La Voix des Sans Voix pour les droits de l'Homme (VSV) dénonce et condamne avec la dernière énergie l’arrestation de huit militants du Mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) dont Chadrac Mambeya, le jeudi 18 décembre 2025, vers 10 heures, à Matadi dans la province du Kongo Central sur un ordre qui aurait été donné par le Maire de la ville.
Selon les informations parvenues à la VSV, les huit militants de la LUCHA/Matadi dont une femme ont été arrêtés par des éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) pendant qu’ils se rendaient devant le bureau du Gouverneur de province du Kongo Central pour y organiser un sit in en vue de dénoncer l'incapacité du maire de la ville et du commandant urbain de la police nationale congolaise à trouver des solutions aux problèmes sécuritaires dans la ville.
La VSV pense qu’il appartient à chaque congolaise et à chaque congolais de s’exprimer sur des sujets d’intérêt national et ici provincial lorsque les choses ne semblent pas marcher ou ne marchent pas. La marche ou le sit in font partie des voies par lesquelles la population peut s’exprimer pacifiquement. La Constitution de la RD Congo garantit en son article 26 la liberté de manifester en RD Congo et a instauré à cet effet un régime d’information de l’autorité compétente.
Des informations inquiétantes parvenues à la VSV font état d’une volonté des autorités provinciales notamment le parquet de Grande Instance de Matadi de juger les militants pro-démocratie en procédure de flagrance après leur audition car il leur serait reproché la rébellion. La VSV pense que cette démarche pourrait ternir l’image de la RD Congo et serait contreproductive en matière de l’exercice des libertés publiques.
La VSV attire l’attention des autorités congolaises sur le fait que la situation de crise sécuritaire que traverse la partie Est de la RD Congo ne peut nullement justifier la confiscation des libertés fondamentales ou mieux la tendance à la restriction de l’espace civique sous divers prétextes.
La VSV saisit cette occasion pour demander aux autorités provinciales de revenir sur certaines décisions prises en vue de restreindre l’espace civique notamment la décision du 19 novembre 2025 de Monsieur le Vice-Gouverneur de la province du Kongo Central portant suspension des marches de soutien et sit in sur toute l’étendue de la ville de Matadi suite aux difficultés logistiques de la PNC du Kongo Central ainsi que le message officiel du 12 décembre 2025 du Gouverneur allant dans le même sens. A ce sujet, la VSV demande au gouvernement congolais d’accorder les moyens logistiques nécessaires à la province pour mettre fin aux menaces contre l’exercice des libertés fondamentales.
Somme toute, la VSV exige la libération immédiate et sans conditions de huit militants pro-démocratie de la LUCHA/Matadi arrêtés pour avoir joui de leur droit de manifester pacifiquement pourtant garanti par la Constitution de la RD Congo ainsi que les instruments juridiques régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme. VSV dénonce le déploiement impressionnant des éléments de la police autour de la résidence de Kabund
La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) dénonce le déploiement impressionnant et disproportionné, lundi 15 décembre 2025 sur ordre des autorités congolaises, des éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) dans les différents points stratégiques de la ville de Kinshasa en général, particulièrement au niveau de l’Echangeur de Limete ainsi qu’autour de la résidence de l’opposant politique Jean Marc Kabund-à-Kabund, Président national du parti politique Action pour le Changement (A.Ch) située au quartier Kingabwa à Kinshasa-Limete.
Cet important déploiement avait pour objectif d’empêcher l’organisation de la marche pacifique programmée le même jour par la formation politique de Jean Marc Kabund-à-Kabund dans le but d’inviter le pouvoir en place à organiser un dialogue global et inclusif pour parvenir à un véritable rétablissement de la paix et au rétablissement de la cohésion nationale en RD Congo.
Selon les informations parvenues à la VSV, nombreux militants et sympathisants de l’Action pour le Changement ont été soumis à cette occasion à un traitement inhumain et dégradant de la part des éléments de la PNC. Ils ont été arrêtés, bastonnés et placés en détention ou encore blessés. C’est le cas entre autres de Douglas non autrement identifié qui s’en serait sorti avec des graves blessures à la tête.
En plus, les responsables, militants et sympathisants de l’A.Ch font toujours l’objet des menaces de la part des services de sécurité jusqu’à ce jour, à telle enseigne qu’ils se sentent en insécurité. Il sied de noter en outre que cette marche pacifique a ainsi été étouffée par la police malgré le fait que ses initiateurs aient saisi par écrit dans les délais le Gouverneur de la Ville province de Kinshasa à ce sujet conformément à la Constitution de la RD Congo qui impose un régime d’information en matière de manifestation pacifique.
Pour la VSV, les autorités provinciales en particulier et celles nationales en général auraient dû laisser Le parti politique de l’opposition organiser sa marche pacifique programmée lundi 15 décembre 2025 sous l’encadrement de la police, au lieu de l’étouffer dans la violence, ce qui risque de ternir l’image du pays et même celle du Président de la République sur le plan régional et international concernant le respect des libertés fondamentales.
En
guise de prévention et pour éviter que pareilles situations ne se reproduisent
encore dans l’avenir, la VSV invite le gouvernement à respecter et faire
respecter la liberté de manifester en RD Congo et en cas des raisons fondées
pour empêcher une manifestation, de dialoguer avec les organisateurs pour fixer
une autre date ; de diligenter une enquête indépendante sur les sévices
corporels et autres traitements inhumains infligés injustement aux manifestants
pacifiques ; de prendre en charge les soins médicaux des blessés internés
dans des institutions sanitaires de Kinshasa ; d'ordonner la libération
pure et simple des membres de l’ACh encore en détention.
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