Le
Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA)
a publié son septième rapport de situation sur la province du Nord-Kivu,
couvrant la période du 1er au 30 juin 2026. Le document fait état d'une
dégradation persistante de la situation humanitaire, alimentée par les
affrontements armés, les déplacements de populations et la progression de
l'épidémie d'Ebola.
Selon
OCHA, les combats et les attaques de groupes armés dans les territoires de
Masisi, Rutshuru, Walikale et Beni continuent d'accroître les besoins
humanitaires et de fragiliser les populations civiles.
Près
de deux millions de déplacés internes
Au 31
mai 2026, le Nord-Kivu comptait environ 1,83 million de personnes déplacées
internes et 2,32 millions de personnes retournées dans leurs localités
d'origine.
Par
ailleurs, plus de 29.000 personnes déplacées ont reçu une assistance en
articles ménagers essentiels dans le territoire de Masisi, tandis qu'environ
440.000 personnes ont bénéficié d'une aide en eau, hygiène et assainissement au
cours du mois de mai.
Rutshuru
: combats, victimes et nouveaux déplacements
Dans
le territoire de Rutshuru, les affrontements et les incursions de groupes armés
se sont poursuivis durant le mois de juin 2026, notamment dans la chefferie de
Bwito.
Depuis
le 17 juin 2026, des combats autour de Kyasenda, dans le groupement Mutanda,
ont provoqué d'importants déplacements de populations vers Nyanzale, Kikuku,
Kyahala, Katsiru et Mweso.
Selon
les partenaires humanitaires, ces violences auraient également fait au moins
deux morts et une dizaine de blessés dans les localités de Kibirizi-Centre,
Rubare et Biruma.
L'insécurité
menace les moyens de subsistance
OCHA
souligne que l'insécurité empêche de nombreuses familles d'accéder à leurs
champs, faisant craindre une baisse de la production agricole et une
aggravation de l'insécurité alimentaire.
L'organisation
relève également une recrudescence des braquages sur l'axe
Kiwanja–Rwindi–Kanyabayonga, où au moins sept attaques contre des voyageurs
civils ont été enregistrées en juin 2026.
Cette
situation complique davantage les déplacements des populations et
l'acheminement de l'aide humanitaire.
Ebola
complique davantage la réponse humanitaire
Le
rapport met enfin en garde contre la propagation de l'épidémie d'Ebola due au
virus Bundibugyo dans les territoires de Beni et Lubero. Selon OCHA, cette
urgence sanitaire constitue un défi supplémentaire pour les acteurs
humanitaires déjà confrontés à une situation sécuritaire et humanitaire
particulièrement préoccupante.
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