Le
Consortium SOCIPO-Africa, CNSSK-CCNU et APEP, agissant dans le cadre du Pacte
Uzalendo, a adressé un mémorandum au président de la République, Félix-Antoine
Tshisekedi. Le document, également transmis à plusieurs institutions nationales
et partenaires internationaux, exprime un rejet catégorique de tout nouveau
dialogue politique national, au profit d'une réponse judiciaire face aux crimes
commis dans l'est de la République Démocratique du Congo.
Les
signataires, qui se présentent comme les porte-voix des populations d'Uvira,
Fizi, Mwenga et Shabunda, estiment que les habitants de ces territoires
subissent depuis près de trente ans les conséquences de la guerre d'agression
attribuée au Rwanda.
Les
précédents processus de paix jugés inefficaces
Dans
leur mémorandum, les organisations rappellent les différents processus de paix
et dialogues organisés depuis 1996, notamment les accords de Lusaka, Sun City,
Nairobi et Luanda. Selon elles, ces initiatives n'ont pas permis de mettre fin
aux violences ni d'assurer la sécurité des populations.
Le
consortium affirme que ces mécanismes ont favorisé l'instabilité, les
infiltrations et la poursuite du conflit, tout en dénonçant le lourd bilan
humain et humanitaire enregistré au cours des trois dernières décennies.
Un
appel à rejeter tout nouveau dialogue
Les
auteurs du document demandent au chef de l'État de ne pas engager la RDC dans
un nouveau processus de dialogue ou de négociation. Ils l'exhortent à maintenir
une ligne de fermeté afin de mettre un terme définitif à la guerre et de placer
les intérêts supérieurs du pays au-dessus de toute autre considération.
Selon
eux, le contexte international actuel offre une occasion favorable pour
défendre les intérêts de la RDC sans recourir à de nouvelles concertations
politiques.
Plaidoyer
pour un tribunal pénal international
Au-delà
du rejet du dialogue, le consortium réclame la mise en place d'un Tribunal
pénal international pour la RDC (TPI-RDC) afin que les auteurs présumés des
crimes commis dans l'est du pays répondent de leurs actes devant la justice.
Le
mémorandum conclut en réaffirmant le soutien des organisations au président
Félix-Antoine Tshisekedi, tout en estimant que les Congolais attendent
désormais davantage une réponse judiciaire qu'un nouveau processus de dialogue
politique.
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