Par Yannick Kingengo
A Kongo Central, une tendance pernicieuse s’impose : l’altération de l’identité des acteurs politiques critiques et de certaines voix dissonantes. Devenue arme de diversion, elle détourne l’attention des scandales de gouvernance et fragilise ceux qui incarnent compétence et intégrité. Elle ne résout rien, mais masque l’incapacité et l’incompétence des dirigeants, érigeant la médiocratie en stratégie.
L’incapacité mise à nu
Bilolo, diplômé en droit économique, incarne une contradiction flagrante. Son mutisme politique et sa communication défaillante révèlent une gouvernance sans souffle. Même ses lectures préparées sont entachées de fautes, ternissant l’image d’une province jadis prestigieuse. La falsification identitaire n’est qu’un écran de fumée pour dissimuler cette incapacité persistante.
L’incompétence confirmée
La gestion du gouverneur se traduit par un chaos financier : détournement présumé de 13 millions de dollars, chantiers à l’arrêt, endettement lourd, retards de paiement. Le réquisitoire du procureur près la Cour de cassation rappelle que l’impunité ne peut fonder la gouvernance publique.
Détruire les meilleurs
Pour discréditer les dignes fils de la province, Bilolo orchestre la falsification des identités, accusant ses contradicteurs de nationalités étrangères ou de collusion avec les rebelles. Une stratégie qui détourne l’attention des vrais enjeux et transforme les meilleurs en boucs émissaires.
Les principaux boucs émissaires
* André Wameso : technocrate au parcours élogieux, fierté du Kongo Central.
* Floribert Mbatshi : icône vivante, actif politique et gestionnaire incontestable.
* Guy Bandu : manager éprouvé, initiateur des recettes pétrolières aujourd’hui accaparées par le clan Bilolo.
Halte à la médiocratie
L’intelligentsia du Kongo Central ne se laisse pas intimider par cette stratégie ignoble. Une dynamique vertueuse s’installe pour que l’avenir ne soit plus confié à la pègre. Le changement s’opère dans le calme, porté par la force tranquille d’un peuple déterminé. C’est l’expression du soft power.
Conclusion
Au Kongo Central, la falsification identitaire incarne une dérive inquiétante : la gouvernance par le mensonge. Elle repose sur une stratégie de bouc émissaire, où les dirigeants actuels cherchent à attribuer la responsabilité de leur fiasco à ceux qui incarnent compétence et intégrité, en général, et plus particulièrement au gouvernement sortant. Guy Bandu continue de hanter leurs nuits. L’heure de la vérité politique et judiciaire a sonné, et déjà se profile la renaissance d’une communauté entière.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire