L'Association
pour l'intégration sociale et la promotion des populations défavorisées
(ASIPROPD Asbl) lance un appel urgent en faveur de la réouverture de la route
Mudaka–Kalonge via Kasirusiru, fermée depuis près de quatre mois.
Dans
un plaidoyer rendu public, l'organisation affirme que cet axe constitue le
principal moyen d'approvisionnement et de déplacement pour près de 80 % de la
population de Kalonge, dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu). Sa fermeture
aurait fortement perturbé les activités économiques, l'accès aux soins de
santé, à l'éducation et aux marchés.
Une
population confrontée à la faim et à l'isolement
Selon
l'ASIPROPD, les habitants des villages de Fendula, Rambo, Mule et Caminunu sont
aujourd'hui contraints d'emprunter un long détour par Madirhiri et l'axe de
Bunyakiri pour rejoindre Mudaka ou Bukavu.
Ce
changement de trajet entraîne une forte hausse des coûts de transport, estimés
entre 20.000 et 30.000 francs congolais, auxquels s'ajoutent plusieurs
barrières où des paiements de 2.000 à 3.000 francs sont exigés à chaque
passage.
L'organisation
affirme que cette situation aggrave la précarité des ménages ruraux, provoquant
des difficultés d'approvisionnement, une hausse des prix des denrées
alimentaires et une progression de la malnutrition.
Des
conséquences sur l'éducation et la santé
L'ONG
souligne également que de nombreux élèves et étudiants abandonnent leurs
études, faute de ressources financières liées à l'arrêt des activités
commerciales.
Les
malades, les femmes enceintes et les personnes âgées rencontrent aussi
d'importantes difficultés pour accéder aux structures de santé, en raison de
l'enclavement de la zone.
Un
appel à une réouverture humanitaire
Sans
désigner publiquement les responsables de la fermeture de la route, l'ASIPROPD
appelle les acteurs qui contrôlent actuellement cette zone à autoriser la
circulation des populations civiles et des produits de première nécessité.
L'organisation
invite également les autorités, les organisations humanitaires, les défenseurs
des droits humains et les leaders communautaires à agir rapidement afin
d'éviter une aggravation de la crise.
Pour
l'ASIPROPD, la population de Kalonge ne réclame « ni privilège ni faveur
politique », mais simplement le droit d'accéder à la nourriture, aux soins, à
l'éducation et de vivre dans des conditions dignes.
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