Mathieu
Kongolo, cadre du Mouvement des Progressistes Congolais Républicains (MPCR),
réagit aux récentes déclarations attribuées à Bolenge Tenge, secrétaire général
du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, concernant la
distinction entre les « vrais » et les « faux » opposants.
Dans
une tribune, il estime qu'aucun acteur politique ne peut s'arroger le droit de
définir à lui seul la légitimité de l'opposition en République Démocratique du
Congo.
Une
mise en garde contre « les certificats d'opposition »
Selon
Mathieu Kongolo, l'opposition congolaise est le résultat de plusieurs décennies
de lutte menées par des femmes et des hommes ayant connu la prison, l'exil, les
intimidations ou encore les persécutions pour défendre la démocratie.
Il
considère que cette histoire ne peut être résumée ou appropriée par un parti
politique ou un de ses dirigeants.
L'auteur
rappelle également que les membres de la plateforme « Sauvons la RDC » ont
participé à différentes actions de l'opposition, notamment la marche de la
Coalition Article 64 (C64), affirmant que leur engagement repose sur la défense
de la démocratie et de l'État de droit.
Un
appel au respect des parcours politiques
Mathieu
Kongolo estime que la contradiction fait partie du débat démocratique, mais
juge inappropriée toute tentative de remettre en cause le parcours d'autres
acteurs de l'opposition.
Il
soutient que la crédibilité politique se construit à travers la constance, le
courage, la cohérence et la capacité à fédérer, plutôt qu'à travers les
fonctions occupées au sein d'un parti.
Privilégier
l'unité face aux défis nationaux
Face
aux défis sécuritaires, économiques et institutionnels auxquels est confrontée
la RDC, le cadre du MPCR appelle les forces de l'opposition à privilégier le
rassemblement plutôt que les divisions internes.
Selon
le cadre du parti de Jean-Claude Vuemba, les Congolais attendent une opposition
capable de proposer une alternative crédible et de défendre les intérêts du
pays.
En
conclusion, Mathieu Kongolo affirme que la lutte pour la démocratie appartient
au peuple congolais et non à une personnalité ou à une formation politique
particulière, plaidant pour un climat politique fondé sur le respect mutuel et
l'unité.
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