Le
coordinateur du Mouvement des sociétés civiles du Congo (MSCO) à Ziralo, dans
le territoire de Minova, province du Sud-Kivu, Christian Ezekiel Bahati, a
lancé un appel pressant aux autorités provinciales et militaires pour obtenir
la réouverture de la route reliant Ziralo à Minova, fermée depuis le 19 juin
2026.
Dans
une déclaration, il affirme que le blocage militaire au niveau du pont de
Bukabo, près de Rubishi, a totalement interrompu la circulation des personnes
et des biens, plongeant le groupement de Ziralo dans un isolement préoccupant.
Une
économie paralysée et une population en détresse
Selon
le responsable de la société civile, aucun véhicule de ravitaillement ne peut
désormais atteindre Ziralo. Les principaux marchés de Chambombo et de Rubishi,
considérés comme les poumons économiques de la région, sont à l'arrêt.
Cette
situation entraîne la perte des récoltes des agriculteurs, tandis que les
produits acheminés par des voies de contournement se vendent à des prix ayant
fortement augmenté, aggravant les difficultés des ménages.
Santé
et éducation gravement affectées
Christian Ezekiel Bahati dénonce également les conséquences humanitaires du blocus. Les malades ne peuvent plus être évacués vers des structures sanitaires mieux équipées et plusieurs élèves ont été empêchés de rejoindre leurs centres d'examens ou de terminer leur année scolaire en raison de la fermeture de la route.
Il
estime que cette situation porte atteinte aux droits fondamentaux de la
population, notamment le droit à la santé, à l'éducation, à la dignité et à la
libre circulation.
Trois
revendications aux autorités
Face
à cette crise, le MSCO de Ziralo formule trois principales demandes, notamment
la réouverture immédiate de l'axe routier Ziralo–Minova afin de rétablir la
circulation des personnes et des biens ; la mise en place d'un couloir
humanitaire sécurisé pour les évacuations sanitaires et l'acheminement des
vivres ; la démilitarisation du contrôle au pont de Bukabo afin de mettre fin,
selon la société civile, aux actes de racket et d'intimidation dénoncés par la
population.
Le
coordinateur conclut en appelant les autorités à agir rapidement, affirmant que
« Ziralo est une terre de labeur et de paix » et que sa population réclame
avant tout la justice, la liberté de mouvement et le respect de ses droits
fondamentaux.
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