La
Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) exprime sa profonde
inquiétude face aux difficultés persistantes d’accès à l’eau potable et à
l’électricité dans plusieurs communes de Kinshasa. Cette situation compromet
gravement les droits économiques, sociaux et culturels de milliers d’habitants
de la capitale congolaise.
Selon
les informations recueillies par l’organisation, de nombreux quartiers sont
confrontés à une pénurie prolongée d’eau et à des coupures répétées
d’électricité. Ces carences ont un impact direct sur les conditions de vie des
populations, déjà fragilisées. L’accès à l’eau potable devient un véritable
parcours du combattant, obligeant les résidents à parcourir de longues
distances ou à recourir à des sources d’eau non sécurisées, avec des risques
sanitaires importants.
Parallèlement,
l’insuffisance d’électricité favorise l’insécurité dans plusieurs zones de la
ville. L’obscurité prolongée est propice à la recrudescence du banditisme, des
braquages et d’autres actes criminels.
Des
quartiers durement touchés
Dans
plusieurs communes, notamment Makala, Selembao, Kisenso, Mont-Ngafula,
Kasa-Vubu et Kalamu, les habitants dénoncent une absence totale ou
intermittente des services d’eau et d’électricité. Dans certains cas, les
robinets restent à sec pendant des mois, voire des années, tandis que
l’électricité n’est disponible que quelques heures par jour, quand elle n’est
pas totalement inexistante.
Face
à cette situation, certaines populations ont déjà manifesté leur
mécontentement. Des actions citoyennes, telles que des marches pacifiques et
des sit-in, ont été organisées pour dénoncer l’inaction des autorités et les
facturations jugées injustifiées.
Des
causes connues mais peu d’actions concrètes
Les
responsables des entreprises publiques concernées reconnaissent ces difficultés
et les attribuent notamment au non-paiement des factures par plusieurs
institutions étatiques, au vieillissement des infrastructures, aux actes de
vandalisme, ainsi qu’aux conséquences de certains travaux urbains.
Cependant,
la VSV estime que ces problèmes pourraient être résolus si les autorités
prenaient pleinement leurs responsabilités. L’organisation dénonce notamment le
fait que la population soit contrainte de payer des factures pour des services
non fournis, parfois sous la menace de sanctions.
Des
recommandations aux autorités
Face
à l’urgence, la VSV appelle le gouvernement congolais à agir sans délai. Elle
recommande notamment de contraindre les institutions publiques à s’acquitter de
leurs dettes, de renforcer les moyens de la REGIDESO et de la SNEL, de lutter
contre les constructions anarchiques et de sanctionner les responsables des
dysfonctionnements.
L’organisation
demande également aux entreprises de distribution d’améliorer la qualité de
leurs services, d’adapter les facturations à la consommation réelle et de
suspendre les paiements dans les zones non desservies.
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