dimanche 26 juillet 2026

Sud-Kivu : une ONG réclame la réouverture urgente de la route Mudaka–Kalonge pour éviter une crise humanitaire

L'Association pour l'intégration sociale et la promotion des populations défavorisées (ASIPROPD Asbl) lance un appel urgent en faveur de la réouverture de la route Mudaka–Kalonge via Kasirusiru, fermée depuis près de quatre mois.

Dans un plaidoyer rendu public, l'organisation affirme que cet axe constitue le principal moyen d'approvisionnement et de déplacement pour près de 80 % de la population de Kalonge, dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu). Sa fermeture aurait fortement perturbé les activités économiques, l'accès aux soins de santé, à l'éducation et aux marchés.

Une population confrontée à la faim et à l'isolement

Selon l'ASIPROPD, les habitants des villages de Fendula, Rambo, Mule et Caminunu sont aujourd'hui contraints d'emprunter un long détour par Madirhiri et l'axe de Bunyakiri pour rejoindre Mudaka ou Bukavu.

Ce changement de trajet entraîne une forte hausse des coûts de transport, estimés entre 20.000 et 30.000 francs congolais, auxquels s'ajoutent plusieurs barrières où des paiements de 2.000 à 3.000 francs sont exigés à chaque passage.

L'organisation affirme que cette situation aggrave la précarité des ménages ruraux, provoquant des difficultés d'approvisionnement, une hausse des prix des denrées alimentaires et une progression de la malnutrition.

Des conséquences sur l'éducation et la santé

L'ONG souligne également que de nombreux élèves et étudiants abandonnent leurs études, faute de ressources financières liées à l'arrêt des activités commerciales.

Les malades, les femmes enceintes et les personnes âgées rencontrent aussi d'importantes difficultés pour accéder aux structures de santé, en raison de l'enclavement de la zone.

Un appel à une réouverture humanitaire

Sans désigner publiquement les responsables de la fermeture de la route, l'ASIPROPD appelle les acteurs qui contrôlent actuellement cette zone à autoriser la circulation des populations civiles et des produits de première nécessité.

L'organisation invite également les autorités, les organisations humanitaires, les défenseurs des droits humains et les leaders communautaires à agir rapidement afin d'éviter une aggravation de la crise.

Pour l'ASIPROPD, la population de Kalonge ne réclame « ni privilège ni faveur politique », mais simplement le droit d'accéder à la nourriture, aux soins, à l'éducation et de vivre dans des conditions dignes.

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