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jeudi 21 juin 2018

Province de la Mongala : Protestation d’une Ong contre un cas de viol avec violence survenu à l’Auditorat militaire de garnison de Lisala


Action des jeunes pour le bien-être social est désarticulée et approche la ministre provinciale du Genre de la province de la Mongala contre un cas de viol avec violence.

En tant qu’ONG sentinelle, activiste des droits humains et la voix des sans voix monte au créneau afin de dénoncer avec la fermeté, le cas de viol avec violence fait à Madame AMBUSA Sandra à l’AMIGO de l’auditorat militaire de garnison de Lisala dans la province de la Mongala, sur ordre du Major Auditeur de garnison militaire de Lisala.

I.FAITS ET RETROACTES

Attendu que, en date du  8 juin de l’année en cour, Madame AMBUSA SANDRA fut l’objet d’un mandat d’amener de la part du major Auditeur de l’auditorat militaire de Garnison de Lisala alors que dans la ville de Lisala il y a un Parquet près le Tribunal de Grande Instance ; Aussi, la victime étant civil et pour des faits aussi civils se voit interpeller par les agents de l’auditorat militaire et c’était pour quel but ?

Attendu que, la victime est poursuivie par le major auditeur précité pour n’avoir pas remis à Madame ANAELLE BWELI (copine de son mari), un colis en provenance de Kinshasa, alors que sur ce colis était marqué le nom de son mari, Monsieur ANGBAKO Faustin.

Que, après avoir compris que la destinataire de ce colis n’était autre que sa rivale et le colis avait la marque de son mari, ainsi, elle refusa de livrer ce colis à une rivale.

Que, fort malheureusement pour la victime, mère d’un bébé de 8 mois et enceinte, sous les ordres du major auditeur, après s’être entendue sur un procès-verbal et vers 20h00 du vendredi 08 Juin 2018, elle fut jetée avec son bébé à l’AMIGO dudit auditorat ensemble avec 7 autres détenus (tous des militaires) qui l’ont déchiré des habits (Blouse, soutien, pantalon et le sous vêtement) et l’on violés, car, dépourvue des forces, quelle cruauté !

En outre, qu’est-ce que ce bébé de 8 mois a-t-il fait pour être arbitrairement mis en cachot avec sa mère ?
Alors que La loi n° 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant en ses articles 6 et 10 stipulent respectivement que : « L'intérêt supérieur de l'enfant doit être une préoccupation primordiale dans toutes les décisions et mesures prises à son égard.
Par intérêt supérieur de l'enfant, il faut entendre le souci de sauvegarder et de privilégier à tout prix ses droits.
Sont pris en considération, avec les besoins moraux, affectifs et physiques de l'enfant, son âge, son état de santé, son milieu familial et les différents aspects relatifs à sa situation » et,« Aucun enfant ne peut être privé de liberté de façon illégale ou arbitraire.
L'arrestation, la détention ou l'internement d'un enfant ne peuvent être décidés qu'en conformité avec la loi, comme mesure ultime et pour une durée aussi brève que possible ».

En réalité, Madame Sandra Ambusa et son bébé ont obtenu leur mise en liberté provisoire, après 24 heures dans l’Amigo de l’Auditorat précité que grâce à l’intervention personnelle du Vice-Gouverneur de la Mongala et moyennant paiement d’une caution de 120.000 FC.

Enfin, le bébé et sa mère devraient être sous traitement mais faute des structures sanitaires à caractère humanitaires et l’impossibilité de la prise en charge par le ministère provincial du Genre.

II.DROITS

Attendu que la constitution de la République Démocratique du Congo du 18 Février 2016 en son article 17 alinéa 1er dispose que : «  La liberté individuelle est garantie. Elle est la règle, la détention l'exception.
Nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné qu'en vertu de la loi et dans les formes qu'elle prescrit».

L’article 19 alinéa 1er de la constitution du 18 Février renchérit que : « Nul ne peut être ni soustrait ni distrait contre son gré du juge que la loi lui assigne ».

Ainsi, le fait pour l’auditeur de Garnison militaire précité d’ordonner sa détention avec son bébé bien attendu, dans un cachot avec les militaires détenus à occasionner ce viol.

L’Article 170 de la loi sur les violences sexuelles dispose que :
« Aura commis un viol, soit à l’aide de violences ou menaces graves ou par contrainte à l’encontre d’une personne, directement ou par l’intermédiaire d’un tiers, soit par surprise, par pression psychologique, soit à l’occasion d’un environnement coercitif, soit en abusant d’une personne qui, par le fait d’une maladie, par l’altération de ses facultés ou par toute autre cause accidentelle aurait perdu l’usage de ses sens ou en aurait été privé par quelques articles » :

L’alinéa C de la même loi renchérit que : « Toute personne qui aura introduit, même superficiellement, toute autre partie du corps ou un objet quelconque dans le vagin » constitue l’infraction de viol ; et : « Quiconque sera connu coupable de viol sera puni d’une peine de servitude pénale de cinq à vingt ans et d’une amende ne pouvant être inférieure à cent mille francs congolais constants ».

Les articles 9 et 161 de la loi n° 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfantdisposent respectivement que : « Aucun enfant ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
La peine de mort et la servitude pénale à perpétuité ne peuvent être prononcées pour les infractions commises par un enfant »et,« Quiconque enlève ou fait enlever, arrête ou fait arrêter arbitrairement, détient ou fait détenir un enfant car violence, ruses, ou menaces, est puni de deux à cinq ans de servitude pénale principale,
Lorsque l'enfant enlevé, arrêté ou détenu a été soumis à des tortures corporelles, l'auteur est puni de dix à vingt ans de servitude pénale principale ».

En sus, le bébé est pour l’instant sous traitement car passer plus de 24 heures dans des telles conditions inhumaines extrêmement insupportable.

En conclusion :
L’article 19 alinéa 1er de la constitution du 18 Février 2016 dispose que : « Nul ne peut être ni soustrait ni distrait contre son gré du juge que la loi lui assigne ».
Les comportements du major Auditeur de l’Auditorat Militaire de Garnison de Lisala ont délibérément violés les libellés de l’article 19 de la constitution précitée.
En outre, placer une femme enceinte avec un bébé de 08 mois dans un AMIGO avec 7 autres détenus (militaires) témoigne l’intention criminelle de cet officier militaire qui connait bien que les lois de la République lui interdit d’agir de la sorte bien que magistrat.
Ainsi, Action des jeunes pour le bien-être social invite l’autorité compétente et tous ceux  qui nous lisent en ampliation de prendre des dispositions utiles pour décourager les comportements de ce magistrat militaire en l’occurrence le major auditeur de l’Auditorat Militaire de Garnison Militaire de la Mongala basé à Lisala, chef-lieu de la province de la Mongala.
En somme, les libellés de ses articles 193 et 191 de la loi portant protection de l’enfant disposent respectivement que : « Tout fonctionnaire ou officier public toute personne chargée d'un service public qui prend connaissance d'abus ou de mise en danger d'un enfant et qui s'abstient volontairement d'accomplir un acte de sa fonction ou de son emploi requis pour la circonstance est puni d'une amende de cent mille à deux cent cinquante mille francs congolais »et« Quiconque s'abstient de porter secours à un enfant menacé d'atteinte imminente à sa vie ou à son intégrité physique, sans risque pour lui ni pour des tiers, est puni de trois mois à un an de servitude pénale principale et d'une amende de cent mille à deux cent cinquante mille francs congolais ».

C’est pourquoi, l’Action des jeunes pour le bien-être social plaide pour la sécurité physique de la victime, Madame SANDRA AMBUSA et son assistance médicale avec son bébé.

Abidjan accueille un débat de haut niveau sur la gouvernance des infrastructures

La table ronde vise à accroître et à améliorer les services en Afrique francophone
Des représentants du gouvernement, des banques multilatérales de développement, du secteur privé et de la société civile convergent à Abidjan cette semaine pour la Deuxième table ronde régionale sur la gouvernance et les outils dans le domaine des infrastructures. L'événement vise à stimuler les investissements dans les infrastructures en comblant les lacunes en matière de gouvernance et en présentant des outils pour une meilleure évaluation des projets, la transparence, l'analyse fiscale et le renforcement des capacités.
Organisée conjointement par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), la table ronde comprend une session politique de haut niveau diffusée sur le Web, des sessions plénières sur des sujets d'actualité, des sessions en petits groupes présentant des études de cas de projets réussis et reproductibles, et plusieurs sessions consacrées à des outils concrets pour construire à l'avenir des infrastructures adaptées sur le continent africain.
Se déroulant les 21 et 22 juin, l'événement s'inscrit dans la continuité de l'ambitieux programme de la première table ronde qui s'est tenue au Cap en novembre 2017. Cette table ronde vise l'Afrique francophone ; d'autres suivront dans d'autres régions au cours des prochains mois.
Oratrice principale de la table ronde, Pascale Dubois, Vice-présidente de l'Intégrité au sein du Groupe de la Banque mondiale, souligne l'importance de l'événement. « Jusqu'à présent, c'est le secteur public qui a fourni la majeure partie des investissements dans les infrastructures, compte tenu de leur nature intrinsèque de bien public. Pourtant, les ressources sont mises à rude épreuve dans le monde entier, à mesure que les budgets s’amenuisent. Dans le même temps, les gouvernements se sont également engagés à atteindre les Objectifs de développement durable, qui sont liés de manière très importante aux infrastructures ». Et de poursuivre : « Nous devons voir la réalité en face : il est peu probable que le financement provenant des institutions de développement et des bailleurs de fonds suffise à combler le manque d'infrastructures. Nous voulons nous assurer que les projets sont commercialement viables et attrayants pour le secteur privé, qu'ils sont viables sur le plan financier, qu'ils représentent un bon rapport qualité-prix, qu'ils peuvent être mis en œuvre et qu'ils sont achetés et entretenus avec intégrité. »

Les discussions de groupe de la table ronde aborderont plusieurs questions pressantes, et notamment les suivantes :
·  Quels sont les principaux problèmes de gouvernance et les obstacles qui entravent la réussite des investissements dans les infrastructures ?
·  Quelles sont les capacités clés sur lesquelles les gouvernements doivent se concentrer ?
·  Que devrait-on inclure dans un plan stratégique pour une vision à long terme des infrastructures ?
Les séances de discussion ouvertes porteront sur les défis, notamment la maximisation du financement du développement, la gestion et la consultation des parties prenantes, l'impact climatique sur les infrastructures, les défis financiers liés à l'acquisition d'infrastructures et le déblocage des pipelines grâce à une meilleure coordination.





mardi 19 juin 2018

Lutte contre la polio en RDC : Plus de 3,5 millions d’enfants vaccinés lors de la récente campagne


Depuis plusieurs mois, la République Démocratique du Congo (RDC) fait face à une nouvelle épidémie de poliomyélite. A ce jour, vingt-six cas de poliovirus ont été confirmés à travers le pays, dont deux dans la Province du Maniema, neuf dans la Province du Haut-Lomami, quatorze dans la Province du Tanganyika, un dans la Province du Haut-Katanga et un dans la Province du Mongala.
Si l’épidémie au Maniema semble sous contrôle, elle continue de sévir dans les Provinces du Tanganyika, du Haut-Katanga et du Haut-Lomami. Le risque de propagation aux autres provinces est élevé.
Afin de contrôler l’actuelle épidémie, l’UNICEF soutient le Gouvernement de la RDC dans ses campagnes de vaccination contre cette maladie provoquant des paralysies irréversibles et invalidantes auprès des enfants.

« La récente campagne de vaccination qui a eu lieu au mois d’avril et de mai dernier a permis de vacciner 3.672.786 enfants dans les Provinces du Haut-Lomami, du Tanganyika, du Haut-Katanga et du Lualaba », a souligné le Dr Gianfranco Rotigliano, Représentant de l’UNICEF en RDC.

Cette campagne de vaccination succède à cinq autres qui ont été conduites en 2017. L’UNICEF a appuyé la récente campagne de vaccination organisée par le Gouvernement à travers la mise à disposition entre autres de plus de 3,5 millions de doses de vaccin, 2600 glacières et 6000 porte-vaccins et l’organisation d’activités de communication et de sensibilisation de la population à la vaccination. L’organisation a déployé 88 spécialistes pour soutenir la campagne de vaccination et la communication pour la vaccination.

« Dans certaines zones de santé, les vaccinateurs continuent à se heurter à des refus. C’est pourquoi la communication envers des populations est essentielle en vue d’obtenir son implication active », a rappelé le Dr Rotigliano.  

L’UNICEF appuie le travail de communication pour la vaccination à travers des activités plaidoyer adressés aux autorités politiques et aux leaders communautaires et religieux, la diffusion de messages par les médias, la distribution d’affiches et autres supports de communication au sein des communautés ainsi que la formation et mobilisation des relais communautaires. Ce travail de communication a contribué à diminuer la proportion d’enfants non vaccinés suite aux refus de 35 % en décembre 2017 à 11 % en mai 2018.

Bien que plus de 3 millions d’enfants aient été vaccinés lors de la récente campagne, un nombre important d’enfants n’est toujours pas protégé contre la polio. Au-delà du refus qui persiste vis-à-vis de la vaccination au sein de certaines populations, de nombreux enfants restent difficilement accessibles pour les services de santé en charge de la vaccination, en raison de l’infrastructure défaillante et de l’insécurité qui génère des mouvements de populations.

lundi 18 juin 2018

Rugby : Le Directeur Technique National de la Fédération Congolaise de Rugby de retour en RDC après un mois et demi de formation au Canada

La fédération a placé la formation parmi ses priorités car le rythme d’implantation du rugby en RDC est assez soutenu
La Fédération Congolaise de Rugby a le plaisir d'annoncer à toute la communauté rugbystique le retour de son Directeur Technique National, Monsieur Teddy TSHISUAKA  MUTOMBO ce lundi 18 juin à 19 h 15 par SN Brussels après un mois et demi de formation à Montréal au Canada.

Sa formation a été subventionnée par la Solidarité olympique à la suite de la demande de la Fécorugby et ce, après avis favorable du Comité Olympique Congolais.

Selon les échos venant de la 31e session de formation du Programme d’appui international au sport africain et des caraïbes (PAISAC), le centre de formation, le récipiendaire a été très appliqué et a donné satisfaction.

C’est un jour qui restera mémorable et une grande satisfaction pour la Fécorugby qui connait un déficit de cadres techniques formés et de formateur des formateurs. La fédération a placé la formation parmi ses priorités car le rythme d’implantation du rugby en RDC est assez soutenu.

Les jeunes U18 masculins et féminins ainsi que tous les membres du staff restés orphelins de leur DTN seront heureux de le retrouver à un mois du début des jeux africains de la jeunesse Alger 2018.



dimanche 17 juin 2018

Rugby : Franc succès pour la première édition du Challenge PASQUIER en République Démocratique du Congo

Un tournoi de rugby à 7 qui se déroule chaque année en RDC
Samedi s’est déroulé la première édition du Challenge PASQUIER, un tournoi de rugby à 7 qui se déroulera chaque année à pareille période en République Démocratique du Congo. Huit équipes seniors et 4 équipes U18 dont deux féminines étaient engagées pour disputer le trophée.

Le Challenge PASQUIER a été créé en hommage à Emmanuel et Nathalie PASQUIER afin de saluer l’ensemble de leur œuvre en faveur du rugby congolais.

Hommage réussi donc devant un important public, la première édition du Challenge Pasquier s’est déroulée dans un engagement sans pareil probablement parce qu’il y a bien longtemps que nos équipes n’ont plus joué sur un terrain entièrement couvert par la pelouse naturelle.

Chez les féminins, un seul match a été programmé opposant A contre A’, nos jeunes qui préparent leur participation aux prochains Jeux Africains de la Jeunesse Alger 2018. L’équipe des possibles (A) a été plus forte en s’imposant nettement sur un score de 32 – 10. Par contre, l’opposition a été plus rude et le résultat s’est soldé sur une petite marque de 27 – 20. En faveur des possibles.

Côté senior, Saint Joseph Lukunga a remporté le tournoi et est parvenu à se placer en tête du classement final ci – dessous.

Quelques résultats
·  Etoiles vs Academie 43 – 0
·  Lukunga vs RAC 31 – 0
·  Kokolo vs Panthères 10 – 10
·  Etoiles vs Panthères 12 – 5
·  Lukunga vs kokolo 27 – 00

Classement final
1.    Lukunga
2.    Etoiles de la Gombe
3.    Panthères
4.    Kokolo
5.    RAC 10
6.    Académie club
7.    Casques bleus
8.    Coriaces




jeudi 14 juin 2018

Ituri-Mahagi : La population civile victime du terrorisme des services de sécurité, de l'absence coupable de la gouvernance chaotique de la province


Trois Morts et deux blessés: C'est le bilan d'une criminalité perpétrée intentionnellement contre la population civile par les services de sécurité à Mahagi Port, Chef-lieu de la Chefferie des Wagongo en Territoire de Mahagi.

Et pour cause, la nuit du 13 au 14 Juin 2018, les éléments Fardc de la force navale du lieu ont effectué une descente punitive de patrouille sur le Lac Albert. Chemin faisant, ils ont retrouvé les pêcheurs réguliers en pleine activité sur le lac. Au lieu de les sécuriser, ils ont commencé par les pourchasser à bord de leur canon rapide, tirant plusieurs coups de balle avec objectif de les capturer avec leurs pirogue motorisée hors-bord pour des raisons qu'ils connaissent seuls.

Conséquences, il y a eu accident et un pêcheur jeté dans l'eau s'est noyé dans le lac pour mourir immédiatement et son corps n'est pas encore retrouvé jusqu'à maintenant.

Mécontents, les membres de famille de la victime du village JUPYERA se sont organisés pour descendre vers les forces navales pour réclamer la dépouille de leur frère victime de leur manque de professionnalisme. Et là ils se sont rencontrés avec les éléments de la Police Nationale Congolaise qui, au lieu de calmer, disperser ou encadrer les manifestants, ont tiré à bout portant sur quatre civils à quelques kilomètres entre Mahagi Port et Agudi dont deux lâchement abattus (sont assassinés) et ont rendu l'âme sur place et les deux autres sont atteints par balle réelle et actuellement dans les structures sanitaires de la place avec un état très critique.

Ça tombe mal, beaucoup s'étonnent de voir que, curieusement, le fait se passe et les patrouilles organisées avec rigueur quand l'administrateur de Territoire de Mahagi s'est déporté lui aussi à Mahagi Port pour ses '' MISSIONS ''. Quant à certains qui pensent que l'administrateur serrait pour quelque chose, nous ne le confirmons pas et nous ne le nions pas non plus : C'est question pour la Province d'enquêter pour établir la responsabilité des autorités politico administratives locales dans le forfait.

A ces moments ci, la situation reste tendue et imprévisible car on ne sait pas ce qui peut arriver dans les heures qui suivent.

Le corps du noyé n'est pas encore retrouvé, les deux autres corps sans vie sont déplacés à Mahagi Port par la population et les blessés au soin.

Nous, la Société Civile, condamnons ce terrorisme innommable et le manque de professionnalisme de ces services de sécurité qui, sans éthique, au lieu d'agir pour la protection des personnes et de leurs biens, ont agi comme les ennemis des personnes et de leurs biens un modus opérandi des assaillants en temps normal.

On se rend compte que les dirigeants de l'Ituri ont délaissé le peuple Iturien laissant croire que même sans une population censée, selon elles, disparaître on peut avoir un ETAT.

Comme plaidoyer, nous exigeons que le Commissaire Provincial de la Police et le Commandant FARDC mette à la disposition de la justice tous les auteurs, coauteurs et complices.

Pour restaurer la confiance entre la population civile et les services de sécurité, une audience foraine du Tribunal militaire de l'Ituri à Mahagi s'impose autrement la population risque de considérer ces services de sécurité qui les ont assassiné comme des assaillants et les services de sécurité risquent de continuer à considérer la population comme leurs proie comme d'habitude car c'est pour la unième fois que des tels massacres des civils se passent avec une impunité accrue: Ce qui est une aberration. NOUS ATTENDONS VOIR SI LE GOUVERNEMENT ABDALLAH MANIFESTERA SON SILENCE ET SON ABSTENTION COUPABLE  habituel car tous ces éléments de force navale doivent être mutés et les terroristes d'entre eux amenés devant la Justice.

*Pensant aux journées ville morte que nous développons d'ici là, il est à remarquer qu'il n'y a aucun message de condoléances, faute de mettre les mains sur ces présumés criminels en temps et de prévenir, Gouverner étant prévenir, nous exigeons la démission pure et simple du Gouverneur de Province et de l'administrateur de Territoire de Mahagi pour manquement grave à l'exercice de leur fonction

DEVANT CETTE BOUCHERIE HUMAINE DE MAHAGI PORT, LE PEUPLE GAGNERA TOUJOURS !

RETENEZ CELA COMME DIT ET JE N'Y REVIENDRAI PLUS !

Fait à Mahagi, le 14 Juin 2018

Maitre MOKILI MUNGUNUTI David

Porte-parole de la Société Civile de Mahagi


mercredi 13 juin 2018

Une journaliste contrainte de vivre dans la clandestinité après un kidnapping


Christine Tshibuyi, journaliste à actualité.cd, un journal en ligne publié à partir de Kinshasa, a été victime d’un enlèvement, samedi 19 mai 2018, à son arrêt de bus dans la commune de Lingwala par un groupe d’hommes armés qui roulaient à bord d’un faux taxi.

La journaliste a été conduite de force dans une résidence où elle a été copieusement battue par ses ravisseurs pendant plusieurs heures avant de s’échapper grâce à l’intervention d’une femme qui faisait également partie de la bande de ravisseurs. 

Interrogée par JED, Christine Tshibuyi a déclaré : « En désaccord avec les autres membres du groupe, cette dame m’a amené de force et est allée m’abandonner non loin du lycée français. Je suis en mesure de pouvoir identifier mes ravisseurs car, une fois dans leur résidence, ils m’ont dévoilé le visage ».

Trois jours après son enlèvement, la journaliste a reçu des visites nocturnes à son domicile. Des inconnus  qui viennent frapper à plusieurs reprises à sa porte. Une troisième fois, ces hommes ont cité nommément son nom en lui promettant des représailles.  

« Je pense faire l’objet des menaces de la part de ces mêmes ravisseurs qui chercheraient à se venger ou me faire disparaitre », a ajouté Christine Tshibuyi. Depuis, la journaliste a abandonné sa résidence pour se mettre à l’abri.