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vendredi 10 avril 2026

Mongala : un défenseur des droits humains dénonce des menaces de mort à Lisala

Dans une correspondance adressée le 7 avril 2026 à ses partenaires et aux organisations de défense des droits humains, Roger Nzumbu Mosenge, président national de l’ONG Action des jeunes pour le bien-être social (AJBS) et coordonnateur provincial du Réseau de protection des défenseurs des droits de l’homme dans la province de la Mongala, tire la sonnette d’alarme sur la dégradation de sa situation sécuritaire.

Il affirme vivre sous menace permanente dans la ville de Lisala.  « Par ce message, nous voulons une fois de plus alerter sur notre situation sécuritaire qui devient très dangereuse ».

Selon son témoignage, les faits les plus récents remontent à la nuit du dimanche 5 avril 2026, aux environs de minuit. Des individus non identifiés auraient tenté de forcer l’entrée de sa résidence. Alertée, la sentinelle en poste aurait tenté de s’y opposer, avant d’entendre des menaces explicites visant directement Roger Nzumbu Mosenge.

Les assaillants auraient déclaré être venus spécifiquement pour lui, l’accusant de « parler librement » et affirmant leur intention « d'en finir » avec lui.

Malgré la résistance de la sentinelle, les individus auraient promis de revenir, menaçant également de s’en prendre à toute personne tentant de le protéger.

Des menaces de mort répétées par téléphone

Au lendemain de cet incident, le lundi 6 avril 2026, Roger Nzumbu Mosenge indique avoir reçu deux messages anonymes particulièrement violents. Les expéditeurs, utilisant des numéros inconnus, affirment suivre ses mouvements et le menacent explicitement de mort.

Dans ces messages, ils évoquent même l’intention d’exposer son corps sans vie en public, tout en lui reprochant ses prises de position à Lisala, qu’ils estiment illégitimes au regard de ses origines.

Suite à ces événements, la sentinelle chargée de sa sécurité a quitté son poste, par crainte pour sa vie. Depuis, l’activiste affirme vivre sans protection, dans un climat de peur permanent. Il déplore également l’attitude des autorités locales, qu’il accuse de ne pas assurer sa sécurité, voire de devenir hostiles à son égard.

Selon lui, ces menaces seraient directement liées à ses récentes actions de plaidoyer.

Il évoque notamment une correspondance adressée au ministre de la Justice concernant un conflit intercommunautaire entre les villages de Bokutu et Ngonzi Balele, ayant causé plusieurs morts ; ainsi qu’une autre dénonçant un présumé détournement de biens attribués à Enabel par l’exécutif provincial.

Un appel à la protection des défenseurs des droits humains

Face à cette situation, Roger Nzumbu Mosenge lance un appel pressant à la communauté nationale et internationale.

Il s’interroge que « nous vivons en danger… maintenant que nous sommes en insécurité, qui viendra à notre secours ? »

Ce nouveau cas relance la question de la protection des défenseurs des droits humains en République Démocratique du Congo, particulièrement dans les provinces où les tensions politiques et communautaires restent vives.


RDC : James Swan à la tête de la MONUSCO, la société civile exige des résultats concrets

À l’Est de la République Démocratique du Congo, la nomination de James Swan comme nouveau chef de la MONUSCO suscite à la fois espoir et fortes attentes.

Désigné le 5 mars 2026 par le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, en remplacement de Bintou Keita, ce diplomate chevronné, fort de plus de 30 ans d’expérience et ancien ambassadeur des États-Unis à Kinshasa, arrive dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu.

Dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, les populations continuent de faire face à des violences persistantes. Pour Christian Kalamo, acteur de la société civile à Karisimbi, cette nouvelle étape doit marquer un tournant que « nous saluons cette arrivée, mais nous attendons un changement réel sur le terrain ».

La société civile appelle ainsi à une protection effective des civils, une présence accrue dans les zones à haut risque, et des interventions rapides face aux menaces.

Elle insiste également sur la nécessité d’une collaboration sincère avec les Forces armées de la République Démocratique du Congo et d’un dialogue permanent avec les acteurs locaux.

Après des années de présence onusienne, de la MONUC à la MONUSCO, le constat reste préoccupant : les groupes armés se sont multipliés et les résultats peinent à convaincre.

D’où une exigence qui est de passer des promesses aux actions visibles.

Pour la société civile, la mission dirigée par James Swan apparaît comme une opportunité, mais aussi une ultime chance de restaurer la confiance, avec une priorité absolue, celle d'assurer la sécurité des populations et amorcer un retour durable à la paix.


Haut-Katanga : 346 ex-agents d’Abarikani réclament 12 mois d’indemnités après leur licenciement

346 anciens agents de l’entreprise Abarikani se sont rendus le mardi 31 mars 2026 au siège de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, à Lubumbashi, pour revendiquer leurs droits sociaux après leur licenciement. Ces travailleurs, désormais sans emploi, dénoncent une situation qu’ils jugent injuste et interpellent les autorités sur l’urgence de leur dossier.

Un licenciement massif contesté

Licenciés depuis le 31 janvier 2026 à la suite de la résiliation d’un contrat qui devait initialement courir jusqu’en 2029, ces agents affirment avoir été remerciés sans bénéficier des compensations prévues par la loi. Ils pointent particulièrement le non-respect de l’arrêté ministériel signé le 23 janvier 2026 autorisant les licenciements pour motif économique.

L’article 2 au cœur des revendications

Au centre du litige figure l’article 2 de cet arrêté, qui prévoit le paiement d’indemnités transactionnelles équivalentes à 12 mois de salaire. Selon les représentants des ex-agents, cette disposition n’a jamais été appliquée depuis sa signature, laissant des centaines de familles dans une précarité grandissante.

Les manifestants appellent à l’implication directe du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, ainsi que de la Première ministre, du ministre de l’Emploi, des autorités provinciales et des dirigeants des entreprises concernées, notamment leur ancien partenaire TFM.

Ils exigent soit le paiement immédiat de leurs indemnités, soit, à défaut, l’annulation de la décision de licenciement et leur réintégration.

L’Assemblée provinciale promet son implication

Présent lors de cette mobilisation, le président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, Michel Kabu Mwamba, a prêté une oreille attentive aux doléances des manifestants. Il a promis l’implication de l’organe délibérant pour tenter de trouver une issue favorable, rappelant la nécessité de garantir les droits de tous les citoyens sans distinction.

Depuis leur licenciement, ces 346 ex-agents vivent dans une situation socio-économique difficile, sans revenus ni perspectives immédiates. Malgré tout, leur démarche s’est déroulée dans un climat apaisé et empreint d’espoir, les concernés attendant désormais des actes concrets de la part des autorités compétentes.

Ils préviennent toutefois que sans solution rapide, d’autres actions pourraient être envisagées pour faire valoir leurs droits.


UDPS/Tshisekedi : la Commission de révision des statuts alerte sur l’impasse du Congrès et appelle à une issue urgente

Dans une correspondance datée du 8 avril 2026, des membres de la Commission de révision des statuts de l’UDPS/Tshisekedi tirent la sonnette d’alarme face à l’enlisement du processus devant conduire au Congrès du parti, jugé crucial pour préserver son unité et sa crédibilité.

Un processus de Congrès à l’arrêt

Les signataires de la lettre expriment leur vive inquiétude quant au blocage du processus menant à la tenue du Congrès, pourtant voulu par la Haute Autorité de Référence du parti. Initialement prévu pour la première quinzaine de décembre 2025, ce rendez-vous stratégique tarde à se concrétiser, plongeant la formation politique dans une incertitude préoccupante.

Des décisions controversées qui fragilisent le climat interne

La Commission dénonce notamment la suspension de certains membres de l’Exécutif national, jugée inopportune dans un contexte déjà fragile. Selon elle, ces actes accentuent les tensions internes et compromettent davantage la cohésion du parti.

Les auteurs de la correspondance insistent sur le caractère « sacré » des directives émises par la Haute Autorité de Référence. Celles-ci prévoyaient un retour au statu quo ante, incluant la réinstallation du député Augustin Kabuya au poste de Secrétaire général, ainsi qu’une collaboration étroite avec le Secrétaire général adjoint Déo Bizibu pour conduire le processus du Congrès.

Dérives organisationnelles et insécurité dénoncées

Le document pointe également une dégradation du climat organisationnel et sécuritaire. Des agressions physiques contre certains cadres, ainsi que l’éviction jugée arbitraire de responsables de leurs bureaux, sont évoquées comme des signes d’un dysfonctionnement profond au sein du parti.

Les membres de la Commission rappellent que les résolutions de la Convention démocratique du parti (CDP) du 11 août 2024 restent, à ce jour, le seul socle juridique valide. Ils soulignent que seul le Congrès, en tant qu’organe souverain, peut modifier l’architecture dirigeante du parti, mettant en garde contre toute initiative en dehors de ce cadre.

Crainte d’un vide politique et d’une transition de fait

Face à l’inertie du Comité de suivi, les signataires redoutent un enlisement prolongé pouvant déboucher sur un vide politique. Ils évoquent le risque d’une « transition » informelle, susceptible de contourner le débat démocratique interne et de fragiliser davantage le parti.

Malgré ces tensions, les membres de la Commission réitèrent leur attachement au leadership de la Haute Autorité de Référence, saluant son rôle dans la préservation de l’unité nationale face aux défis sécuritaires et politiques du pays.

Des pistes de sortie pour éviter la crise

Pour sortir de l’impasse, la Commission appelle à la fixation urgente et définitive d’une nouvelle date pour un Congrès inclusif ; l’arrêt des suspensions et manœuvres jugées dilatoires ; la mobilisation des militants pour préserver l’intégrité du processus.

En conclusion, les signataires insistent sur la tenue du Congrès qui ne constitue plus une option, mais une nécessité vitale pour la survie de l’UDPS/Tshisekedi. Ils exhortent les « Combattantes et Combattants » à faire preuve de vigilance afin d’empêcher toute tentative de sabotage du processus engagé.

Kinshasa : retour des abus dans l’opération de remorquage, dénonciation d’un cas à Bandalungwa

Malgré sa suspension antérieure pour dérives, l’opération de remorquage des véhicules à Kinshasa refait parler d’elle. Un cas jugé abusif dans la commune de Bandalungwa à Kinshasa relance le débat sur les pratiques des agents commis au « kikalungu ».

Un remorquage jugé abusif en pleine commune de Bandalungwa

Le journaliste Innocent Olenga a dénoncé, le 8 avril 2026, sur sa page Facebook, les excès observés dans l’opération de remorquage des véhicules à Bandalungwa.

Selon son témoignage, un véhicule stationné sur l’avenue Inga, en dehors de la bande de circulation, a été emporté par des agents de la Police. Le propriétaire, absent momentanément, effectuait un retrait d’argent dans un commerce à proximité.

Pour l’auteur de la dénonciation, cet acte illustre une dérive manifeste de la part des agents davantage motivés par la recherche de gains que par le respect du code de la route.

Des pratiques dénoncées comme une « chasse à l’argent »

À en croire plusieurs témoignages, les équipes chargées du remorquage ne feraient plus la distinction entre stationnement irrégulier et arrêt momentané hors de la chaussée. Cette confusion volontaire alimenterait un système de perception informelle, où chaque véhicule remorqué devient une opportunité de rançon, au détriment des automobilistes.

Interpellation des autorités urbaines

Dans son message, Innocent Olenga interpelle directement le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, l’accusant de tolérer, voire d’encourager indirectement ces pratiques.

Il évoque également la question des vignettes automobiles, dont les paiements auraient été perçus sans délivrance de timbres, dénonçant ce qu’il qualifie « d'escroquerie tacite ».

Une opération déjà suspendue pour abus

L’opération de remorquage des véhicules, communément appelée « kikalungu », avait pourtant été suspendue par les autorités urbaines à la suite de nombreuses plaintes des citoyens. À l’époque, plusieurs cas d’abus avaient été signalés : remorquages sans motif valable ; absence de signalisation claire des zones interdites ; perception d’amendes sans quittance officielle ; collusion présumée entre agents publics et sociétés privées de remorquage.

Face à la grogne populaire et aux dénonciations relayées sur les réseaux sociaux, la suspension avait été décidée pour assainir le secteur et réorganiser l’opération.

Un retour controversé sur le terrain

Malgré ces mesures, les faits rapportés à Bandalungua laissent penser à une reprise des anciennes pratiques, sans réforme en profondeur. Pour de nombreux observateurs, l’absence de contrôle strict et de mécanismes de redevabilité favorise la résurgence des abus.

Ce nouvel incident remet en lumière l’urgence d’encadrer rigoureusement les opérations de régulation du stationnement à Kinshasa.

Entre nécessité d’ordre public et respect des droits des citoyens, les autorités sont appelées à trouver un équilibre afin d’éviter que ces opérations ne se transforment en instruments d’extorsion.

Kasindi–Beni : des milliers de déplacés livrés à eux-mêmes, un cri d’alarme face à l’urgence humanitaire

Plaidoyer pour une intervention urgente en faveur de près de 15.000 déplacés de guerre, dont environ 5.000 femmes et 1.700 enfants, qui vivent aujourd’hui dans des conditions extrêmement précaires dans la région de Kasindi, située dans le territoire de Beni, en province du Nord-Kivu. L’alerte est lancée par Aimé Mukanda Mbusa, notable local, défenseur des droits humains et porte-parole du comité des déplacés.

Ces populations, majoritairement accueillies dans des familles hôtes, ont été recensées par l’organisation non gouvernementale Mission de compassion aux opprimés et aux vulnérables (MCOV), en collaboration avec les structures locales. Elles sont réparties dans quatre aires de santé : Kangahuka, Lubiriha, Kasindi et la zone frontalière.

Depuis la dernière vague de déplacements enregistrée en février 2025, les appels à l’aide se multiplient.

Pourtant, la réponse humanitaire reste largement insuffisante au regard des besoins sur le terrain. L’absence prolongée d’assistance ne fait qu’aggraver la détresse de ces populations déjà traumatisées par les violences et les déplacements forcés.

Face à cette situation, les acteurs locaux rappellent la responsabilité de l’État congolais dans la protection des civils, conformément à ses engagements nationaux et internationaux. Ils plaident pour des mesures urgentes : le renforcement de la réponse humanitaire, la mobilisation des partenaires, ainsi qu’une assistance coordonnée, régulière et adaptée aux besoins prioritaires.

Ils appellent également la communauté internationale, notamment le Conseil de sécurité des Nations unies, à prendre des décisions fermes pour mettre fin aux agressions et sanctionner les auteurs de violations des droits humains.

Au-delà de Kasindi, la crise est généralisée dans toute la province du Nord-Kivu, où plus d’un million de déplacés vivent dans des conditions alarmantes.

Des interrogations persistent quant à l’effectivité du couloir humanitaire annoncé. Faut-il attendre la réouverture de l’aéroport de Goma pour espérer une arrivée significative de l’aide ? Sur le terrain, l’impatience et l’incompréhension grandissent.

Par ailleurs, malgré son importance stratégique et économique — la douane de Kasindi étant l’un des principaux postes frontaliers générateurs de recettes —, les retombées peinent à bénéficier aux populations locales, notamment aux déplacés.

La situation est d’autant plus préoccupante que plusieurs femmes déplacées sont exposées à des risques accrus, notamment en matière de santé et de violences, y compris la propagation du VIH/Sida.

Face à l’ampleur de la crise, les acteurs locaux insistent qu'il y a urgence d’agir pour les déplacés de Kasindi et ses environs.

En parallèle, des allégations de détournement de fonds visant le comité de gestion de l’eau potable à Kasindi sont évoquées et devraient faire l’objet d’un examen approfondi dans les prochains jours.


Luozi : un vent violent détruit plusieurs bâtiments de l’école primaire Kimbami, plus de 200 élèves affectés

Un vent violent survenu dans la nuit du 8 au 9 avril 2026 a causé d’importants dégâts matériels à l’École primaire catholique Kimbami, située dans le secteur de Balari, territoire de Luozi (Kongo-Central), plongeant élèves et enseignants dans une situation critique.

Des infrastructures lourdement endommagées

Selon le directeur de l’établissement, Olivier Kuelatuka, plusieurs toitures ont été emportées par la tempête. Le bilan fait état d'un bâtiment scolaire détruit (40 mètres, comprenant 5 salles de classe sur 9), deux dortoirs de filles endommagés, cinq bureaux administratifs et six anciens bureaux touchés, trois maisons de passage et quatre maisons d’habitation affectées, ainsi qu’une habitation d’enseignant gravement endommagée.

Le village voisin de Mutanga Léo n’a pas été épargné, avec au moins trois maisons également détruites. Aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée, fort heureusement, les élèves étant en période de vacances au moment du drame.

Une école vétuste fragilisée par le temps

Fondée en 1953, l’école primaire Kimbami fait face à un vieillissement avancé de ses infrastructures. Si les murs restent encore solides, les toitures, en tôles fortement dégradées, sont aujourd’hui la principale faiblesse des bâtiments.

« Ces constructions datent pour certaines de l’époque coloniale. Les toitures sont dans un état de délabrement très avancé », a expliqué le directeur Olivier Kuelatuka.

Malgré des efforts locaux, notamment la réhabilitation en 2022 d’un ancien bâtiment grâce à l’appui d’une bienfaitrice, Maman Néfertiti Ngudianza Kisula, ainsi que de la communauté et des anciens élèves, les besoins restent énormes.

237 élèves désormais sans abri scolaire

L’établissement compte 237 élèves encadrés par dix agents, dont neuf enseignants et le directeur, pour seulement neuf salles de classe. Avec la destruction d’une grande partie des infrastructures, une partie importante des élèves se retrouve aujourd’hui sans salles de cours.

À l’approche de la fin de l’année scolaire et des épreuves certificatives, l’inquiétude est grande. « Nous ne savons pas comment organiser les cours ni préparer les enfants dans ces conditions. C’est toute une génération qui risque d’être sacrifiée », alerte Olivier Kuelatuka.

Appel urgent à la solidarité et aux autorités

Face à cette situation, la direction de l’école lance un appel pressant à l’aide auprès des autorités provinciales, des élus, des anciens élèves et de toute personne de bonne volonté. Des démarches avaient déjà été entreprises auprès des autorités provinciales, sans suite concrète jusqu’à ce jour, malgré des promesses d’intervention.

« Nous appelons à l’unité des forces pour reconstruire l’école et redonner espoir à ces enfants », a insisté le directeur Kuelatuka.

Alors que certaines initiatives locales commencent timidement à émerger, l’ampleur des dégâts nécessite une intervention rapide et coordonnée. La réhabilitation des toitures apparaît comme une priorité absolue pour permettre la reprise normale des activités scolaires.

En attendant, l’école Kimbami reste à ciel ouvert, symbole d’un système éducatif fragilisé, mais aussi d’une communauté qui espère encore un élan de solidarité.


Clôture du mois de la femme en RDC : un appel à des actions concrètes pour une autonomisation durable

La clôture du mois de la femme a été marquée le 9 avril 2026 à Kinshasa par un panel du Réseau des femmes ménopausées d’Afrique (RFMA), axé sur le bilan, les perspectives et les actions concrètes en faveur de l’autonomisation des femmes.

« Les retombées du mois de la femme : bilan, perspectives et actions pour une autonomisation réelle ». C’est autour de ce thème que le Réseau des femmes ménopausées d’Afrique a organisé un panel consacré au business et au leadership féminin, à l’occasion de la cérémonie officielle de clôture du mois dédié aux droits des femmes.

Placée sous le haut patronage du ministère du Genre, Famille et Enfant, cette activité a réuni plusieurs personnalités, acteurs institutionnels et femmes leaders, dans une dynamique de réflexion sur l’impact réel des engagements pris en faveur des femmes.

Clôturer le mois de la femme, ont souligné les intervenants, ne signifie pas refermer une parenthèse événementielle, mais plutôt consolider les acquis, capitaliser les enseignements et transformer les intentions en actions durables.

La présidente du Réseau, la Docteure Bijoux Moembo Madeleine, a insisté sur la nécessité de traduire les engagements en résultats tangibles. Selon elle, les retombées du mois de la femme doivent être visibles dans la vie quotidienne, notamment à travers un renforcement du leadership féminin dans les sphères de décision, une meilleure protection contre les violences et une autonomisation économique réelle.

Elle a également eu une pensée pour les femmes et jeunes filles de l’Est de la République démocratique du Congo, confrontées à une insécurité persistante liée aux conflits armés.

Le Secrétaire général du Réseau, Richard Masamuna, a pour sa part présenté les objectifs de la structure, qui œuvre pour la valorisation de la dignité de la femme mûre à l’échelle panafricaine.

Créé le 20 mai 2020 par Bijoux Moembo Madeleine, le Réseau vise notamment à sensibiliser et encadrer les femmes ménopausées, à favoriser la transmission d’expériences aux jeunes générations et à encourager leur participation active dans les secteurs clés de la société.

Intervenant en qualité de parrain, William Makiala Matoma a invité l’assistance à une réflexion de fond sur l’impact réel du mois de la femme. « S’agit-il d’un simple rendez-vous annuel ou d’un véritable levier pour la transformation sociale ? », s’est-il interrogé.

Pour lui, soutenir cette initiative revient à restaurer la dignité des femmes et à reconnaître que la ménopause n’est pas une fatalité, mais le début d’une nouvelle étape de vie. Il a appelé les participants à passer du statut de spectateurs à celui d’acteurs engagés du changement.

La Représentant la ministre du Genre, Famille et Enfant a salué cette initiative et rappelé les thèmes retenus cette année au niveau international, « Droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles », et au niveau national, « Droits garantis, autonomisation durable pour toutes les femmes et filles en RDC ».

Elle a insisté sur la nécessité de traduire ces engagements en actions concrètes et durables, tout en saluant le leadership du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour son implication en faveur de la promotion des droits des femmes et de la masculinité positive.

Elle a également rendu hommage à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, première femme à occuper cette fonction dans l’histoire du pays, saluant son engagement dans la mise en œuvre des politiques publiques en faveur des femmes.

Soulignant l’importance de briser les tabous, elle a rappelé que la ménopause constitue une étape décisive révélant la maturité, l’expérience et le potentiel d’impact des femmes dans la société.

Enfin, au nom de la ministre du Genre, Famille et Enfant, elle a officiellement déclaré ouverts les travaux des assises, tout en appelant à une mobilisation collective pour une autonomisation réelle et durable des femmes.

À travers cette initiative, le Réseau des femmes ménopausées d’Afrique entend inscrire son action dans la durée, en faisant du mois de la femme non pas une simple commémoration, mais un véritable catalyseur de changement social.   

RDC : la Cour des comptes sanctionne le DG de l’OVD pour faute de gestion

Condamné à une amende de 102.000 dollars américains, le directeur général de l’Office des Voiries et Drainage (OVD) est reconnu coupable de manquement aux obligations légales de reddition des comptes. Une décision qui s’inscrit dans une série de sanctions visant à renforcer la discipline budgétaire en RDC.

La Cour des comptes a frappé fort. Dans un arrêt rendu en audience publique le 8 avril 2026, l’institution a condamné Victor Tumba Tshikela, directeur général de l’Office des Voiries et Drainage (OVD), à une amende de 102.000 dollars américains, payables en francs congolais, assortie des frais d’instance.

Le gestionnaire public a été reconnu coupable de faute de gestion pour n’avoir pas produit, dans les délais légaux, les comptes annuels de l’OVD pour les exercices 2022 et 2023. Une obligation pourtant clairement établie par la législation congolaise en matière de gestion des finances publiques.

L’audience était présidée par Gilbert Tonduangu, président de la chambre de discipline budgétaire et financière, une juridiction interne à la Cour des comptes réputée pour sa rigueur dans le contrôle de la gestion publique.

Une exigence légale stricte

La décision s’appuie notamment sur la loi organique du 13 octobre 2018 portant organisation et fonctionnement de la Cour des comptes. En son article 30, cette loi impose aux gestionnaires publics de transmettre dans les délais leurs rapports financiers, sous peine de sanctions.

À plusieurs reprises, le Premier président de la Cour des comptes, Jimmy Munganga Ngwaka, a rappelé le caractère impératif de cette obligation, considérée comme un pilier de la transparence et de la bonne gouvernance.

Des cas similaires déjà enregistrés

Cette condamnation n’est pas un cas isolé. Ces dernières années, la Cour des comptes a multiplié les décisions disciplinaires à l’encontre de gestionnaires publics pour des manquements similaires.

Plusieurs responsables d’entreprises publiques et d’établissements étatiques ont déjà été sanctionnés pour défaut de reddition des comptes, irrégularités dans la gestion financière ou non-respect des procédures budgétaires. Ces sanctions vont généralement des amendes à des interdictions temporaires d’exercer des fonctions de gestion publique.

Ces décisions traduisent une volonté accrue des institutions de contrôle de renforcer la redevabilité dans la gestion des ressources publiques, dans un contexte où la gouvernance financière reste un enjeu majeur en République démocratique du Congo.

Vers une culture de reddition des comptes

Pour de nombreux observateurs, cette dynamique marque un tournant dans l’application des règles de discipline budgétaire en RDC. Elle vise à instaurer une culture de transparence, où les gestionnaires publics sont tenus de rendre compte de manière régulière et conforme à la loi.

La condamnation du DG de l’OVD apparaît ainsi comme un signal fort envoyé à l’ensemble des responsables publics : le non-respect des obligations légales en matière de gestion financière expose désormais à des sanctions effectives.

Jean-Claude Vuemba s’oppose à l’accueil de migrants en RDC et exige la transparence sur les accords avec les États-Unis

L’opposant congolais Jean-Claude Vuemba Luzamba critique vivement un projet d’accueil de migrants en provenance des États-Unis, appelant à la transparence et à la mobilisation citoyenne. Il est monté au créneau dans un message vidéo diffusée le 9 avril 2026 pour dénoncer ce qu’il qualifie « d’accueil incompréhensible » de migrants rejetés par les États-Unis en République Démocratique du Congo.

Dans une déclaration au ton ferme, il s’interroge sur la capacité du gouvernement à gérer une telle situation, estimant qu’un État confronté à des difficultés internes ne devrait pas prioriser l’accueil de populations étrangères.

Des interrogations sur les accords avec Washington

Au cœur de sa prise de position, Jean-Claude Vuemba Luzamba évoque l’existence d’accords conclus avec les États-Unis, notamment les « accords de Washington », dont il réclame la publication intégrale. Il dénonce un manque de transparence, affirmant que certaines annexes de ces accords seraient dissimulées à l’opinion publique.

L’opposant exprime également son refus catégorique de voir la RDC devenir, selon ses termes, un « réceptacle » de migrants rejetés ailleurs. L'ancien président de l'assemblée provinciale du Kongo Central met en garde contre les conséquences sociales et sanitaires d’un tel accueil, tout en appelant les autorités à privilégier d’abord les besoins de la population congolaise.

Dans son message, Jean-Claude Vuemba Luzamba invite les Congolais à rester vigilants et à se mobiliser pour défendre les intérêts nationaux.

Il exhorte la population à exiger plus de clarté dans la gestion des affaires publiques et à s’opposer à toute décision qui ne tiendrait pas compte des réalités du pays.


Festival Amani 2026 : la culture comme levier de paix, Judith Suminwa Tuluka attendue à Lubumbashi

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka est attendue le 10 avril 2026 à Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga pour lancer la 11ème édition du Festival Amani.

Prévu du 10 au 12 avril 2026, cet événement culturel d’envergure se tient exceptionnellement dans la capitale du Haut-Katanga, après avoir été initié il y a plus d’une décennie à Goma.

Placée sous le thème « Redevenir », cette édition met en lumière la capacité de la culture congolaise à se réinventer tout en restant fidèle à ses racines.

Une délocalisation symbolique pour un message fort

Le choix de Lubumbashi traduit la volonté des organisateurs de démontrer la résilience des initiatives culturelles, même dans un contexte sécuritaire difficile à l’Est du pays. À travers cette délocalisation, le Festival Amani affirme que les projets culturels structurants peuvent perdurer et continuer à rassembler, quelles que soient les contraintes.

La culture comme vecteur de paix et de cohésion

Durant trois jours, près de 12.000 festivaliers sont attendus quotidiennement à l’Institut Kiwele. Artistes congolais et internationaux s’y produiront pour promouvoir la paix, le vivre-ensemble et l’unité des peuples.

Pour Guillaume Bisimwa, ce rendez-vous dépasse le simple cadre artistique. « La culture de paix est une éducation. Le Festival Amani est une vitrine culturelle, diplomatique et politique qui fait la fierté de la RDC ».

La participation de Judith Suminwa Tuluka à cette édition 2026 illustre l’engagement du Gouvernement à faire de la culture un pilier de son action.

Pour les organisateurs, cette présence constitue un signal fort en faveur de la diplomatie culturelle et de l’économie des arts, confirmant la volonté des autorités d’accompagner les créateurs dans leur contribution au développement du pays.

Une scène riche en talents et en diversité artistique

Le site de Kiwele accueille une programmation variée avec des artistes de renom tels que Ferré Gola, Innoss'B, Youssoupha, Wanny S-King et Evodie Mapenzi.

Au-delà de la musique, les arts de la scène et les œuvres plastiques, notamment celles de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa, enrichissent cette célébration culturelle.

Cette diversité illustre le rôle des arts comme moteur de cohésion nationale et de développement économique.

Les artistes saluent l’implication des autorités

L’artiste Wanny S-King voit dans cet événement une opportunité de diffuser des messages d’amour, d’unité et de cohabitation pacifique. Il salue également l’implication de la Première ministre. « Ce soutien montre que le Gouvernement accompagne les artistes dans leur engagement pour la paix. Nous pensons à Goma, Bukavu et Uvira, qui souffrent, mais ce geste prouve que nous ne sommes pas seuls ».

Inscrit dans le Programme d’actions du Gouvernement, le soutien au Festival Amani reflète la reconnaissance du potentiel culturel de la RDC comme levier de développement. À travers cet événement, les artistes deviennent des ambassadeurs de la paix. Un message essentiel dans un contexte où la stabilité, notamment dans l’Est du pays, demeure une condition indispensable pour un développement durable et inclusif.



Kinshasa : un jeune journaliste échappe de justesse à une tentative d’enlèvement à Ngaliema

Une nuit d’angoisse sur l’avenue Mbumba est racontée par un journaliste qui a frôlé le pire dans la nuit du mercredi 8 avril 2026 à Kinshasa. Alors qu’il regagnait son domicile dans la commune de Ngaliema, il a été la cible d’une tentative d’enlèvement sur l’avenue Mbumba, non loin du quartier Ma Campagne.

Selon son témoignage, tout commence vers 22h47, après une courte sortie pour recharger son téléphone. Rassuré par le calme apparent et l’éclairage public, il marchait tranquillement lorsqu’il remarque une moto avec deux individus à bord, sans se douter du danger imminent.

Quelques minutes plus tard, la situation bascule. Un homme armé surgit devant lui, pointant une arme à feu et lui intimant l’ordre de s’arrêter sous menace de tirer. Au même moment, le second individu, aperçu plus tôt sur la moto, manœuvre pour lui barrer la route, laissant penser à une opération planifiée.

« Si je ne réagissais pas immédiatement, je pouvais disparaître », confie la victime, encore sous le choc.

Face à la menace, le journaliste prend une décision instinctive : fuir. Malgré les menaces de mort, il rebrousse chemin et se met à courir. Dans sa fuite, il chute violemment, perd ses babouches et se blesse légèrement, mais trouve la force de se relever et de continuer pieds nus.

Bloqué un instant par le motocycliste, il parvient néanmoins à forcer le passage en faisant preuve de détermination. Ce moment d’hésitation de son agresseur lui permet de s’échapper définitivement.

Alors qu’il appelait à l’aide en pleine nuit, la réaction des riverains a été marquée par la peur. « Les gens fermaient leurs portails au lieu de m’aider », regrette-t-il. Livré à lui-même, il trouve finalement refuge en direction du Palais de Marbre, avant de rentrer chez lui sain et sauf.

Le lendemain, en retournant sur les lieux, il apprend par des sentinelles qu’un cas d’enlèvement avait déjà été signalé une semaine auparavant sur la même avenue. Une jeune fille aurait été emportée par des criminels malgré ses cris.

Un appel pressant aux autorités

Choqué mais reconnaissant d’avoir survécu, le journaliste appelle les autorités à agir urgemment face à cette montée de l’insécurité. « Les enlèvements ne sont pas des rumeurs. C’est une réalité à Kinshasa. Nous avons besoin de sécurité », alerte-t-il.

Cet incident met une fois de plus en lumière la nécessité de renforcer les patrouilles nocturnes et les dispositifs de protection des populations dans certains quartiers devenus particulièrement vulnérables.

RDC : succès de la première émission d’eurobond de 1,25 milliard USD, selon Rawbank

Une première historique sur les marchés internationaux, Rawbank a annoncé, le 9 avril 2026, la réussite de la toute première émission d’eurobond de la République Démocratique du Congo, pour un montant total de 1,25 milliard de dollars américains.

Dans cette opération d’envergure, la banque congolaise est intervenue en qualité de Joint Global Coordinator aux côtés de Citigroup et de Joint Bookrunner avec Citigroup et Standard Chartered Bank.

Cette émission marque une étape majeure pour la RDC, qui accède pour la première fois aux marchés internationaux des capitaux en tant qu’émetteur souverain.

L’opération a été structurée en deux tranches : une à 5 ans (maturité 2032) et une à 10 ans (maturité 2037), avec des rendements respectifs de 8,75 % et 9,50 %.

Émise sous format 144A/Reg S, cette levée de fonds répond aux exigences techniques et réglementaires des marchés internationaux, avec une cotation prévue à la London Stock Exchange.

Cette structuration illustre la capacité des acteurs impliqués à aligner les attentes des investisseurs avec les fondamentaux économiques du pays.

Une forte demande des investisseurs internationaux

L’opération a suscité un vif intérêt sur les marchés, avec une demande dépassant les 5 milliards de dollars pour les deux maturités combinées. Ce niveau de sursouscription témoigne de la crédibilité croissante de la RDC auprès des investisseurs internationaux.

Dans ce contexte, Rawbank a joué un rôle clé dans la coordination et la mobilisation des capitaux aux côtés de ses partenaires internationaux.

Le Directeur général de Rawbank, Mustafa Rawji, a salué une avancée majeure pour le pays. « C’est un moment décisif pour les marchés. La RDC démontre qu’elle peut désormais accéder aux investisseurs mondiaux dans des conditions structurées (…) Nous sommes fiers d’avoir accompagné cette opération, qui ouvre la voie à de nouveaux financements internationaux. »

Selon lui, cette opération envoie un signal fort quant à l’amélioration de la visibilité économique du pays et à la solidité de ses fondamentaux.

Des indicateurs économiques rassurants

Cette réussite intervient dans un contexte macroéconomique jugé favorable, marqué notamment par une inflation maîtrisée autour de 2,3 %, une croissance estimée à 5,8 % et un niveau d’endettement contenu, proche de 18 % du PIB.

Autant d’indicateurs qui renforcent la confiance des investisseurs et confortent la RDC dans sa stratégie d’ouverture aux marchés financiers internationaux.


Kinshasa : les agents impayés de la DGRK/Maluku saisissent l’Assemblée provinciale

Les agents impayés de la DGRK/Maluku ont adressé, le 9 avril 2026, un mémorandum à l’attention du président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Dans ce document, ils expriment leur vive consternation face à ce qu’ils qualifient d’injustices persistantes de la part de la direction générale.

Ils dénoncent notamment la privation de leurs salaires pour les mois de décembre 2025, janvier, février et mars 2026, ainsi que l’absence de la ration alimentaire de fin d’année 2025 et de la prime liée à la grande échéance fiscale 2026.

 Des effectifs contestés et une situation confuse

Les agents précisent que l’effectif réel de la DGRK/Maluku s’élève à 154 agents, contrairement aux 250 avancés par un chargé de mission. Après le décès de deux agents en 2025 et l’affectation de quatre autres, l’effectif actif est ramené à 148 agents.

Parmi eux, 88 relèvent du CRF (impôts) et 60 du BCO (taxes). Sur cet ensemble, 96 agents sont impayés, contre 52 qui continuent de percevoir leurs salaires. Les agents dénoncent une situation opaque, marquée par l’absence totale d’informations sur leur statut administratif ou d’éventuelles sanctions disciplinaires.

Des agents maintenus au travail sans rémunération 

Malgré cette situation, les concernés affirment avoir continué à se présenter régulièrement au travail, y compris durant la période de la grande échéance fiscale 2026. Ils indiquent que leur présence est attestée par les rapports transmis par les chefs de bureaux du CRF et du BCO. Ils s’interrogent ainsi sur les raisons de cette mise à l’écart salariale sans notification officielle, qu’ils jugent contraire aux dispositions légales en vigueur.

Les agents évoquent des conséquences dramatiques sur leurs conditions de vie. Selon eux, plusieurs familles sont plongées dans une précarité accrue, marquée notamment par des loyers impayés, des difficultés d’accès aux soins de santé et la déscolarisation des enfants. Ils déplorent cette situation d’autant plus qu’ils ont contribué à la mobilisation des recettes publiques au même titre que leurs collègues régulièrement payés.

 Un appel à l’intervention des autorités provinciales

 Au nom du respect de l’État de droit prôné par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, les agents sollicitent l’implication de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Ils espèrent ainsi être rétablis dans leurs droits les plus légitimes et obtenir une issue rapide à cette situation qu’ils jugent injuste et préjudiciable.