Des
dallettes abandonnées qui bloquent les accès aux habitations et commerces
Après plusieurs mois de réhabilitation, l'avenue Gambela, dans la commune de Ngiri-Ngiri, est de nouveau ouverte à la circulation. Les automobilistes et les motocyclistes peuvent désormais emprunter cette importante artère, ce qui contribue à fluidifier le trafic dans cette partie de Kinshasa.
Cependant, pour les habitants et les commerçants installés le long de l'avenue, le chantier est loin d'être totalement achevé. Des dizaines de dallettes retirées pendant les travaux sont toujours abandonnées sur les bas-côtés de la chaussée ou devant les parcelles. Elles obstruent les entrées et les sorties des habitations, compliquent l'accès aux commerces et rendent difficile l'entretien des lieux.
Le constat est particulièrement visible sur le tronçon compris entre les avenues Kasa-Vubu et Ingende. Plusieurs riverains affirment que certaines dallettes sont restées sur place depuis des mois, voire des années, sans avoir été remises en place ni évacuées.
Les commerçants réclament l'évacuation des dallettes
Vendeur sur l'avenue Gambela, Masi Basingeli s'interroge sur le sort réservé à ces dallettes qui encombrent toujours les abords de la route. Selon lui, les agents chargés du chantier promettent régulièrement de revenir les enlever, sans que cela ne se concrétise.
Les
commerçants expliquent que cette situation favorise l'insalubrité. Les
mauvaises herbes poussent autour des blocs de béton et il devient difficile de
nettoyer correctement les espaces où ils exercent leurs activités.
Une vendeuse installée sur cette avenue indique que certaines dallettes ont bien été replacées, mais que d'autres, dont l'origine reste inconnue, ont simplement été déposées sur les bas-côtés. Elle estime que leur présence nuit à la propreté du site et complique le travail quotidien des commerçants.
Des avenues secondaires devenues difficilement accessibles
Au-delà
des dallettes abandonnées, les habitants dénoncent les difficultés d'accès aux
avenues parallèles à Gambela.
Dans le secteur situé entre Gambela et Khartoum, les véhicules ne peuvent pratiquement plus emprunter certaines voies. Les riverains sont contraints de passer par l'avenue Khartoum, elle-même en mauvais état et encombrée par des véhicules en panne ou abandonnés.
Du côté de Gambela et Shaba, l'avenue Shaba constitue désormais la seule voie d'accès. Les habitants estiment qu'une telle situation représente un risque important, notamment en cas d'urgence, puisqu'elle ne laisse aucune issue alternative pour les services de secours.
Les piétons également pénalisés
Les difficultés concernent aussi les piétons. À plusieurs intersections, les dallettes abandonnées obligent les passants à les enjamber pour traverser la chaussée, augmentant les risques de chute, notamment pour les personnes âgées, les enfants et les personnes à mobilité réduite.
Les riverains regrettent que les bénéficiaires des ouvrages ne soient pas associés au suivi des travaux. Selon eux, les infrastructures sont souvent réceptionnées alors que les finitions ne sont pas complètement réalisées.
Des déchets de chantier toujours visibles
À plusieurs carrefours, les traces des travaux restent visibles. Au croisement des avenues Kasa-Vubu et Birmanie, des résidus de bitume occupent encore une partie de la chaussée après de petits travaux. Le même constat est fait au carrefour Gambela-Kasa-Vubu, où les déchets de chantier n'ont toujours pas été évacués.
D'autres chantiers qui tardent à s'achever
Les
habitants citent également d'autres projets dont l'exécution se prolonge.
La bretelle de l'avenue Assossa, entre Kasa-Vubu et Monkoto, peine à être achevée. Le chantier semble à l'arrêt et la chaussée déjà réhabilitée est désormais occupée par un marché.
Même
constat sur l'avenue Saïo, où les travaux se poursuivent sans calendrier clair
de livraison. Si la date de lancement des chantiers est connue, leur achèvement
continue de se faire attendre.
Les
riverains appellent ainsi les autorités et les entreprises en charge des
travaux à finaliser les ouvrages, évacuer les matériaux abandonnés et rétablir
les accès aux habitations et aux commerces afin que la réhabilitation de ces
voiries profite pleinement à la population.
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