dimanche 26 juillet 2026

RDC : un opposant contre un opposant sur l'opposition

Mathieu Kongolo, cadre du Mouvement des Progressistes Congolais Républicains (MPCR), réagit aux récentes déclarations attribuées à Bolenge Tenge, secrétaire général du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, concernant la distinction entre les « vrais » et les « faux » opposants.

Dans une tribune, il estime qu'aucun acteur politique ne peut s'arroger le droit de définir à lui seul la légitimité de l'opposition en République Démocratique du Congo.

Une mise en garde contre « les certificats d'opposition »

Selon Mathieu Kongolo, l'opposition congolaise est le résultat de plusieurs décennies de lutte menées par des femmes et des hommes ayant connu la prison, l'exil, les intimidations ou encore les persécutions pour défendre la démocratie.

Il considère que cette histoire ne peut être résumée ou appropriée par un parti politique ou un de ses dirigeants.

L'auteur rappelle également que les membres de la plateforme « Sauvons la RDC » ont participé à différentes actions de l'opposition, notamment la marche de la Coalition Article 64 (C64), affirmant que leur engagement repose sur la défense de la démocratie et de l'État de droit.

Un appel au respect des parcours politiques

Mathieu Kongolo estime que la contradiction fait partie du débat démocratique, mais juge inappropriée toute tentative de remettre en cause le parcours d'autres acteurs de l'opposition.

Il soutient que la crédibilité politique se construit à travers la constance, le courage, la cohérence et la capacité à fédérer, plutôt qu'à travers les fonctions occupées au sein d'un parti.

Privilégier l'unité face aux défis nationaux

Face aux défis sécuritaires, économiques et institutionnels auxquels est confrontée la RDC, le cadre du MPCR appelle les forces de l'opposition à privilégier le rassemblement plutôt que les divisions internes.

Selon le cadre du parti de Jean-Claude Vuemba, les Congolais attendent une opposition capable de proposer une alternative crédible et de défendre les intérêts du pays.

En conclusion, Mathieu Kongolo affirme que la lutte pour la démocratie appartient au peuple congolais et non à une personnalité ou à une formation politique particulière, plaidant pour un climat politique fondé sur le respect mutuel et l'unité.


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