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lundi 30 mars 2026

Controverse au sein de l’Union sacrée : Bahati et ses alliés dénoncent l’ingérence d’élus “électrons libres”

Les regroupements proches du professeur Modeste Bahati Lukwebo se disent surpris par la présence de certains élus « électrons libres » reçus par le secrétaire permanent de l’Union sacrée de la nation, André Mbata.

Le communicateur de l'AFDC-A, Yvon Yanga, rappelle que ce dernier n’a ni qualité pour violer les règlements intérieurs de l’Assemblée nationale et du Sénat, ni compétence pour désigner les représentants du regroupement AFDC-A au sein de l’Union sacrée. De même, il ne lui revient pas de nommer les présidents des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale ou des groupes politiques au Sénat.

Selon ce regroupement, la désignation et la reconnaissance des responsables des groupes AFDC-A sont strictement encadrées par les textes en vigueur dans les deux Chambres du Parlement. Toute représentation doit donc se faire dans le respect des règles établies.

Yvon Yanga insiste par ailleurs sur le fait que les personnes récemment reçues à l’Union sacrée ne disposent d’aucune légitimité pour engager ni les regroupements politiques, ni les groupes parlementaires, ni les groupes politiques concernés.

À ce jour, seuls les députés Vital Banywesize, président du groupe parlementaire AFDC-A à l’Assemblée nationale, et la sénatrice Vicky Katumwa, présidente du groupe politique AFDC-A au Sénat, sont habilités à recevoir des orientations et à engager officiellement ces structures. Enfin, le communicateur de ce regroupement politique appelle au respect strict de l’État de droit, tel que prôné par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, soulignant que toute démarche politique doit s’inscrire dans le cadre des lois et règlements de la République.

La polémique remonte à la récente déclaration du professeur Modeste Bahati Lukwebo sur la Constitution, jugée controversée dans l’opinion politique. Ses propos ont suscité de vives réactions au sein de la classe politique, certains y voyant une prise de position sensible sur l’ordre institutionnel. Dans la foulée, la tension est montée au sein de l’Union sacrée de la nation (USN), avec l’apparition d’initiatives parallèles menées par certains élus qualifiés « d’électrons libres ». 

Ces derniers ont été reçus par le secrétaire permanent de l’USN, André Mbata, déclenchant une nouvelle vague de contestations. Le regroupement politique du professeur Modeste Bahati dénonce une démarche irrégulière, estimant que ces élus ne disposent d’aucune légitimité pour engager leurs structures respectives. Yvon Yanga accuse également André Mbata d’outrepasser ses prérogatives en intervenant dans des matières régies par les règlements intérieurs de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Depuis, le débat s’est intensifié autour du respect des textes, de la représentativité au sein de l’USN et de la gestion des groupes parlementaires. Cette affaire met en lumière des divergences internes persistantes au sein de la majorité, sur fond d’appel au respect de l’État de droit prôné par le président Félix-Antoine Tshisekedi.

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