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dimanche 26 juillet 2026

Refus d'un nouveau dialogue politique : un consortium d'organisations appelle à privilégier la justice

Le Consortium SOCIPO-Africa, CNSSK-CCNU et APEP, agissant dans le cadre du Pacte Uzalendo, a adressé un mémorandum au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Le document, également transmis à plusieurs institutions nationales et partenaires internationaux, exprime un rejet catégorique de tout nouveau dialogue politique national, au profit d'une réponse judiciaire face aux crimes commis dans l'est de la République Démocratique du Congo.

Les signataires, qui se présentent comme les porte-voix des populations d'Uvira, Fizi, Mwenga et Shabunda, estiment que les habitants de ces territoires subissent depuis près de trente ans les conséquences de la guerre d'agression attribuée au Rwanda.

Les précédents processus de paix jugés inefficaces

Dans leur mémorandum, les organisations rappellent les différents processus de paix et dialogues organisés depuis 1996, notamment les accords de Lusaka, Sun City, Nairobi et Luanda. Selon elles, ces initiatives n'ont pas permis de mettre fin aux violences ni d'assurer la sécurité des populations.

Le consortium affirme que ces mécanismes ont favorisé l'instabilité, les infiltrations et la poursuite du conflit, tout en dénonçant le lourd bilan humain et humanitaire enregistré au cours des trois dernières décennies.

Un appel à rejeter tout nouveau dialogue

Les auteurs du document demandent au chef de l'État de ne pas engager la RDC dans un nouveau processus de dialogue ou de négociation. Ils l'exhortent à maintenir une ligne de fermeté afin de mettre un terme définitif à la guerre et de placer les intérêts supérieurs du pays au-dessus de toute autre considération.

Selon eux, le contexte international actuel offre une occasion favorable pour défendre les intérêts de la RDC sans recourir à de nouvelles concertations politiques.

Plaidoyer pour un tribunal pénal international

Au-delà du rejet du dialogue, le consortium réclame la mise en place d'un Tribunal pénal international pour la RDC (TPI-RDC) afin que les auteurs présumés des crimes commis dans l'est du pays répondent de leurs actes devant la justice.

Le mémorandum conclut en réaffirmant le soutien des organisations au président Félix-Antoine Tshisekedi, tout en estimant que les Congolais attendent désormais davantage une réponse judiciaire qu'un nouveau processus de dialogue politique.


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