Le projet Transforme organise du 9 au 10 mars 2026 à Kinshasa deux journées de sensibilisation consacrées aux modes alternatifs de règlement des différends (MARD), en partenariat avec la Commission nationale OHADA. L’initiative réunit des étudiants, des jeunes professionnels du droit ainsi que des acteurs économiques.
Selon Seketula Yende Kithima, responsable de la cellule de passation des marchés et représentant du coordonnateur du projet Transforme, ces activités s’inscrivent dans la continuité des formations organisées en juillet et août 2025 à Kinshasa et à Matadi, dans la province du Kongo Central.
Des activités mêlant théorie et pratique
Le
programme prévoit plusieurs activités réparties sur la semaine. Une formation
pratique est notamment organisée à l’hôtel Pullman avec des simulations de
tribunaux arbitraux destinées aux étudiants et aux jeunes professionnels.
Des
ateliers de sensibilisation sont également organisés à la Fédération des
entreprises du Congo (FEC) à l’intention des opérateurs économiques de secteurs
stratégiques tels que les mines, les banques, les assurances, les
infrastructures ou encore la propriété intellectuelle.
Des conférences thématiques sont aussi prévues dans plusieurs universités, à commencer par l’Université Protestante du Congo.
Améliorer le climat des affaires
Pour
les organisateurs, la promotion de l’arbitrage et de la médiation constitue un
levier important pour améliorer l’environnement des affaires en République
Démocratique du Congo.
Le
projet Transforme, financé par la Banque mondiale et mis en œuvre par le
gouvernement congolais, vise notamment à renforcer la sécurité juridique et
judiciaire des investisseurs.
Le programme soutient également plusieurs réformes structurantes, notamment la modernisation des guichets uniques de création d’entreprises, la mise en place du registre des sûretés mobilières et du registre des bénéficiaires effectifs, ainsi que l’amélioration du cadre juridique des zones économiques spéciales.
La justice alternative, un outil de développement
Pour
le président de la Commission nationale OHADA, le professeur Roger Masamba,
l’efficacité du système de règlement des différends constitue un pilier
essentiel du développement économique.
« Les
investisseurs recherchent avant tout un environnement juridique fiable dans
lequel les contrats sont respectés et les litiges résolus rapidement », a-t-il
expliqué, soulignant que l’arbitrage et la médiation représentent des
instruments complémentaires à la justice étatique.
Ces mécanismes permettent notamment d’offrir des procédures plus rapides, flexibles et confidentielles dans le règlement des litiges commerciaux.
Former les acteurs de la justice économique
Le
directeur général de l’École régionale supérieure de la magistrature de l’OHADA
(ERSUMA), Karel Osirus Coffi Dogue, a pour sa part insisté sur la nécessité de
renforcer les capacités des professionnels du droit afin de positionner la RDC
comme un futur pôle de l’arbitrage dans l’espace OHADA.
Il a notamment rappelé que l’ERSUMA propose des certifications internationales en arbitrage, médiation et gouvernance d’entreprise, accessibles en ligne pour les professionnels.
À
travers ces initiatives, les partenaires du projet Transforme entendent
encourager l’appropriation des mécanismes alternatifs de règlement des
différends et contribuer à la construction d’un climat des affaires plus
attractif en République démocratique du Congo.
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