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jeudi 21 septembre 2023

Le droit congolais à l’épreuve de la a réforme et de sa modernisation

Les membres de la Commission permanente de réforme du droit congolais, des chercheurs et les participants examinent en travaux de commission de relecture et de révision du Code pénal pour l’adapter aux réalités et à l’actualité pénale de la République Démocratique du Congo. Les travaux ont commencé le 18 septembre 2023 à la direction nationale de l’OHADA à Kinshasa-Gombe.

« Nous avons démarré aujourd’hui les travaux en plénière de la Commission permanente de réforme du droit congolais en relecture de l’avant-projet du Code pénal. Comme vous le savez, notre Code pénal est un droit que nous avons hérité de la colonisation. Depuis lors, il existe plusieurs textes disparates qui ont été sur plan légal et réglementaire ». C’est ce qu’a déclaré le président de la Commission permanente de réforme du droit congolais, Léon Elie Ndomba Kabeya.

Depuis indépendance jusqu’à ce jour, ces dispositions et ces textes sont éparpillés de telle sorte qu’il n’y a pas de cohérence dans l’arsenal juridique en matière de droit pénal. La Commission permanente de réforme du droit congolais a amené en 1987 à la réforme du Code de la famille. C’était la première chose qui a été faite. En matière pénale comme en matière de droit des obligations et des contrats, les textes sont restés vieux et saupoudrés par ici et par là par d’autres textes législatifs.

La Commission a effectué par sa sous commission ‘’droit pénal et criminologie’’ un travail de relecture et de révision du Code pénal. Ce travail fini en sous commission, « nous avons lancé les travaux en plénière de relecture et révision du Code pénal pour l’adapter aux réalités de notre pays à l’actualité pénale dans notre pays, aux nouvelles habitudes et de nouveaux comportements des Congolais en matière répressive. C’est tout ce travail qui a démarré ».

« Nous faisons des prévisions mais le temps que prennent les travaux varient selon les dynamiques imposées chaque jour par les participants. Nous avons prévu d’examiner le premier livre puisqu’il y en a trois durant 20 jours mais nous pouvons le faire en mois ou en plus de 20 jours. Ça dépend des membres ou des chercheurs et des participants vont se comporter avec les experts qui sont parmi nous. Mme la ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese, avait déjà pris un arrêté pour renouveler les membres et les chercheurs de la Commission permanente de réforme du droit congolais. Ceux qui étaient partis ont été déjà remplacés et ceux qui partiront seront également remplacés. Ça ne pose jamais de problème au niveau de l’organisation et de l’emplacement des uns et des autres. C’est de la routine ».

Bob Yondar, directeur de la Commission permanente de réforme du droit congolais a souligné que la Commission permanente de réforme du droit congolais est une structure gouvernementale mise en place par une loi depuis 1976. Elle a comme mission de concevoir le droit congolais, réformer le droit congolais, d’élaborer les avant-projets de droit congolais, d’harmoniser le droit congolais avec les différentes lois mais aussi harmoniser le droit congolais avec le droit international et le droit régional. Tout ceci, c’est pour avoir un droit non seulement ancré non seulement dans la mentalité congolaise et surtout un droit modernisé, c’est-à-dire orienter vers la modernité.

La Commission permanente de réforme du droit congolais dans sa mission de conception de droit congolais a une conception qui est fondée sur deux volets. Le premier volet est de concevoir un droit authentiquement congolais. Cela veut dire un droit ancré dans la sociologie, dans la culture et dans l’histoire de la République Démocratique du Congo.

« Le deuxième volet est le droit modernisé parce que le pays ne peut pas rester dans le droit typiquement congolais et il faut un apport extérieur. Tout en sachant que nous sommes dans un système moniste qui signifie que les lois internationales régulièrement ratifiées par la République Démocratique du Congo font partie de l'arsenal juridique congolais. En clair, le droit congolais évolue aussi avec le droit international », a fait savoir Bob Yondar.

En matière de juridiction coutumière, c’est une situation qui a existé et que la RDC a hérité de la colonisation. Il fallait moderniser les Tribunaux de Paix sont arrivés en 1978 pour faire en sorte que le droit écrit soit de plus en plus de mise.

Ativio, un film fiction projeté à l’intention des élèves de l’Académie des Beaux-Arts bien perçu au Centre Wallonie Bruxelles

L’eau a-t-elle un pouvoir maléfique et pourtant l’eau c’est la vie dit-on. C’est une réalisatrice française qui a mis l’eau en avant dans son film tourné dans un village du sud du Togo. Ativio, un film fiction de 27 minutes, a été projeté le 21 septembre 2023 au Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa. C’était à l’intention des élèves de la 6ème année de l’Académie des Beaux-Arts. Film projeté en marge du Festival du film féminin qui se tient à Kinshasa du 17 au 22 septembre 2023. Juliette Boucheny a été satisfaite de la réaction des élèves de Kinshasa qui ont suivi son film.


Juliette Boucheny, la réalisatrice du film Ativio

« Mon film s’appelle Ativio qui signifie les morceaux de bois en Ewe, une dialecte du sud du Togo. Je suis à Kinshasa dans le cadre du Festival du film au féminin qui se déroule à Kinshasa dans lequel mon film est en compétition. Ce qui m’a inspiré à réaliser ce film est en fait le travail que j'ai fait avec une famille d'accueil il y a dix ans dans un village du Togo où je travaillais avec des enfants qui avaient besoin du soutien scolaire pour préparer la rentrée scolaire ».

Juliette Boucheny a été très admirative des valeurs spirituelles et de la bienveillance que les habitants avec lesquelles elle a travaillé au Togo. La bienveillance envers la nature et la détermination des enfants pour réaliser leur rêve ont été d’une inspiration face à ses dix ans qu’elle a passés au Togo. Plus tard, il y a l’idée du film qui est venue. C’est la vraie histoire d’un petit garçon qui rêvait de faire du piano. Il s’est construit du piano avec un morceau de bois. Le petit garçon pratiquait du piano en fredonnant une mélodie pour être prêt le jour où il aura accès à un vrai instrument du genre. « C’est une inspiration qui est venue de ce petit garçon. Du coup, ce sont des enfants qui jouent dans le film. Chacun interprète son propre rôle ».

« Ça fait dix ans que je connais le Togo. J’y passe deux mois par an sur place avec ma famille au village. Mes familles d’accueil sont comme ma propre famille. Je suis très proche d’elles. C’est l’organisation du Festival du film féminin de Kinshasa qui a dicté que ce film soit projeté au Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa à l’intention des élèves de la 6ème année de l’Académie des Beaux-Arts. C’était un plaisir pour moi d’avoir pu échanger avec tous les élèves de l’Académie des Beaux-Arts. C’était hyper intéressant pour moi d’avoir de retour des jeunes qui ont plein de rêves et qui travaillent dans l’artistique. C’est en lien avec le film et de voir comment ils reçoivent ce film. Du coup, ils ne sont pas Togolais mais comment le film est perçu dans d’autres pays. C’est super intéressant pour moi ».

Juliette Boucheny a senti une bonne réaction de la part des élèves de l’Académie des Beaux-Arts. La projection de ce film a fait débat. « C’était par exemple sur la divinité de l’eau. Comment elle est perçue au Togo et comment elle est perçue en République Démocratique du Congo. Ils m’ont dit que c’était plutôt une puissance maléfique qui était assez négative alors que dans mon film c’est plutôt positif », a déclaré Boucheny avec sourire.

Elle s’est référée à l’eau de manière positive parce que c’est ce qu’on lui a expliqué sur place dans ce village du Togo. Surtout, la manière dont cette Déesse était perçue. Donc, elle a voulu que le contenu soit très authentique et que ça reste dans la réalité togolaise. « Nous avons discuté autour de ce film et c’était très intéressant de voir les différences mais le film est bien reçu ».

C’est la première fois que Juliette est à Kinshasa et également c’est la première projection de son film à l’intention des élèves de l’Académie des Beaux-Arts en RDC.  Ce film voyage à l’international dans différents festivals. « J’ai reçu un prix au Festival de Drama en Grèce la semaine dernière avec la mention spéciale du jury ». Au mois de novembre 2023, il va être au festival international pour enfants de Chicago aux États-Unis. C’est le premier festival mondial pour enfants.

« J’aimerai que le film voyage. Pour moi, c’est un film universel qui parle vraiment de l’espoir d’un enfant et de sa détermination à réaliser ses rêves même quand il n’a rien et qu’autour de lui qu’on lui dise qu’il n’y arrivera pas forcément. Pour moi, cette histoire peut voyager dans le monde entier parce que de n’importe où il faut qu’on n’y croit malgré toutes les différences culturelles, avoir foi en son désir profond et la réalisation de ses rêves, c’est important ».

Son bref séjour à Kinshasa en République Démocratique du Congo lui donne l’envie de réaliser un jour un film mais ça fait trop peu de temps qu’elle est à Kinshasa. « Mais on m’a raconté des choses qui sont intéressantes. Pour l’instant, j’aime bien observer et écouter des gens, peut-être qu’un jour il y aura une histoire qui viendra. C’est inspirant mais je n’ai pas encore. A ceux qui s’intéresse au cinéma, je leur dis d’être un peu plus créatif, d’observer beaucoup et d’aller dans des histoires authentiques et uniques »

La nouvelle équipe de football créée par Vidiye Tshimanga a un nouvel entraîneur

Les Aigles du Congo, le plus récent ajout à la scène footballistique congolaise, est ravi de la nomination d’Anicet Kiazayidi Makiadi en tant qu'entraîneur principal. Fort d'une riche expérience et d’un palmarès dans l'industrie du football, Anicet Kiazayidi Makiadi apporte une perspective nouvelle et un engagement pour élever le niveau du club.

Réputé pour ses prouesses d'entraîneur et son sens tactique, Anicet Kiazayidi Makiadi a toujours excellé dans l'épanouissement des talents et dans l'obtention de résultats avec ses équipes. Au fur et à mesure que sa carrière d'entraîneur progresse, son dévouement au développement des joueurs, à la mise en œuvre de stratégies et à l'obtention de résultats reste inébranlable.

La passion de Kiazayidi Makiadi pour le sport et sa recherche de l'excellence lui ont valu une large reconnaissance au niveau national. Sa nomination à la tête des Aigles du Congo témoigne de notre ambition de compter sur scène du football dans le pays et de nous imposer comme une force avec laquelle il faut compter sur le continent africain.

Exprimant son enthousiasme, Kiazayidi Makiadi a déclaré : "Je suis honoré d'assumer le rôle d'entraîneur principal des Aigles du Congo. Le football a toujours été ma passion et je m'engage pleinement à utiliser son pouvoir pour inspirer, unir et apporter de la joie aux jeunes et moins jeunes passionnés de football à travers la nation. Notre objectif va au-delà des victoires immédiates sur le terrain. Nous visons à construire un écosystème du football qui donne la priorité au développement des joueurs à partir de la base. En investissant dans l'identification des talents, les académies de jeunes et les structures de formation complètes, nous créerons un environnement durable pour les succès futurs.

Les Aigles du Congo sont ravis d'avoir Kiazayidi Makiadi à la tête de l'équipe, car sa passion et son expertise propulseront sans aucun doute le club vers la grandeur. Toute l'équipe est unie à entamer ce nouveau chapitre sous le leadership du coach.

Les Aigles du Congo

Les Aigles du Congo est une équipe de football congolaise basée à Kinshasa, véritable symbole de fierté nationale et de renouveau. Initiée par Vidiye Tshimanga, propriétaire, fondateur et président. Cette équipe est composée de joueurs talentueux venant de différentes régions de la République Démocratique du Congo. Leur diversité culturelle et leur passion commune pour le football créent une synergie unique qui devrait révolutionner le football congolais. La section féminine est en cours de formation sous la houlette de Madame Nadine Saidi Bakri, à la recherche des perles rares et uniques. La Vice-présidente de l’équipe est Madame Carole Kayiba Malumba.

mardi 12 septembre 2023

Corridor transafricain : les États-Unis et l’Union européenne promettent leur soutien via les études de faisabilité

Aujourd’hui, en marge de la réunion du partenariat pour les infrastructures et les investissements mondiaux (PGII) organisée à l’occasion du G20 en Inde, les États-Unis d’Amérique et l’Union européenne se sont félicités de l’engagement pris récemment par l’Angola, la Zambie et la République démocratique du Congo (RDC) de développer le corridor transafricain reliant le sud de la RDC et le nord-ouest de la Zambie aux marchés commerciaux régionaux et mondiaux via le port de Lobito, en Angola.

Pour accélérer ce projet en partenariat avec ces trois pays africains, l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique s’associent pour soutenir le développement du corridor, notamment en lançant des études de faisabilité concernant une Corridor transafricain : les États-Unis et l’Union européenne promettent leur soutien via les études de faisabilité nouvelle ligne ferroviaire entre la Zambie et l’Angola. Il s’agit là d’une évolution importante du volet « partenariat » du PGII, dont l’approche collaborative pourrait être reproduite dans d’autres corridors stratégiques dans le monde entier.

Le partenariat États-Unis UE permettra de moderniser des infrastructures critiques dans toute l’Afrique subsaharienne afin de libérer l’énorme potentiel de cette région. Nous sommes ravis d’unir nos forces en vue de générer des avantages économiques avec nos partenaires en Angola, en République démocratique du Congo et en Zambie.

Le partenariat associera des ressources financières et un savoir-faire technique en vue d’accélérer le développement du corridor transafricain, notamment des investissements dans l’accès au numérique et les chaînes de valeur agricoles qui renforceront la compétitivité régionale. Cette annonce montre que la stratégie

« Global Gateway » et le PGII fonctionnent, en réunissant des partenaires pour financer des projets de plusieurs milliards de dollars qui contribueront à créer des emplois à l’échelle locale, à réduire l’empreinte carbone et à faire progresser les économies locales.

Dans l’immédiat, les États-Unis et l’Union européenne aideront les gouvernements à lancer des études de préfaisabilité concernant la construction de la nouvelle ligne ferroviaire entre la Zambie et Lobito, via l’est de l’Angola et le nord de la Zambie. Cette initiative s’inscrit dans le prolongement du soutien initial apporté par les États-Unis à la remise en état du tronçon ferroviaire reliant le port de Lobito, en Angola, à la République démocratique du Congo {lien vers la carte}.

Lorsque l’infrastructure de transport reliant les trois pays sera pleinement opérationnelle, le corridor renforcera les possibilités d’exportation de la Zambie, de l’Angola et de la RDC, améliorera la circulation des marchandises dans la région et favorisera la mobilité des citoyens.

En réduisant sensiblement la durée moyenne du transport, la nouvelle ligne ferroviaire réduira les coûts logistiques et l’empreinte carbone des exportations de métaux, de marchandises agricoles et d’autres produits, ainsi que de l’exploitation future d’éventuels nouveaux gisements.

Les États-Unis et l’Union européenne envisagent d’étudier les possibilités de coopération dans trois domaines spécifiques: i) les investissements dans les infrastructures de transport, ii) les mesures visant à faciliter le commerce, le développement économique et le transit et iii) le soutien aux secteurs connexes afin d’alimenter une croissance économique inclusive et durable et des investissements en capital à plus long terme en Angola, en Zambie et en RDC. 

Il s’agit notamment de développer des projets d’énergies propres afin d’accroître l’approvisionnement en électricité des communautés environnantes, de soutenir des investissements diversifiés dans les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques et en énergies propres, d’étendre l’accès au numérique, de développer les chaînes de valeur agricoles afin d’améliorer la production alimentaire locale pour la population de la région qui est en pleine expansion et de lutter contre l’insécurité alimentaire mondiale, ainsi que de mieux former la main d’œuvre locale, de soutenir les petites et moyennes entreprises et de diversifier l’économie.

Le programme des 145 Territoires vient pour combler le vide des zones où l’Etat a été trop longtemps absent

Le Ministère du Plan en collaboration avec le PNUD a  organisé le 12 septembre 2023 un atelier sur la revue à mi-parcours du Programme de Développement Local des 145 territoires (PDL-145T), volet géré par le PNUD. L’objectif général de la présente revue est de faire le point à mi-parcours sur les progrès réalisés vers l’atteinte des résultats attendus du PDL-145T, analyser les contraintes dans sa mise en œuvre et tirer les enseignements pouvant être capitalisés au cours de cette dernière année restante.

La ministre d’Etat, ministre du Plan Judith Suminwa Tuluka, l'objectif de la revue à mi-parcours est des faire le point sur les Progrès réalisés vers l'atteinte des résultats attendus du PDL-145 T. « Nous allons analyser les contraintes de sa mise, afin d'en tirer les enseignements pouvant permettre un bon aboutissement de ce programme qui est porteur d'espoir pour la majorité de notre population.

La formulation du  PDL-145 T est le fruit de vision et de la volonté politique du chef de l'État, Président de la République endossé par les deux chambres du Parlement à vaincre la pauvreté et les inégalités sur toutes leurs formes ».

Le  PDL-145 T destiné aux milieu rural a pour but de réduire les inégalités spatiales et parvenir à transformer les conditions et cadre de vie des territoires mal desservis jusque-là en infrastructures de base. La ministre d'État a argué que ce programme s'inscrit dans les efforts en cours consentis par le gouvernement congolais avec le concours de ses partenaires pour la réduction significative de la pauvreté, la lutte contre les inégalités territoriales et la promotion du développement à partir de la base.

Le PNUD en tant quorganisme d'exécution de ce programme a la responsabilité de la couverture de 9 provinces à travers 54 territoires ruraux sur la base des accords signés avec le gouvernement depuis mars 2022. « Et ce , conformément à la revue à mi-parcours du  PDL-145 T co-présidé par elle-même et par le Représentant résident du PNUD qui a mandat de nous réunir ce jour pour évaluer le chemin qui reste à parcourir, identifier les problèmes et apporter les réajustements nécessaires pour parvenir à l'atteinte des résultats visés ».

« Nous très honoré d’être associé au Programme de développement locale de 145 territoires parce que ce programme est l’illustration de ce que nous avons toujours demandé à tous les gouvernements africains, c’est-à-dire d’investir dans les services publics au dernier kilomètre et de faire en sorte qu’on accélère la marche vers la réalisation des objectifs de développement durable. Il y a la question de l’inclusion et le principe de ne laisser personne de côté. Le PDL a la particularité d’être un investissement , conséquent et simultané dans tous les 145 territoires de la RDc mais un espace de temps très court ».  C’est ce qu’a déclaré le Représentant résident du Pnud en RDC, Damien Mama.

En initiant le PDL, il croit que le chef de l’Etat congolais savait certainement qu’il aurait des impacts transformateurs majeurs. Le PDL, c’est au-delà et au-dessus des infrastructures, c’est une dynamique de développement qui est avancée à des endroits où l’Etat a été absent pendant longtemps et trop longtemps. Donc, le PDL vient restaurer la présence de l’Etat et la présence des services, a-t-il soutenu.

La croyance des citoyens en l’Etat est toujours matérialisé ou mieux matérialiser par les services que par les forces de sécurité. Quand les services sont là, des gens disent leur sentiment d’appartenance à un pays et à un Etat. C’est ce que le PDL est en train de nous aider à réaliser.  

Le PDL a été lancé dans un contexte où l’on sait très bien que, même si on les a bien sous estimés, il y a des défis logistiques majeurs. « Et ceux qui ont eu la possibilité de faire le terrain nous racontent et nous disent que le PDL est en train d’explorer les nouveaux horizons et de transformer des endroits qu’on n‘avait jamais imaginé transformables et octroyer de l’emploi à des endroits où des gens n’avaient cru qu’ils pouvaient avoir de l’emploi à travers un investissement de l’Etat. Ce sont des actions que nous avons souhaité que tous les gouvernements fassent. C’est vrai que nous avons eu au niveau du Pnud quelques lenteurs dues aux défis logistiques mais des lenteurs dues aussi à l’envie de protéger l’argent public de faire en sorte que tout dollar qui est alloué au niveau central est ressenti au niveau local. Et nous allons délivrer les résultats ».

Pour le numéro un du Pnud en RDC, Damien Mama, c’est la raison pour laquelle cette revue est organisée. C’est parce que le Pnud est une organisation transparente. « Nos portes sont toujours ouvertes et nous avons toujours fait en sorte que tous les acteurs impliqués dans un processus de développement ou de délivrance de solutions au niveau local puissent être impliqués pour savoir qu’est-ce qui est dans la voie,  qu’est-ce qui est en train de se faire et de planifier ? »

Damien Mama s’est réjoui particulièrement a indiqué que le Pnud est absolument confortable pour qu’on le critique. « C’est pour cette raison que nous organisons cette revue. Les gouverneurs que j’ai eu à rencontrer se sont battus pour s’assurer que le programme du chef de l’Etat puisse aller vers un succès. C’est une séance où l’on dit la vérité et à travers laquelle la vérité nous permet d’avoir un sursaut et de faire mieux, plus vite et de faire en sorte que les populations qui attendent dans toutes les localités de la RDC puissent se réjouir de cet investissement que le gouvernement fait ».

Et qu’ensemble qu’on puisse célébrer l’effort de développement que le PDL aura consenti et les transformations que ce programme va avoir au plan des infrastructures, au plan de la création d’emplois, au plan de dynamisation de l’économie, au plan de l’énergie pour les populations locales et au plan de production et de transformation agricole.


vendredi 8 septembre 2023

L’Université de Kinshasa s’intéresse à la question des ressources en eau douce en organisation une journée porte ouverte

 L’Ecole Régionale de l’Eau de l’Université de Kinshasa (ERE) a ouvert ses portes le 7 septembre 2023 au public. Objectif, échanger sur les réalisations de cette école et les perspectives pour un investissement dans la formation et la recherche. C’était dans l’enceinte du Centre de recherches en ressources en eau du bassin du Congo  (CRREBAC).

Investir dans la formation et la recherche pour un accès amélioré aux services des ressources en eau. C’est le thème qui a été au centre de cette journée « portes ouvertes » de l’école régionale de l’eau de l’Université de Kinshasa.

Professeur Raphaël Tshimanga

Le Professeur Raphaël Tshimanga, directeur de l'école régionale de l'eau et directeur du Centre de recherche en ressources en eau du bassin du Congo, a déclaré qu’il était question « pour nous de pouvoir montrer les réalisations en termes de recherche et en termes d'innovation de l'école auprès du public. Que le public puisse connaître ce qui s'est fait en matière de sensibilisation, des promotions et de valorisation des services en eau. Nous sommes en train de former les cadres et les scientifiques ».

« L’idée est pour répondre à un besoin qui est exprimé par la communauté, le peuple et le public. Ce sont ces catégories qui sont notre client. Alors, il faudra qu’on puisse échanger, que nous puissions comprendre réellement ce qu'ils veulent en termes des solutions aux problèmes qui se posent dans leurs secteurs de travail respectifs en matière de gestion de l'eau ». Après cette journée, il y aura un travail de suivi qui sera envisagé pour mettre en œuvre et implémenter les recommandations que ce centre a reçu mais aussi continuer la sensibilisation pour que les questions des ressources en eau puissent être abordées à leur juste mesure en République démocratique du Congo.

« L'eau douce a une valeur économique dans tous ses usages. Elle devrait être retraitée comme un bien économique. Il est important que nous puissions comprendre cela et que nous puissions donner à l'eau sa juste valeur. Pour cela, nous devons passer par le renforcement des capacités et former des gens ».

Plusieurs personnalités et invités ont rehaussé de leur présence à cette cérémonie hautement scientifique qui a permis aux uns et aux autres de comprendre l’importance de l’eau, vitale pour la population non pas seulement pour ses besoins domestiques, mais aussi pour d’autres domaines tels que l’agriculture, l’énergie, l’environnement, l’économie, la santé etc.

Pour l’école régionale de l’eau qui a ouvert ses portes au public, garantir la durabilité de l’eau est devenue une préoccupation globale. D’où, la nécessité de renforcement des capacités en matière des ressources en eau, credo de cette école.

Représentant le Recteur de l’Université de Kinshasa empêché, le Secrétaire général académique, Eustache Banza, remerciant le Professeur Raphaël Tshimanga, a émis le vœu de voir l’école régionale de l’eau élargir et étendre la recherche à d’autres filières. Occasion également pour l’ambassadrice de l’Ethiopie en RDC, Fortuna Dibaco Cizare, d’inviter les Etats africains à la collaboration en matière de gestion de l’eau qui doit être source de paix et de développement et non de conflits.

Lançant la journée porte ouverte de l’école, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur, le Conseiller scientifique Lofembe a souligné le rôle combien crucial de l’eau, élément le plus important qui nécessite une coopération tous azimuts.

Après les allocutions, la visite a commencé par les instruments et appareils de travail de haute technologie que dispose l’école, avant les posters produits par les étudiants dans le cadre de leurs travaux de recherche. En guise de remerciement, les apprenants ont offert un bouquet de fleurs au Professeur Raphaël Tshimanga qu’ils appellent affectueusement "RATSHI", pour ses efforts inlassables qu’il déploie dans le maintien de cette école régionale de l’eau de l’Université de Kinshasa logée au CRREBAC.

L’ERE est une institution supérieure qui propose des programmes de formation en ressources en eau pour répondre aux besoins en compétences des acteurs de la gestion de l’eau en Afrique et dans le monde.

jeudi 7 septembre 2023

Dr Denis Mukwege pas content du commandement militaire du Nord-Kivu

« C’est avec stupéfaction que nous avons pris connaissance de la désignation du Général Nduru Chaligonza pour diriger les opérations militaires au Nord-Kivu en remplacement du Gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général Constant Ndimi, rappelé en consultation à Kinshasa suite à l’envoi de la Commission interministérielle envoyée à Goma sur instruction du Président de la République pour faire la lumière sur le massacre à grande échelle commis sur des civils en date du 30 août par des éléments de la garde républicaine et établir les responsabilités dans ce drame ». C’est ce que renseignement un communiqué de la Fondation Panzi du 6 septembre 2023 signé depuis la ville de Bukavu au Sud-Kivu.

En date du 2 août 2023, à l’occasion de la journée commémorative du génocide congolais, le Président a « encouragé le Parlement à prendre des lois visant à écarter les auteurs de crimes de l’accès aux responsabilités », laissant espérer à la population congolaise en général et aux victimes et aux communautés affectées par des décennies de conflits armés en particulier que la politique immorale de promouvoir des anciens chefs rebelles allait prendre fin. Dans le même registre, il y a moins d’un an, peu après l’Assemblée Générale des Nations Unies en septembre 2022, le Président Tshisekedi s’était exprimé au sujet de la faiblesse de l’armée congolaise dans une interview à RFI et France 24 en disant : « dans cette armée il y a de la bravoure, il y a des éléments qui méritent l’hommage de la nation et qui sont plus nombreux que les brebis galeuses…Il faut purger, séparer le bon grain de l’ivraie, et ainsi de suite. (…) savoir qui sont les éléments qui peuvent continuer leur carrière là-dedans, qui il faut extirper pour impulser une nouvelle dynamique ».

La récente nomination du Général Nduru Chaligonza au poste de commandant des opérations au Nord Kivu est loin d’inaugurer cette nouvelle dynamique tant attendue : un ancien chef rebelle est remplacé par un ancien chef rebelle ! En effet, le Général Nduru Chaligonza, RCD-K/ML et ex-UPC, est connu pour être un proche de Thomas Lubanga et de Bosco Ntaganda, tous deux poursuivis et jugés par la Cour Pénale Internationale ! Il a été cité plusieurs fois dans les arrêts de la CPI contre ces deux chefs de guerre.

Comment est-ce possible d’afficher un tel mépris pour la justice et pour les victimes ? Comment s’étonner que la population n’ait aucune confiance dans les institutions censées les défendre ? Après les nominations de Bemba et Nyamwisi au gouvernement, cette nouvelle nomination d’un ancien chef rebelle à un poste stratégique démontre à l’opinion publique que le changement de paradigme n’est pas près de se réaliser avec l’administration Tshisekedi. Les paroles et les actes de ce dernier se contredisent chaque jour, mettant en péril la Nation congolaise et les chances de redresser le pays.

Nous avions déjà souligné dans une précédente déclaration l’impératif pour le régime actuel de démontrer sa capacité à faire preuve d’une éthique de responsabilité et de respecter le principe de cohérence. Notre inquiétude s’accroît face à la gravité des massacres commis par l’armée qui demeure trop souvent une menace pour la population, tant elle est infiltrée par les agresseurs et contribue à la pérennisation d’une économie de guerre dans les Provinces de l’Est.

Alors que le Président de la République s’était engagé à placer la justice transitionnelle à l’agenda du gouvernement en décembre 2020, suscitant un grand espoir auprès des victimes et des survivants, il n’a toujours pas adopté une stratégie nationale de justice transitionnelle, et ne semble pas toujours enclin à concrétiser une volonté politique sincère pour entamer les réformes institutionnelles indispensables pour mettre à l’écart les « brebis galeuses » alors que le lien le plus manifeste entre la justice transitionnelle et la réforme des institutions consiste précisément dans la mise en place d’une procédure d’assainissement (vetting) des agents de l’Etat, notamment des forces de sécurité et de défense.

Pourtant, le seul moyen durable pour pacifier et sécuriser les Provinces en conflit et tourner la page de plus d’un quart de siècle de conflits récurrents et dévastateurs est précisément d’entamer une profonde réforme du secteur de la sécurité car comme le disait Thomas Sankara, le célèbre leader du pays des hommes intègres : « Sans formation patriotique, un militaire est un criminel en puissance ». Gageons que la population fasse preuve d’un réel sursaut patriotique pour sauver la Nation qui est en danger existentiel!