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lundi 30 mars 2026

Kinshasa : la VSV dénonce la crise de l’eau potable et de l’électricité et interpelle les autorités

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) exprime sa profonde inquiétude face aux difficultés persistantes d’accès à l’eau potable et à l’électricité dans plusieurs communes de Kinshasa. Cette situation compromet gravement les droits économiques, sociaux et culturels de milliers d’habitants de la capitale congolaise.

Selon les informations recueillies par l’organisation, de nombreux quartiers sont confrontés à une pénurie prolongée d’eau et à des coupures répétées d’électricité. Ces carences ont un impact direct sur les conditions de vie des populations, déjà fragilisées. L’accès à l’eau potable devient un véritable parcours du combattant, obligeant les résidents à parcourir de longues distances ou à recourir à des sources d’eau non sécurisées, avec des risques sanitaires importants.

Parallèlement, l’insuffisance d’électricité favorise l’insécurité dans plusieurs zones de la ville. L’obscurité prolongée est propice à la recrudescence du banditisme, des braquages et d’autres actes criminels.

Des quartiers durement touchés

Dans plusieurs communes, notamment Makala, Selembao, Kisenso, Mont-Ngafula, Kasa-Vubu et Kalamu, les habitants dénoncent une absence totale ou intermittente des services d’eau et d’électricité. Dans certains cas, les robinets restent à sec pendant des mois, voire des années, tandis que l’électricité n’est disponible que quelques heures par jour, quand elle n’est pas totalement inexistante.

Face à cette situation, certaines populations ont déjà manifesté leur mécontentement. Des actions citoyennes, telles que des marches pacifiques et des sit-in, ont été organisées pour dénoncer l’inaction des autorités et les facturations jugées injustifiées.

Des causes connues mais peu d’actions concrètes

Les responsables des entreprises publiques concernées reconnaissent ces difficultés et les attribuent notamment au non-paiement des factures par plusieurs institutions étatiques, au vieillissement des infrastructures, aux actes de vandalisme, ainsi qu’aux conséquences de certains travaux urbains.

Cependant, la VSV estime que ces problèmes pourraient être résolus si les autorités prenaient pleinement leurs responsabilités. L’organisation dénonce notamment le fait que la population soit contrainte de payer des factures pour des services non fournis, parfois sous la menace de sanctions.

Des recommandations aux autorités

Face à l’urgence, la VSV appelle le gouvernement congolais à agir sans délai. Elle recommande notamment de contraindre les institutions publiques à s’acquitter de leurs dettes, de renforcer les moyens de la REGIDESO et de la SNEL, de lutter contre les constructions anarchiques et de sanctionner les responsables des dysfonctionnements.

L’organisation demande également aux entreprises de distribution d’améliorer la qualité de leurs services, d’adapter les facturations à la consommation réelle et de suspendre les paiements dans les zones non desservies.


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