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mercredi 4 janvier 2012

Le Sg de l'Udps confirme qu'il y a des escadrons de la mort dans la ville de Kinshasa

L’Udps condamne la détention la détention domiciliaire dont est l’objet son président Etienne Tshisekedi mais aussi les assassinats, rafles, arrestations, tortures, effacements des traces à ne plus compter perpétrés par les escadrons de la mort contrôlé par le régime sortant qui imité les pratiques de la junte militaire birmane. C'est la déclaration faite mardi 3 janvier à Kinshasa par le secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social - Udps -. C'était au cours d'une conférence de presse.
Le Secrétaire général de l'Udps
L’Udps réaffirme le devoir et le droit inaliénable reconnu à tout Congolais, conformément aux articles 25, 26, 28 et 64 de la Constitution de la République, de manifester pacifiquement et combattre par toute voie démocratique toute tentative de hold up électoral, en l’occurrence, celui de M. Joseph Kabila, qui sape toute perspective de stabilité, de développement et de dignité humaine, pour le peuple congolais déjà meurtri.
L’Udps remercie l’ensemble du peuple congolais pour son engagement total à faire triompher la vérité et le droit dans notre pays.
L’Udps remercie également les pays partenaires et amis du Congo qui ont manifesté leur solidarité à la cause de la démocratie et de la dignité du peuple congolais trop longtemps meurtri, en offrant notamment leur assistance technique pour assurer la bonne fin de ce processus électoral crucial pour la survie de la nation congolaise.
L’Udps rappelle à l’intention de la communauté nationale et internationale que toute révision de la compilation des résultats des élections du 28 novembre 2011 doit impérativement inclure à la fois les élections législatives et l’élection présidentielle. Toute autre alternative est inacceptable à l’Udps ainsi qu’à l’ensemble des forces du changement.
S’gisant de la résolution de la présente crise électorale et institutionnelle, l’Udps rappelle à la communauté nationale et internationale sa position et ses revendications qui se déclinent comme suit :
-         Interdire au bureau de la Céni, co-auteur de la fraude électorale, d’interférer à l’action des experts internationaux tout au long de leur travail.
-         Procéder aux investigations nécessaires sur toutes les allégations de fraude intervenue avant, pendant et après le vote et en évaluer l’impact global - entre autre procéder à l’audit du fichier électoral et la contre vérification des commandes des bulletins de vote -.
-         Collecter l’ensemble des procès-verbaux des bureaux de votes et informations recoupées rendus possibles par la Céni, les candidats ou leurs représentants et les principaux observateurs nationaux et internationaux ; évaluer l’authenticité et procéder à une nouvelle compilation des voix. Le recomptage des bulletins sera exclu du processus étant donné les allégations et soupçons de bourrage des urnes du fait de la Céni, opérés partout et principalement au Katanga, à Kinshasa, dans la Province Orientale, dans les deux Kivu et dans une bonne partie du Bandundu.
-         Évaluer la crédibilité globale des résultats obtenus et désigner le véritable vainqueur de l’élection présidentielle ainsi que les véritables gagnants aux législatives.
Répondant aux questions de la presse sur l’arrivée de l’équipe des experts de la communauté internationale mercredi 4 janvier 2012 à Kinshasa, le secrétaire général de l’Udps a déclaré que son parti n’a pas la maitrise de son cahier de charge des experts internationaux. Toute fois, une délégation de son parti rencontre cette équipe le jeudi 5 janvier 2011.
Me Jacquemain Shabani
Concernant les escadrons de la mort, l’Ambassadeur de l’Union européenne en Rdc, M. Richard Zink dit ne disposer d’aucune preuve pour confirmer les allégations de l’opposition.  «Utiliser des mots comme escadrons de la mort… Prudence avec ces mots. Ce sont des mots très forts, qui ont été utilisés dans certains – pas nécessairement en Afrique – à des périodes très spécifiques. Jusqu’à maintenant, je n’ai pas vu de preuves de cela [en RDC]», disait-il à la Radio Okapi. 
Il y a beaucoup de rumeurs qui circulent et il appartient aux autorités compétentes d’en faire le suivi, a indiqué le diplomate européen, avant d’ajouter que l’UE collabore étroitement avec la Monusco sur cette question. 
Le Secrétaire général de l’Udps a qualifié cette déclaration irresponsable de la part de l’Ambassadeur Zink. Il a indiqué que son parti a fait plusieurs témoignages des différents massacres que connait le peuple congolais depuis le début du processus électoral. Il a dit que l’Udps a été victime du vol des corps qui avaient été lâchement assassinés par des escadrons de la mort pour lesquels elle voulait organiser les funérailles dignes au sein de son siège de Limete. « Les escadrons de la mort, nous ont raflé au minimum cinq cercueils », a-t-il ajouté.  
M. Shabani s’est appuyé sur une note circulaire envoyée aux responsables des hôpitaux de Kinshasa par le ministre de la Santé, M. Victor Makwenge Kaput. Dans cette note, le ministre interdit à tous les centres de fournir des informations concernant les personnes malades et de décédées sans l’accord du ministre de la Santé publique. « Cette lettre constitue une preuve de l’opération effacez le tableau mis en place par des escadrons de la mort».

Suspension de Rfi, l’Asadho condamne la décision prise par le gouvernement

L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme - Asadho -, s’inquiète de  la censure et des atteintes  au droit à l’information dont le Gouvernement de la République Démocratique du Congo se rend coupable depuis  les élections du 28 novembre 2011. C’est le cas de la Radio Lisanga Télévision, Rltv, proche de l’opposition, dont les émissions ont été suspendues plusieurs fois. Ce média est encore privé de son signal en ce moment.
En effet, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a pris la mesure conservatoire de suspendre les émissions de la Radio France Internationale au motif que ce média ferait promouvoir  la présidence  parallèle de l’opposition dirigée par M. Etienne Tshisekedi qui s’est autoproclamé Président de la République Démocratique du Congo à l’issue de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011.
L’Asadho estime que cette mesure, non seulement, porte atteinte au droit à la diversité des informations reconnu par la constitution de la République Démocratique du Congo mais, est de nature, à réduire et ou proscrire tout média qui diffuse  des informations ou des points de vue différents de ceux soutenus par le Gouvernement congolais.
Selon la déclaration de M. Lambert Mende faite à Kinshasa le mardi 3 janvier 2011 et diffusée sur la Radio Top Congo Fm, une radio privée émettant à partir de Kinshasa, le dossier concernant la mesure de suspension des émissions de la Rfi a été transmis au Conseil Supérieur de l’Audio visuel et de la Communication - Csac - pour décision.
Pour l’Asadho,  l’examen de ce dossier par le Csac constituera un test pour affirmer son indépendance en prenant une décision objective garantissant la liberté et la diversité des informations.
En attendant la décision du Csac, l’Asadho condamne la politique  du Gouvernement qui  consiste à suspendre les émissions des médias qui ne lui sont pas favorables, avant l’examen des dossiers par le Csac, seul organe habilité à sanctionner les medias.
Vu ce qui précède,  l’Asadho recommande :
Au  Gouvernement de la République :
- de mettre fin à sa politique tendant à suspendre les émissions de médias nationaux ou internationaux qui diffusent des informations favorables à l’opposition ;
- de s’abstenir de tout comportement qui porterait atteinte au droit à la diversité de l’information reconnu aux congolais.
Au Conseil Supérieur de l’Audio visuel et de la Communication
- de saisir cette occasion pour confirmer son indépendance vis-à-vis du Gouvernement en prenant une décision préservant la diversité des informations.  
A la Radio France Internationale
- d’informer les congolais de manière indépendante, objective et impartiale.
Aux populations congolaises
- de réclamer la préservation de la diversité des informations par toutes les voies de droit.
Fait à Kinshasa, le 4 Janvier 2012
Asadho

Communiqué du Diocèse de Basankusu a l’issu de la session de formation pour le stage pastoral formel des grands séminaristes

L’Evêque de Basankusu, Monseigneur Joseph Mokbe Ndjoku, a organisé une session de formation pour préparer ses Grands Séminaristes à leur stage pastoral formel après les vacances en famille. La session a eu lieu au centre spirituel Nganda Ebale ya Bomoi de Bonkita, du 20 au 25 Août 2011. Pour cette année, l’Evêque de Basankusu a retenu pour thème : « activités économiques de prise en charge du coût financier de la formation de la relève sacerdotale diocésaine ».
La session a été très pratique et a connu quatre moments importants, à savoir : l’explication par l’Evêque de la place d’un stage pastoral formel dans la formation des futurs prêtres  et la pertinence du thème retenu pour cette année, la présentation des activités régénératrices des recettes à entreprendre lors du stage, la descente sur terrain dans le sites retenus et l’organisation pratique.
Dans son mot d’introduction, Monseigneur Mokobe a  entre autres affirmé que : « le stage formel de Séminaristes est un entrainement à la vie sacerdotale. Il doit se faire avec lucidité, perspicacité et le souci clair d’initier les futurs Prêtres à l’exercice de leurs ministères dans une Eglise particulière en tenant compte de ses défis pastoraux, socioculturels et économiques précis ». Pour l’Evêque de Basankusu, cette exigence se révèle encore plus pertinence maintenant au regard de ce qui se passe en ces dernières années dans nos Grands Séminaires : des années blanches, des années académiques écourtées ou des fermetures précoces, des ouvertures retardées, faute des subsides ou des moyens financiers adéquats.
Ainsi, pour faire face à un tel défi, Monseigneur Mokobe a dirigé le stage formel de ses  Séminaristes pour cette année vers les activités régénératrices de recettes. Quatre sites ont été retenus, l’Evêché, le Petit Séminaire, la maison d’accueil des Abbés à Basankusu et l’Economat diocésain. Sous la conduite de l’Evêque lui-même et avec l’appui des animateurs du développement et d’un consultant en matière économique, les activités suivantes ont été retenues : élevage de bovins, palmeraie, poulailler, ananeraie, production des ciboulettes et de haricot.
La session a été couronnée par l’Eucharistie d’envoi en mission. Dans son homélie, Monseigneur l’Evêque a exhorté ses Séminariste à se mettre au travail. Oui, le travail assure l’indépendance, a-t-il conclu.
Abbé Jean Calvin Motuba Nzale.-
 

mardi 3 janvier 2012

Compte-rendu de la réunion extraordinaire du conseil des ministres de lundi 2 janvier 2012

Sous la présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Adolphe Muzito, il s’est tenu une réunion extraordinaire du Conseil des ministres à la Cité de l’Oua le lundi 2 janvier 2012.

Trois points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :

I.                   Points d’informations
II.                Examen d’un dossier
III.             Divers.

I.                   Points d’informations

Au sujet de l’Etat du territoire, le Vice Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, a présenté un rapport d’où il ressort une situation sécuritaire relativement calme sur toute l’étendue du territoire national. Parmi les points portés à l’attention du Gouvernement, on peut noter quelques menaces de trouble à l’ordre public et à la sécurité par des partisans d’un candidat malheureux à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. La Police Nationale a été chargée de maintenir et, le cas échéant, rétablir l’ordre public dans le respect des lois et règlements en vigueur. Le Gouvernement constate que les tentatives de déstabilisation du meilleur – et mauvais – perdant n’ont rencontré aucun écho significatif auprès de nos compatriotes. Le Gouvernement confirme le caractère illégal et anticonstitutionnel de l’autoproclamation faite par ce candidat même si pour diverses raisons, des poursuites judiciaires n’ont pas été diligentées jusqu’à ce jour.

Il a fait part d’évasions récurrentes dans des établissements pénitentiaires du pays. La plupart des tentatives d’évasions ont pu être contrées par les forces de sécurité. Le dernier incident en date, le 1er janvier à Bukavu, a coûté la vie à 8 détenus et provoqué 47 blessés à la suite de l’explosion d’une grenade manipulée par les fugitifs. La veille, trois prisonniers impliqués dans le meurtre de l’activiste des droits de l’homme Pascal Kabungulu s’étaient évadés de la même prison en profitant d’une visite d’experts de la Monusco qu’ils avaient sollicité. Des dispositions de sécurité proposées par le Ministre de la Justice et Droits Humains à cet égard ont été approuvées par le Conseil des Ministres qui a appelé les institutions provinciales compétentes à contribuer plus efficacement à la sécurisation des établissements pénitentiaires provinciaux. 
Le désengorgement des prisons congolaises qui hébergent 17.000 pensionnaires pour une capacité de 10.000 prisonniers a fait l’objet des délibérations de l’exécutif national qui a instruit les ministères du budget et des finances à concrétiser le plan d’amélioration des capacités d’accueil de l’administration pénitentiaire dont le Ministre de la Justice organisera bientôt les Etats Généraux.

Le ministre de l’Intérieur a tenu le Conseil informé de l’activisme déstabilisateur des miliciens du Frpi de Cobra Matata dans la chefferie de Walendu Bindi  - Territoire d’Irumu en Ituri - et des Fdlr dans le Sud-Kivu ainsi que de la poursuite des refoulements des ressortissants congolais de l’Angola qui se sont chiffrés à 35.000 expulsés pour toute l’année 2011.

Le Conseil des ministres a été informé de la poursuite par la Céni de la publication des résultats partiels des élections législatives du 28 novembre 2011 pour les centres de compilation  où il ne se pose pas de problèmes, les Clcr à problèmes devant faire l’objet d’une assistance technique d’experts étrangers attendus par la Céni.

Le ministre de la Communication et des Médias a quant à lui présenté au Conseil des ministres un rapport complet sur la mesure conservatoire prise à l’encontre de Rfi pour violation des principes édictés dans le cahier des charges des médias audiovisuels en Rdc et des dispositions pertinentes de la convention liant le gouvernement congolais à la chaîne publique française. Le Conseil des ministres a approuvé ladite mesure conservatoire et instruit le ministre de la Communication de transmettre le dossier Rfi à l’autorité de régulation de la Rdc, le Csac  pour une décision définitive.
Le ministre des Affaires étrangères a édifié le Gouvernement sur l’agression dont le Président du Sénat, M. Léon Kengo Wa Dondo, a été l’objet à Paris, à la Gare du Nord samedi 31 décembre 2011 par un groupe de malfrats récidivistes affiliés à un parti politique dont le leader a perdu à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. Le Président du Sénat a été sauvagement agressé et grièvement blessé devant son épouse et un de ses enfants malade qu’il accompagnait dans la capitale française. Il avait perdu connaissance lorsque des secours étaient parvenus à l’évacuer vers une formation médicale parisienne.
Le Gouvernement condamne cette criminalité récurrente qui est le fait d’acteurs politiques sans foi ni lois qui tentent de la sorte de terroriser non seulement leurs adversaires mais aussi leurs alliés qui exprimeraient des positions plus ou mois nuancées par rapport à leurs ambitions dévorantes. Dans le cas d’espèce, le gang qui s’en est pris à l’Honorable Léon Kengo lui aurait reproché d’avoir maintenu sa candidature à l’élection présidentielle et d’avoir participé à la cérémonie de prestation de serment du Président Joseph Kabila le 20 décembre 2011.
Le Gouvernement a clairement indiqué aux autorités françaises sa ferme volonté de voir les coupables de ces agressions répétées contre les Congolais de toutes conditions à Paris répondre de leurs crimes devant la justice. Il tient à rappeler que la protection de tous les ressortissants congolais se trouvant à l’étranger, y compris les officiels en mission ou en séjour privé incombe au premier chef aux autorités de ce pays ami de la Rdc.

S’agissant des graves dénonciations faites récemment par l’Ong internationale Hrw sur des personnes qui auraient été tuées en date du 26 novembre dernier suite à des tirs attribuées à une unité des Fardc, le Gouvernement informe l’opinion publique que les instances judiciaires congolaises compétentes continuent  d’attendre jusqu’à ce jour les informations détaillées utiles de la part de cette Ong Internationales qui après plusieurs contacts ne s’est pas encore exécuté, rendant ainsi aléatoire la détermination du Gouvernement à faire rendre justice à d’éventuelles victimes.

II.                Examen d’un dossier

Partant du constat que jusqu’à ce jour, le budget de l’Etat pour l’exercice 2012 n’a pas encore été adopté par le parlement, le ministre du Budget a proposé au Conseil des Ministres une procédure pouvant permettre que les recettes courantes et exceptionnelles de l’Etat soient provisoirement perçues sur la base des douzièmes des montants inscrits au budget de l’exercice 2011 et que les crédits budgétaires pour les dépenses publiques soient provisoirement ouverts à concurrence des douzièmes des crédits inscrits au Budget de l’exercice 2011.

Le Conseil des ministres a approuvé la procédure ainsi proposée.

Commencée à 10 heures, la réunion extraordinaire du Conseil des ministres s’est terminée vers 13 heures.

Je vous remercie.

Lambert Mende Omalanga

lundi 2 janvier 2012

Agression de Kengo à Paris en France, le gouvernement congolais attend de la France des mesures nécessaires


L’Ambassadeur de France en Rdc, M. Luc Hallade a été convoqué le 1er janvier 2012 au ministère congolais des Affaires étrangères. C’est la suite de l’agression contre le président du Sénat, M. Léon Kengo wa Dondo à Paris en France le 31 décembre 2011 en provenance de la Belgique à la Gare du Nord. Le ministre des Affaires étrangères, M. Alexis Thambwe Mwamba lui a remis une lettre de protestation contre cette agression.
Ambassadeur de France en Rdc, Luc Hallade
M. Luc Hallade a exprimé ses profonds regrets pour ce qui est arrivé au président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo. La condamnation est plus que forte de ces actes, de ces agissements absolument inacceptables. Il a souhaité à ce qu’il puisse rapidement sortir de l’hôpital et que les coups qu’il a reçus ne soient pas trop pénalisants pour sa santé.
Malheureusement, ça n’excuse pas les actes qui ont été commis par des « inciviques » comme vous le dites en Rdc à la Gare du Nord. Pour prendre de dispositions sécuritaires des personnalités congolaises qui se déplacent en voyage privé comme c’était le cas du président Kengo, encore faudra-t-il que nous soyons informés de déplacement, a précisé le diplomate français. En l’occurrence, personne, en tout cas, pour les autorités françaises ni même de l’Ambassade de la Rdc à Paris, n’était au courant de ce déplacement, qui était certes privé.
Pour autant, dans le contexte actuel, il est préférable que les personnalités appelées à se déplacer en France, fussent-ils en visite privée nous informe en amont pour que nous puissions prendre des dispositions ad hoc pour assurer leur sécurité sur place, a ajouté M. Luc Hallade.  
Ce n’est pas la première fois que ces genres d’incidents arrivent à la Gare du Nord. Il faut qu’effectivement que les autorités françaises soient informées des déplacements prévus de façon à prendre en compte la nécessité de sécuriser les déplacements des personnalités congolaises qui sont sur le sol français.
Il faut aussi que les autorités françaises enquêtent sur l’agression du président Léon Kengo afin de déposer une plainte cet acte dont il a été victime. Une agression parfaitement lâche et ignoble dont il a été la victime samedi 31 décembre en France. De cette façon, je l’espère, l faut que les agresseurs soient appréhendé et vérifiés leur situation à l’égard de règles de séjour en France. ensuite les présenter devant un juge, les faire passer en jugement et prendre toute décision qui s’imposerait face à toute personne qui aurait commis un acte illégal.
Le ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba
S’ils sont en situation régulière sur le sol français, ils en subiront les conséquences sur le sol français. S’ils étaient, de surcroit, en situation régulière, nous en tireront toutes les conséquences qui s’imposent quant à leur séjour qui sera rapidement écourté après une peine privative de liberté comme il se doit.
« Donc, cette agression est profondément préoccupante et je la regrette profondément. Je souhaite que toutes les autorités congolaises qui vont devoir se déplacer nous informent préalablement de façon à ce que nous prenions des dispositions de sécurisation de leur personne et de leurs biens. Nous souhaitons à ce que nous puissions appréhender rapidement les auteurs de cette agression infâme, lâche et ignoble en vue de les présenter devant le juge aussi rapidement que possible".
Le gouvernement congolais regrette cette agression et proteste du fait qu’elle puisse avoir lieu sur le sol français. Encore qu’il fraudait qu’on soit informé de ce déplacement mais ce n’était pas le cas, a indiqué le diplomate français. Il souhaite que le gouvernement français prenne toutes les dispositions pour, à la fois, poursuivre les auteurs de cette agression. « Nous devons prendre toutes les dispositions pour sécuriser toutes les personnalités congolaises dans la mesure où que nous soyons préalablement informés de leur déplacement ». 
Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères, M. Alexis Thambwe Mwamba a convoqué l’ambassadeur de France en Rdc parce que la Rdc considère que la situation est extrêmement grave. M. Léon Kengo qui est le deuxième personnage du pays a été agressé à Paris. Il est blessé et est interné dans un hôpital. « La France a l’obligation d’assurer la sécurité des officiels congolais de passage à Paris, de nos représentants et de notre mission diplomatique », a-t-il dit.
Kinshasa exige que l’enquête aboutisse et que les personnes qui ont agressé le président du Sénat ne restent pas impunies. « Nous attendons que l’Ambassadeur de France passe ce message à Paris. La situation est extrêmement grave que nous l’avons convoqué un dimanche en milieu de la journée. On ne peut pas laisser se développer à Paris cette situation de terreur ou des gens parfois qui ne sont même pas en règle au point de vue de séjour agressent systématiquement tous les Congolais qui sont de passage à Paris. Le président du Sénat n’est pas la première personnalité  à avoir subi ce sort ».
Plusieurs Congolais, y compris des artistes musiciens ont été agressés. « Nous considérons maintenant que trop c’est trop. Il faut prendre des mesures nécessaires pour contrer ces agissements ». Selon le ministre Thamwe Mwamba, ceux qui ont eu à attaquer l’Ambassade de la Rdc à Paris doivent être retrouvés. Ils ont été filmés et les images se trouvent entre les mains de la police française.
Ce sont les mêmes personnes, a indiqué le ministre, qui sont à l’origine de l’agression du président du Sénat. Ce sont les mêmes personnes qui ont eu déjà, dans d’autres circonstances,  attaqué les autorités congolaises. « Nous attendons fermement de la France qu’elle prenne des mesures nécessaires pour que cette situation cesse », a-t-il conclu.

dimanche 1 janvier 2012

Bandundu : législatives 2011 à Kikwit, un candidat dénonce la falsification des chiffres transmis au bureau de la Céni


Jean Kamisendu Kutuka, un des candidats aux élections législatives dans la circonscription de Kikwit dans le Bandundu a dénoncé des fraudes. C’était au cours d’une conférence de presse tenue par son avocat, Me Cyrille Mubila le samedi 31 décembre à Kinshasa.  Immédiatement après le vote, chaque candidat pouvait avoir les résultats le même jour. Mais la publication des résultats des élections législatives à Kikwit dans la population de cette ville dans une frustration sans égal.
L’un des candidats majeurs, Jean Kamisendu Kutuka a fait l’objet une subtilisation des voix du Clcr de Kikwit. « Aussi, c’est de manière catégorique que nous pouvons vous affirmer ici que le score réalisé par le candidat numéro 129 aux élections législatives 2011 dans la circonscription de Kikwit dans le Bandundu pendant le dépouillent n’a rien avoir avec le procès-verbal transmis par le Clcr Kikwit au bureau national de la Céni », a révélé Me Cyrille Mubiala.
Me Cyrille Mubiala
Il a souligné que son client a le droit de soumettre auprès de qui de droit la vérité des chiffres et la vérité des urnes. Les élections présidentielle et législatives étaient couplées. Au même moment qu’un électeur élie le président de la République, il élie aussi un député national.
Or, le fameux procès-verbal qui n’a pas été signé par un des membres du bureau du Clcr Kikwit pèche par la contradiction des chiffres. Le procès-verbal transmis par le Clcr Kikwit au bureau national de la Céni n’a pas été signé par tous les membres du bureau puiqu’un membre a refusé de le signé. 
Le taux de participation pour la présidentielle était de 54,89 %, soit 109.000.100 votants. Pour les législatives et pour le même Clcr, pendant que les élections étaient couplées, au même moment qu’un électeur reçoit un bulletin de la présidentielle et un autre des législatives, les contradictions apparaissent dans les chiffres, a-t-il indiqué.
Pour les législatives, le pourcentage était de 55,1 % soit 109.000.700 votants. Il y a 600 votants de plus de la part de ceux qui ont établi le procès-verbal. De la sorte, le procès-verbal transmis par le président du Clcr à la Céni contient des résultats falsifiés. Ce qui fait que les preuves irréfutables à la disposition du candidat indiquent qu’il s’agit bien d’une situation des fraudes électorales avérées à Kikwit. « Le comble pour le tricheur, c’est de ne pas avoir réussi à changer les chiffres tels que exprimés par les différents bureaux vote corroborés mêmes par les procès-verbaux y afférents. Ils se sont contentés de modifier le total ».
Le recomptage de voix sera plus facile pour connaitre les vrais résultats. « Nous exigeons un recomptage des voix pour le Clcr Kikwit parce que nous avons des preuves qu’il y a eu fraudes ». Pour Me Mubiala, il n’est pas encore le moment pour saisir la justice. « En saisissant la justice, ça devient un contentieux électoral. Or, vous ne pouvez aller en contentieux électoral que lorsque la Céni aura publié les résultats provisoires. Nous ne sommes pas encore à la publication des résultats provisoires ». Ce sont des résultats que la Céni qualifie de partiels. 
Déjà en amont, la possibilité a été donnée à chaque candidat de saisir la Céni par un recours purement administratif. La Céni aura le loisir de mieux vérifier que la Cour suprême de justice. Le candidat Jean Kamisendu a écrit à la Céni en lui apportant toutes les preuves possibles. Ce n’est que le total qui a été modifié dans les procès-verbaux. Les différents chiffres sortis des bureaux de vote restent intacts. Nous attendons recevoir une solution satisfaisante.
Les trois élus proclamés par la Céni sont le Palu Adolphe Muzito, le Dcc Lumeya Dhu Malengi et l’Arc Benjamin Mupini. Quel candidat vise-t-il ? « C’est vrai qu’il y a eu tricherie mais nous ne disons pas que l’un des trois candidats a triché », a précisé Me Cyrille Mubiala. Les habitants de Kikwit savent que tel candidat a été élu et tel autre ne l’a pas été. Chacun là où il est sait que c’est lui que nous visons. « Nous refusons de citer des noms ou de parler des gens de peur qu’ils aillent saisir le tribunal pour diffamation.  Nous disons qu’il y a eu tricherie à Kikwit qu’on vérifie », a conclue le mandataire du candidat Jean Kamisendu.