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dimanche 26 juillet 2026

Ziralo sous blocus : la société civile dénonce une crise humanitaire et appelle à la réouverture de la route vers Minova

Le coordinateur du Mouvement des sociétés civiles du Congo (MSCO) à Ziralo, dans le territoire de Minova, province du Sud-Kivu, Christian Ezekiel Bahati, a lancé un appel pressant aux autorités provinciales et militaires pour obtenir la réouverture de la route reliant Ziralo à Minova, fermée depuis le 19 juin 2026.

Dans une déclaration, il affirme que le blocage militaire au niveau du pont de Bukabo, près de Rubishi, a totalement interrompu la circulation des personnes et des biens, plongeant le groupement de Ziralo dans un isolement préoccupant.

Une économie paralysée et une population en détresse

Selon le responsable de la société civile, aucun véhicule de ravitaillement ne peut désormais atteindre Ziralo. Les principaux marchés de Chambombo et de Rubishi, considérés comme les poumons économiques de la région, sont à l'arrêt.

Cette situation entraîne la perte des récoltes des agriculteurs, tandis que les produits acheminés par des voies de contournement se vendent à des prix ayant fortement augmenté, aggravant les difficultés des ménages.

Santé et éducation gravement affectées

Christian Ezekiel Bahati dénonce également les conséquences humanitaires du blocus. Les malades ne peuvent plus être évacués vers des structures sanitaires mieux équipées et plusieurs élèves ont été empêchés de rejoindre leurs centres d'examens ou de terminer leur année scolaire en raison de la fermeture de la route.

Il estime que cette situation porte atteinte aux droits fondamentaux de la population, notamment le droit à la santé, à l'éducation, à la dignité et à la libre circulation.

Trois revendications aux autorités

Face à cette crise, le MSCO de Ziralo formule trois principales demandes, notamment la réouverture immédiate de l'axe routier Ziralo–Minova afin de rétablir la circulation des personnes et des biens ; la mise en place d'un couloir humanitaire sécurisé pour les évacuations sanitaires et l'acheminement des vivres ; la démilitarisation du contrôle au pont de Bukabo afin de mettre fin, selon la société civile, aux actes de racket et d'intimidation dénoncés par la population.

Le coordinateur conclut en appelant les autorités à agir rapidement, affirmant que « Ziralo est une terre de labeur et de paix » et que sa population réclame avant tout la justice, la liberté de mouvement et le respect de ses droits fondamentaux.


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