Politic Bureau of the Presidential Majority;
- National Deputy Reelected (the only one out seven of the former legislature) from the elected circonscription of Masimanimba, province of Kwilu (Bandundu) in 2011;
- Minister of Posts, Telecommunications and ICT, from April 28th 2012 to 7 december 2014;
- Traveled all over the World and participated in many Telecommunications Events of the World;
- Founder of the Association KabilaDesir Asbl;
- Founder and President of Kin-ICT;
- Minister of Relations with the Parliament, december 7th, 2014.
- Now First Vice-President of A.B.CE, Political Regrouping of twenty Political Party of Presidential Majority.

mercredi 1 août 2018

Les Rangers d’African Parks honorés par les Premiers Prix de l’African Ranger Awards, inauguré en 2018


Quatre rangers d'African Parks figurent parmi les cinquante finalistes sélectionnés par les premiers African Ranger Awards pour leur engagement exceptionnel en faveur de la protection de la faune et de la flore sauvage en Afrique

African Parks est fier d'annoncer que quatre rangers extrêmement dévoués du Parc National de la Garamba en République Démocratique du Congo, du Parc National des Plaines de Liuwa en Zambie, de la Réserve de Faune de Nkhotakota et de la Réserve de Faune de Majete au Malawi sont lauréats du Paradise Ranger Awards, prix inauguré en 2018. Kasereka Kisuki Alexandre, Voster Mweene, Paul Kumwamba et Tizola Moyo sont quatre des cinquante finalistes reconnus pour leur engagement exceptionnel à la protection de la faune. Créé par la Fondation Alibaba, Paradise International Foundation, et le fondateur d'Alibaba Jack Ma, le Ranger Awards rend hommage aux contributions indispensables apportées par les rangers africains à la conservation de notre patrimoine naturel collectif face à une myriade de menaces. African Parks gère la plus grande équipe de rangers d'une ONG en Afrique, avec 1.000 d’entre eux travaillant en première ligne dans neuf pays pour assurer la sûreté et la sécurité de la faune et des personnes vivant dans et autour de chacun des quinze parcs sous sa gestion.

"Les rangers sont la première ligne de défense contre le risque accru et toujours présent de braconnage dans les zones de conservation critiques d'Afrique. Conduisant des dizaines de milliers de patrouilles à travers les parcs et interceptant les menaces toute l'année, ils sont souvent la seule force de sécurité disponible et leurs efforts construisent un avenir au sein duquel les gens et la faune peuvent bénéficier de paysages stables et fonctionnant écologiquement. » a déclaré Peter Fearnhead, le PDG d’African Parks. "Nous ne pourrions tout simplement pas protéger les millions d'hectares de nature sauvage intacte en Afrique sans eux, et nous leur sommes profondément reconnaissants pour leur dévouement extraordinaire. La Paradise International Foundation, la Fondation Alibaba et son fondateur Jack Ma ont été visionnaires en instaurant ce prix qui met en lumière les services de sécurité essentiels que fournissent les rangers à d'innombrables espèces et des millions de personnes. Nous adressons nos félicitations à tous les finalistes des prix et nous remercions la Fondation et Jack Ma de les honorer ».  

La Paradise International Foundation a annoncé en juillet dernier l'établissement d'un programme décennal de soutien à 500 rangers de la faune en Afrique, attribué chaque année à une cinquantaine de d’entre eux pour mettre en évidence leur rôle dans la conservation. Les lauréats 2018 ont été choisis en fonction des défis qu'ils ont dû surmonter, de l'impact qu'ils ont eu et de l'engagement, du leadership et de l'inspiration qu'ils ont apportée à leur équipe pendant leur service. Les qualités exceptionnelles de ces finalistes sont représentées par Kasereka Kisuki Alexandre de la Garamba en République Démocratique du Congo, Voster Mweene des Plaines de Liuwa en Zambie, Paul Kumwamba de Nkhotakota et Tizola Moyo de Majete au Malawi. Chaque récipiendaire reçoit une subvention de 3.000 $ US en appui à ses efforts globaux.

Kasereka Kisuki Alexandre a servi l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) en tant que ranger exceptionnel au Parc National de la Garamba depuis 2013. Pendant son séjour au parc, M. Alexandre a fait des progrès rapides et a excellé à chaque occasion. Après seulement deux ans à son poste, il s'est qualifié pour intégrer l'équipe d'élite et hautement qualifiée «Mamba» et a terminé avec succès la formation de commandement des patrouilles, examen intensif des capacités de leadership. "M. Alexandre est un membre très apprécié de la force compétente des rangers de la Garamba, et a été nominé pour le prix en raison de son professionnalisme, son courage étonnant et son leadership inspirant ", a déclaré le Directeur Général de la Garamba, John Barrett. «Opérant dans une zone systématiquement ciblée par des groupes armés de braconniers, le dévouement résolu de M. Alexandre et de son équipe rétablit la sécurité nécessaire pour la faune et pour les gens bien au-delà des limites du parc».

L'application effective de la loi est essentielle à la viabilité à long terme des zones de conservation en Afrique qui sont les derniers îlots de protection pour la plupart des populations restantes de grands mammifères emblématiques dans le monde. Les rangers à travers le continent sont le fondement des efforts pour empêcher des pressions de plus en plus fortes du braconnage, qui est mené par des groupes de plus en plus sophistiqués et militarisés, du commerce illégal d'espèces sauvages et de la demande de terres et de ressources. African Parks est entièrement responsable de l'application de la loi dans les 15 parcs qu'elle gère en partenariat avec les gouvernements, offrant une formation rigoureuse à une équipe de 1.000 rangers qui aident à protéger 10,5 millions d'hectares de terres. En 2017 seulement, 549 rangers ont été formés, ils ont confisqué plus de 54.000 objets illicites, retiré plus de 48.000 pièges à collets, procédé à 555 arrestations et effectué 113.000 jours de patrouille, contribuant à la sécurité et à la sauvegarde de ces paysages précieux.

Site du Patrimoine Mondial d'une valeur irremplaçable en Afrique Centrale, la Garamba abrite les seules populations restantes de girafes du Kordofan et d'éléphants, qui ont considérablement diminué du fait du braconnage perpétré par des hommes armés extrêmement motivés du Soudan du Sud, de l'Armée de Résistance du Seigneur et d'autres. Alors qu'il y en avait 22.000 dans les années 1970, il reste maintenant moins de 1.200 éléphants.  Cependant, en partenariat avec l'ICCN du gouvernement depuis 2005, African Parks a réorganisé l'application de la loi, l'équipement et la formation des rangers et a travaillé intensément avec les communautés pour faire face aux menaces. Avec le soutien vital de l'Union Européenne , l’USAID, l’USFWS, la Wildcat Foundation, la Banque Mondiale PREPAN, Randgold Resources, Elephant Crisis Fund, et la Walton Foundation, les rangers de la Garamba aidés par l'intégration de nouvelles technologies, gagnent du terrain pour sécuriser le paysage et assurer la sécurité aux communautés et à la faune vulnérables, tout en réduisant efficacement le braconnage des éléphants de cinquante pour cent en 2017.

À l'échelle mondiale, au cours de la dernière décennie, près de 1.000 rangers ont perdu la vie face aux nombreuses menaces sur la ligne de front de la conservation. Le Prix African Rangers récompense le travail essentiel que les rangers effectuent pour protéger notre patrimoine commun.

À propos d'African Parks: African Parks est une organisation de conservation à but non lucratif qui assume l'entière responsabilité de la réhabilitation et de la gestion à long terme de parcs nationaux en partenariat avec les gouvernements et les communautés locales. Avec la plus grande force de contre-braconnage et la plus grande superficie sous protection pour une ONG en Afrique, African Parks gère 15 parcs nationaux et aires protégées dans neuf pays couvrant plus de 10,5 millions d'hectares au Bénin, en République Centrafricaine, au Tchad, en République Démocratique du Congo, en République du Congo, au Malawi, au Mozambique, au Rwanda et en Zambie.


Nouvelle épidémie de la maladie à virus Ebola déclarée dans la Province du Nord-Kivu au 1e aout 2018


La Division provinciale de la Santé du Nord-Kivu a notifié le samedi 28 juillet 2018 au Ministère de la Santé 26 cas de Fièvre avec des signes hémorragiques, dont 20 décès dans l’aire de santé de Mangina située dans la zone de santé de Mabalako, territoire de Béni, dans la Province du Nord-Kivu. C’est ce qu’a annoncé le 1er août 2018 dans un message le ministre de la Santé, Oly Ilunga.

6 échantillons prélevés chez des patients hospitalisés sont arrivés à Kinshasa le 31 juillet 2018 et ont été analysés par l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB). Des 6 échantillons analysés, 4 se sont révélés positifs à la Maladie à Virus Ebola. Le séquençage est en cours à l’INRB afin d’identifier la souche du virus. Tout juste une semaine après avoir annoncé la fin de la neuvième épidémie de la Maladie à Virus Ebola dans la Province de l’Equateur, la République Démocratique du Congo fait face à une nouvelle épidémie. A ce stade, rien n’indique que ces deux épidémies, séparées de plus de 2,500 km, soient liées.

La Maladie à Virus Ebola étant endémique dans plusieurs régions du pays en raison de l’écosystème de la Forêt Equatoriale, le Ministère de la Santé avait déjà renforcé son système de surveillance épidémiologique dans toutes les zones à risque, dont le Nord-Kivu.

« Bien que nous ne nous attendions pas à devoir faire face à une dixième épidémie aussi tôt, la détection du virus est un indicateur du bon fonctionnement du système de surveillance mis en place par la Direction Générale de Lutte contre la Maladie », a-t-il indiqué.

Une équipe de 12 experts du Ministère de la Santé basée à Kinshasa arrivera à Béni le jeudi 2 août 2018 afin de mettre en place les différentes composantes de la riposte. Cette équipe composée de laborantins, d’épidémiologistes, de cliniciens psychologues et de médecins pour la prise en charge médicale acheminera un laboratoire mobile de l’INRB et des équipements de protection individuelle.

Le Ministère de la Santé prend toutes les dispositions utiles pour contenir rapidement et efficacement cette nouvelle épidémie de la Maladie à Virus Ebola. Toutes les composantes habituelles de la riposte en cas d’épidémie sont activées, à savoir : le laboratoire, la prise en charge médicale, la surveillance épidémiologique, la mobilisation sociale, et la logistique.

Par ailleurs, en raison de la situation sécuritaire dans les zones affectées, une nouvelle composante sécuritaire a été mise en place afin d’assurer la protection des prestataires de soins déployés et de la population. Des molécules thérapeutiques sont déjà disponibles dans le pays. Les comités éthique et scientifique détermineront les traitements curatifs et préventifs les plus appropriés pour cette dixième épidémie.

Nous invitons les populations, plus particulièrement celles du territoire de Béni et des aires voisines, à garder leur calme et à rester dans leur zone de santé afin de pouvoir bénéficier d’une prise en charge adéquate et des traitements en cours d’acheminement. De plus amples informations seront communiquées en toute transparence au fur et à mesure de l’avancée de la situation sur le terrain, a conclu le ministre de la Santé.