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samedi 23 novembre 2013

Journée Mondiale des Toilettes : La Coopération britannique annonce un financement conséquent au Programme national « Villages et Ecoles Assainis »



République Démocratique du Congo (RDC)/Kinshasa, le 19 novembre 2013 - Le monde entier célèbre aujourd’hui, la Journée Mondiale des Toilettes. Le 24 juillet 2013, l'Assemblée Générale des Nations Unies a adopté une résolution sur l'assainissement, reconnaissant officiellement la Journée Mondiale des Toilettes.
En République Démocratique du Congo, 86 % de la population, soit environ 6 habitants sur 7, n’a pas accès à un assainissement amélioré. Dans le milieu rural cette proportion s’élève à 96. Cette situation ne permettre pas le pays d’attendre les Objectifs Millénaires pour le Développement, qui visent à réduire de moitié le nombre des personnes qui n’ont pas accès à l’assainissement et à l’eau potable d’ici 2015.
C’est pour répondre aux défis dans le domaine de l’eau, l’hygiène et l’assainissement que le Gouvernement de la RDC s’est engagé dans le Programme National " Villages et Ecoles Assainis ". Ce programme mis en place par les Ministères de la Santé Publique et de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel, s’inscrit comme priorité nationale dans le Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSCRP) II pour la lutte contre les maladies courantes liées à l’eau, l’hygiène et à l’assainissement. Le programme est mis en œuvre dans les 11 provinces du pays avec l’appui des différents partenaires nationaux et internationaux. Depuis 2008, le Programme a permis d’atteindre 3 481 villages et 1.069 écoles qui ont été certifiés « assainis » au terme d’un processus communautaire participatif visant à améliorer l’accès aux infrastructures hydro-sanitaires, promouvoir l’hygiène et créer un environnement sain. Le Plan Quinquennal 2013-2017 du programme cible la certification de 6.000 nouveaux villages et 1.250 nouvelles écoles, ce qui permettra d’atteindre 3,8 millions d’habitants.
Le Secrétaire General à la Santé Publique souligne que l’assainissement et l’hygiène sont les piliers du système de santé pour améliorer la qualité de vie de la population congolaise. Il ajoute : « Le Programme Villages et Ecoles Assainis salue l’alignement des partenaires pour l’atteinte des résultats fixés dans le cadre du Plan Quinquennal 2013-2017 avec le but ultime de villages sans cholera ni polio ni autres maladies liées à l’eau, l’hygiène et l’assainissement ».

A l’occasion de cette Journée Mondiale, la Coopération Britannique (UK aid) annonce un financement à hauteur de plus de 84 millions de livres sterling (soit plus de 130 millions US dollars), pour les six prochaines années pour apporter un soutien au programme "Villages et Ecoles Assainis". Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef), en tant que principal partenaire technique et financier du programme administrera les fonds dans le cadre du Programme de coopération RDC-Unicef 2013-2017. D'autres bailleurs de fonds appuient également le Programme, en particulier Usaid, le Japon et les comités nationaux Unicef de pays tels que la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne, les États-Unis et le Canada.
Christopher Pycroft, Chef de Mission de la Coopération britannique en RDC a déclaré : « Le programme Village et Ecole Assainis est un élément important de notre nouveau plan d’investissement dans le secteur de l’eau, l’hygiène et l’assainissement en RDC. Les résultats obtenus depuis 2008 sont très encourageants. Nous croyons en la capacité de la population de profondément modifier son comportement et son attitude, et savons que les équipes du programme sont en mesure de comprendre et de remettre en question des normes sociales et culturelles très anciennes. Ces deux éléments permettront d’atteindre des bénéfices réels, grâce à l’application effective des bonnes pratiques en matière d’assainissement.»
A Kinshasa, la célébration de la Journée Mondiale des Toilettes est également marquée par la certification de 14 villages et 17 écoles du quartier Kimpoko dans la Zone de Santé de Maluku 1. Les élèves des écoles environnantes ainsi que les communautés villageoises présenteront des saynètes, récitals et poèmes mettant l’accent sur le caractère vital des toilettes qui doivent toujours rester propres.
Barbara Bentein, la Représentante de l’Unicef en RDC, a indiqué : « La diarrhée est une des principales causes de mortalité des enfants de moins de 5 ans en RDC. Aujourd'hui, seulement un enfant sur vingt vivant dans les zones rurales utilise une latrine hygiénique. Ce partenariat historique qui vise à soutenir le programme Villages et Écoles Assainis permettra d’accélérer considérablement la progression du pays vers l'accès universel à l'eau potable et à l'assainissement. Ensemble, nous pouvons faire un grand pas en avant vers un avenir où tous les enfants de la RDC sont en bonne santé et atteignent leur plein potentiel ».
A propos de la Journée mondiale des toilettes :
2,5 milliards de personnes dans le monde n'ont pas accès à des installations sanitaires correctes et plus d’un milliard d’entre elles pratiquent la défécation à l’air libre. Sans système d'assainissement, les excréments et les eaux usées vont directement dans la nature et contaminent les eaux consommées par les ménages au quotidien. Les maladies diarrhéiques dont le choléra, la typhoïde, la poliomyélite et la dysenterie sont dues à l’ingestion d’eau contaminée par ces excréments. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, ces maladies sont responsables de 1,8 million de décès par an, dont 90 % sont des enfants de moins de 5 ans. Ces épidémies et ces décès peuvent pourtant être évités.

Pour la Journée mondiale de l’enfance, l’Unicef demande que l’on mette en lumière les violences et la maltraitance cachées



New York/Kinshasa, le 20 novembre 2013 – Alors que la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de l’enfance en ce jour anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, l’Unicef demande instamment que l’on mette bien mieux en lumière ces millions d’enfants qui, dans chaque pays et à tous les niveaux de la société, sont victimes de violences et de mauvais traitements que l’on ne remarque pas ou que l’on ne signale pas.
« Trop souvent, les mauvais traitements sont perpétrés dans l’ombre : on ne les détecte pas, ils sont passés sous silence et trop souvent, on les accepte, ce qui est encore pire, a dit le Directeur général de l’Unicef Anthony Lake. Nous avons tous la responsabilité de ‘rendre visible l’invisible’, que ce soient les gouvernements qui doivent promulguer et faire respecter des lois interdisant la violence à l’égard des enfants ou les simples citoyens qui refusent de garder le silence lorsqu’ils sont témoins de maltraitance ou la soupçonnent. »

La violence à l’égard des enfants prend bien des formes, y compris la violence familiale, les abus sexuels ou des pratiques disciplinaires trop strictes. On la constate souvent en situation de guerre ou de conflit armé. Elle peut infliger des souffrances physiques autant que psychologiques aux enfants.
« La violence à l’égard des enfants fait plus que blesser ceux qui la subissent, elle déchire le tissu social, affecte la productivité, le bien-être et la prospérité, affirme M. Lake. Aucune société ne peut se permettre d’ignorer la violence contre les enfants. »
Il existe des approches efficaces pour prévenir et combattre la violence à l’égard des enfants. On peut fournir un appui aux parents, aux familles et à tous ceux qui s’occupent de jeunes, renforcer les aptitudes des enfants pour les aider à se protéger contre la violence, œuvrer de façon explicite à modifier les normes et attitudes sociales qui tolèrent la violence et la discrimination et renforcer et faire respecter les lois et politiques qui protègent les enfants.
L’Unicef a lancé la campagne #ENDViolence Against Children (Mettre fin à la violence à l’égard des enfants) un peu plus tôt dans l’année. Elle vise à faire reconnaître publiquement cette question et encourage les gens à appuyer les mouvements locaux qui luttent contre ce grave problème mondial et à s’y engager.
La Journée mondiale de l’enfance célèbre aussi l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant, qui fête son 24e anniversaire cette année. Cette convention de l’ONU, adoptée en 1989, a été le premier instrument international juridiquement contraignant à affirmer que les droits de l'homme s’appliquent à tous les enfants. Elle spécifie que chaque enfant, où que ce soit dans le monde, a le droit de survivre et de grandir à l’abri de toutes les formes de violence.
L’Unicef rend aussi honneur, en ce jour, au travail important accompli par Child Helpline International (CHI), un réseau mondial comprenant 173 lignes d’assistance téléphonique dans 141 pays, qui fête aujourd’hui son 10e anniversaire. Dans un rapport mondial publié aujourd’hui, le CHI affirme que la violence, la maltraitance et l’abandon figurent parmi les principales raisons pour lesquelles les enfants et adolescents composent ces numéros d’appel à l’aide et qu’elles comptent pour 17 pour cent de tous les appels de ces dix dernières années.
En 1954, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé la première Journée mondiale de l’enfance et encouragé toutes les nations à observer cette journée annuelle pour promouvoir la compréhension mutuelle entre les enfants, ainsi que des activités favorisant leur bien-être. Le 20 novembre, jour où de nombreux pays, célèbrent la Journée mondiale de l’enfance, marque l’adoption par l’Assemblée générale de la Déclaration des droits de l’enfant en 1959, et de la Convention relative aux droits de l’enfant, en 1989.
À propos de l’Unicef
L’Unicef promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Une lettre de l'ancien président américain au Premier ministre de la Rd Congo



Monsieur le Premier Ministre,
Les récents efforts de votre Gouvernement pour améliorer la gouvernance minière en République Démocratique du Congo (RDC) sont louables. Sous votre direction, plusieurs contrats miniers importants ont été publiés, et la RDC a livré des efforts considérables pour mettre en œuvre l'Initiative de Transparence des Industries Extractives (ITIE).
Nous espérons que ces mesures serviront de catalyseur pour améliorer les contrats et augmenter les recettes au profit du peuple congolais. En dépit des progrès réalisés et de vos ef...forts pour exhorter la Gécamines à plus de transparence, deux évolutions inquiétantes risquent d’avoir un impact négatif sur la gouvernance fiscale de la RDC. L'intention de la Gécamines de vendre sa participation de 20 % dans Kamoto Copper Company (KCC) s’apparente à des transactions antérieures qui ont privées la RDC de plus d'un milliard de dollars. Votre directive interdisant toute vente d'actifs durant la période de restructuration du Gouvernement est une mesure importante. En tant qu’actionnaire unique de la Gécamines, le Gouvernement devra s’assurer que toute cession d'actifs stratégiques se fasse conformément aux procédures qui protègent l'intérêt public.
Par ailleurs, l'intérêt de la RDC est compromis par la décision de la Gécamines de transférer toutes les participations qu’elle détient dans les entreprises de partenariat à une filiale basée à l’Île Maurice. Cette évolution pourrait considérablement affaiblir les acquis en matière de transparence des contrats et des revenus. Jusque là, la Gécamines s’est montrée réticente pour publier ses contrats et ses recettes ; l'Île Maurice est connue pour ses faibles impôts sur les sociétés et ses exigences limitées en matière de divulgation publique. Les recettes des ventes d'actifs miniers, les bonus de signature et les royalties payés à la nouvelle filiale deviendront plus difficiles à tracer, ce qui pourrait priver le budget de l'Etat des fonds dont il a tant besoin.
Le Centre Carter reste optimiste que les transactions minières et les flux de revenus impliquant les entreprises étatiques se conformeront aux standards de transparence et de redevabilité auxquelles la RDC aspire. Nous continuerons à soutenir votre engagement pour améliorer la bonne gouvernance dans les industries extractives.
Prière d’accepter l’expression de nos meilleurs vœux de succès.
Cordialement,
[Jimmy Carter]
Son Excellence
Augustin Matata Ponyo Mapon
Premier Ministre de la République démocratique du Congo
Kinshasa, République démocratique du Congo
Cc Ministère des Mines
Ministère des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction
Gécamines SARL

lundi 18 novembre 2013

COMPTE-RENDU DE LA HUITIEME REUNION ORDINAIRE DU CONSEIL DES MINISTRES



Présidence     : Président de la République, Chef de l'Etat
Lieu                            : Cité de l'Union Africaine
Date                            : Lundi, 18 novembre 2013
Heure                         : (Début : 11H40’)

Points à l'ordre du jour:

     I.     Points d'informations
  II.     Approbation du relevé des décisions de la seizième réunion extraordinaire du Conseil des ministres du lundi 28 octobre 2013
III.     Examen et adoption des textes

I.         Points d'informations

I.1. Etat du territoire (Ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières)

D’une manière générale, la situation du pays demeure relativement calme, en dépit de quelques cas d’insécurité enregistrés dans la partie Est du Pays. La position du Gouvernement aux pourparlers de Kampala avec la défunte rébellion du M23, le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans les territoires naguère occupés par le M23 et la formation du gouvernement de cohésion nationale annoncé par le Chef de l’Etat ont été signalés comme constituant l’essentiel des préoccupations et commentaires de l’opinion publique nationale.

Le Vice-Ministre de l’Intérieur a fait le point sur le lancement d’une opération de lutte contre le phénomène de criminalité urbaine connu sous l’appellation de Kuluna depuis le 15 novembre courant. Cette opération qui durera trois mois est menée conjointement par la PNC, la Magistrature et les Services de Sécurité et d’Intelligence.

Plusieurs marches de soutien au Chef de l’Etat et aux FARDC pour la victoire contre le M23 ont eu lieu à travers différentes provinces de la RDC.

Dans la province du Katanga, le Ministère de l’Intérieur a signalé la reddition aux FARDC/Manono le 15 novembre  2013, de quelques 800 éléments Maï-Maï du Groupe Gédéon conduits par un certain « Toche ».

Au Nord Kivu, l’attention du Gouvernement a été attirée  sur la présence depuis le 14 novembre 2013 au camp des réfugiés de Kyaka (district de Kasese en Ouganda) de 400 éléments de l’ex-rébellion du M23 en fuite.

D’autres mouvements d’hommes en armes ont été signalés. La vigilance est donc de mise de la part de toutes les couches de la population.

Intervenant à ce sujet, S.E.M. le Président de la République a instruit le Gouvernement de veiller à accorder priorité à la gestion des récents succès militaires enregistrés par notre pays à l’Est. Il a insisté particulièrement sur l’accélération du retour des déplacés internes dans leurs localités d’origine et des réfugiés congolais se trouvant notamment dans les pays voisins conformément aux accords conclus avec lesdits pays voisins et le HCRNU. Il a en outre confirmé ses instructions concernant  la mise en œuvre sans atermoiements du programme Démobilisation, Désarmement et Réinsertion sociale en faveur des membres d’anciens groupes armés qui acceptent de déposer les armes suite à l’ultimatum qui leur a été signifié et méritent, de ce fait de recevoir un accueil digne et correct des autorités nationales congolaises.

Il. Approbation du relevé des décisions du Conseil des Ministres du lundi 28 octobre 2013 (Son Excellence Monsieur le Premier Ministre)

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a présenté le relevé des décisions prises lors de la 16ème réunion extraordinaire du Conseil des Ministres du lundi 28 octobre 2013 à la Cité de l’Union Africaine. Celles ci portent sur les matières suivantes :

1)      Le Conseil des Ministres a approuvé le dossier portant sur la stratégie cadre de la mise en œuvre de la loi N°011 du 13 juillet 2011 relative aux Finances Publiques présenté par M. le Ministre Délégué auprès du Premier Ministre, Chargé des Finances.

2)       Les Projets de Lois ci-après ont été également soumis aux délibérations du Conseil des Ministres. Il s’agit de:
-       Projet de Loi autorisant la ratification par le RDC de la Convention de l’Afrique Centrale pour le Contrôle des Armes et de Petit Calibre, de leurs Munitions et de toutes Pièces et Composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage ;
-       Projet de Loi autorisant l’adhésion de la RDC au Protocole de 2003 à la Convention Internationale de 1992 portant création d’un Fonds International d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures ;
-       Projet de Loi autorisant l’adhésion de la RDC à la Convention Internationale sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par hydrocarbures de soute ;
-       Projet de Loi autorisant l’adhésion de la RDC à la Convention Internationale de 2004 pour le contrôle et la gestion des eaux de Ballast et Sédiments des navires (et ses annexes) ;
-       Projet de Loi autorisant l’adhésion de la RDC au Protocole insérant l’article 83 bis dans la Convention de Chicago, relatif au transfert de certaines fonctions et obligations ;
-       Projet de loi de ratification de l’Accord pour la promotion et la protection mutuelle des investissements signé à New Delhi, en Inde, le 13 avril 2010 entre le Gouvernement de la RDC et le Gouvernement de la République de l’Inde ;
-       Projet de Loi autorisant par la RDC des amendements aux statuts du FMI ;
-       Projet de Loi autorisant la ratification de la Convention de l’Union Africaine sur la Protection et l’Assistance aux Personnes Déplacées en Afrique (Convention de Kampala) ;
-       Projet de loi autorisant la ratification par la RDC de la Convention de l’Union Panafricaine des Postes adoptée le 9 juin 2009 au Caire (Egypte ;
-       Projet de Loi autorisant la ratification par la RDC de la Convention sur les Armes à sous munition ;
-       Projet de Loi autorisant l’adhésion de la RDC à la Convention relative à la Coopération en matière de protection et de mise en valeur du milieu marin et des zones côtières de la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre ainsi qu’à son Protocole relatif à la Coopération en matière de Lutte Contre la Pollution en cas de situation critique ;
-       Projet de Loi autorisant l’adhésion de la RDC à la Convention Internationale de 1973 pour la Prévention de la Pollution par les Navires ;
-       Projet de Loi autorisant l’adhésion de la RDC  au Pacte de Non Agression et de Défense Commune de l’Union Africaine ;
-       Projet de Loi autorisant la Ratification du Protocole de Nagoya sur l’Accès aux Ressources Génétiques et le Partage Juste et Équitable des Avantages découlant de leur utilisation relatif à la Convention sur la Diversité Biologique ;
-       Projet de Loi autorisant l’adhésion de la RDC à la Convention sur la Diversité Biologique ;
-       Projet de Loi autorisant la Ratification par la RDC du Protocole Additionnel de Nagoya – Kuala Lumpur sur la Responsabilité et la Réparation relatif au Protocole de Cartegena sur la prévention des risques biotechnologiques ;
-       Projet de Loi autorisant la ratification par la RDC de la Convention Africaine révisée pour la Conservation de la Nature et des ressources naturelles dites Convention de Maputo adoptée à Maputo (Mozambique) ;
-       Projet de Loi Autorisant l’adhésion de la RDC au Protocole de Cartegena sur la Prévention des Risques biotechnologiques relatif à la diversité biologique ;
-       Projet de Loi autorisant l’Accord entre la BAD, le Fonds Africain de Développement et le Gouvernement de la RDC concernant l’établissement du Bureau régional de la BAD sur le territoire de la RDC ;
-       Projet de Loi autorisant la ratification par la RDC de l’Accord de Coopération économique et Technique signé à Kinshasa le 07 juillet 2011 avec la République de Corée du Sud ;
-       Projet de Loi autorisant l’adhésion de la RDC au statut du Centre International pour le Génie Génétique et la Biotechnologie ;
-       Projet de Loi autorisant l’Accord entre le Gouvernement de la République Portugaise et le Gouvernement de la RDC concernant la Promotion et la Protection réciproque des Investissements ;
-       Projet de Loi relative à la Métrologie légale et à la normalisation en RDC.

Ces projets de Lois ont été adoptés par le Conseil des Ministres et seront transmis au Parlement par les soins de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

3)      07 (sept) Projets de Décret ont été également débattus et approuvés par le Conseil des Ministres. Ils portaient respectivement (i) modification du Décret N° 08/27 du 24 décembre 2008 portant création et statuts d’un Etablissement Public dénommé Fonds National d’Entretien Routier en sigle FONER, (ii) consolidation des perceptions opérées à l’occasion de l’importation et de l’exportation des marchandises, (iii) Règlement général sur la comptabilité publique, (iv) Règlement d’Administration des Comptables Publics, (v) Plan Comptable de l’Etat, (vi) Création du Comité National de Pilotage du Projet de Développement des Pôles de Croissance (PPDC) en sigle, et (vii) Régime fiscal applicable aux Entreprises éligibles au Partenariat stratégique sur les chaines de valeurs.
4)      Le Dossier des Ministres des Transports et Voies de Communication et du Portefeuille concernant le Projet de Création de la nouvelle Compagnie aérienne nationale de la RDC a été renvoyé à la prochaine réunion du Conseil des Ministres pour une bonne coordination avant réexamen.
5)      L’Avant projet de Loi des Finances de l’exercice 2014 a été adopté sous réserve d’y intégrer les réponses aux préoccupations soulevées par les membres du Conseil.
6)      Le Projet de Loi Organique portant organisation et fonctionnement de la Caisse Nationale de Péréquation présenté par le Ministre de l’Intérieur et Décentralisation a été adopté sous réserve d’une harmonisation avec le Ministre du Plan.
7)      Le Projet de Décret portant création du Comité National de la Migration vers la Télévision Numérique Terrestre présenté par Mme la Ministre de la Justice en l’absence du Ministre des Médias a été renvoyé par le Conseil à une réunion ultérieure pour harmonisation avec le Ministre des PT & NTIC.

IV. Examen et adoption d’un texte

IV.1. Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget (01 texte)

1.      « Projet de Loi des Finances de l’exercice 2014 »

Le Vice Premier Ministre, Ministre du Budget a rappelé que sur le plan économique, le Gouvernement poursuit l’objectif de mobiliser les ressources budgétaires substantielles en vue de réaliser la vision de l’émergence du Congo à l’horizon 2030 et, à court terme, celle d’un pays à revenu intermédiaire d’ici 2018. Pour ce faire, au cours de l’année budgétaire 2014, le Gouvernement s’emploiera à certifier nos réserves minières et en hydrocarbures et au désenclavement des provinces, à l’électrification du monde rural, à l’équipement et au renforcement des PME en vue de la création d’une classe moyenne, à la réhabilitation des centres et instituts de recherche, de même qu’à la relance de la recherche agricole et forestière.
Les principaux indicateurs macroéconomiques qui sous-tendent les prévisions budgétaires de l’exercice 2014 se déclinent comme suit :

-       Taux de croissance du PIB : 8,7%
-       Déflateur du PIB : 2,2%
-       Taux d’inflation moyen : 3,9%
-       Taux d’inflation fin période : 3,7%
-       Taux de change moyen : 927,97 FC/USD
-       Taux de change fin période : 932,26 FC/USD
-       PIB nominal (en milliards de FC) : 21.828,2

Le budget du pouvoir central de l’exercice 2014 est présenté en équilibre, en recettes et en dépenses à 7.611,8 milliards de FC, équivalant à 34,9% du PIB. Comparé au budget de l’exercice 2013 arrêté à 7.259,1 milliards de FC, il se dégage un taux d’accroissement de 4,9%.

Il comprend le budget général, les budgets annexes et les comptes spéciaux. Le budget général se chiffre à 6.787,4 milliards de FC (89,2% du total du budget), les budgets annexes à 516,4 milliards (6,8%) et les comptes spéciaux  à 307,9 milliards de FC (4,0%).

Les recettes internes, essentiellement courantes sont de l’ordre de 4.818,8 milliards de FC et les recettes extérieures fixées à 1.968,6 milliards de FC.
Les recettes extérieures représentent 25,9% des recettes totales, 9,0% du PIB et un taux d’accroissement de 7,4% comparativement à celles prévues en 2013 arrêtées à 1.833,3 milliards de FC. Elles comprennent les recettes d’appuis budgétaires de l’ordre de 197,4 milliards de FC et celles de financement des investissements d’un montant de 1.771,2 milliards de FC.

Quant aux dépenses du budget général, elles sont ventilées par nature économique de la manière suivante :
-       Dette publique en capital : 258,4 milliards de FC, soit 3,8% des dépenses du budget général et un taux de régression de 43,7% par rapport à son niveau de l’exercice 2013 situé à 458,6 milliards de FC ;
-       Frais financiers : 110,7 milliards de FC, soit 1,6% des dépenses du budget général et un taux de régression de 28,0% par rapport au crédit voté de l’exercice 2013 fixé à 153,7 milliards de FC ;
-       Dépenses de personnel : 1.748,3 milliards de FC, soit 25,8% des dépenses du budget général et un taux d’accroissement de 17,9% par rapport à leur niveau de l’exercice 2013 situé à 1.482,8 milliards de FC ;
-       Biens et matériels : 194,9 milliards de FC, soit 2,9% des dépenses du budget général et un taux de régression de 4,3% par rapport à l’enveloppe retenue en 2013 de l’ordre de 203,8 milliards de FC ;
-       Dépenses de prestations : 442,8 milliards de FC soit 6,5% des dépenses et un taux d’accroissement de 37,3% ;
-       Transferts et interventions de l’Etat : 1.191,2 milliards de FC soit 17,6% des dépenses et une régression de 3 ?9% par rapport à 2013 ;
-       Equipements : 1.648,3 milliards de FC soit 24,3% des dépenses et un taux d’accroissement de 7,8% par rapport à 2013 ;
-       Construction, réfection, réhabilitation, addition d’ouvrage et d’édifice, acquisition immobilière : 1.192,7 milliards de FC soit 17,6% des dépenses et un taux d’accroissement de 14,2 % par rapport à l’enveloppe de 2013.

Commencée à 11heures 40’, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin vers 14 heures.
Lambert MENDE OMALANGA
Ministre des Médias, chargé des Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté
Porte-parole du Gouvernement